‹ Manuel de séméiologie techniqueChapitre 38 sur 172 · CHINE · texte numérisé non relu

CHINE

Mesures DE longueur actuelles

10 fen = 1 tsun 0 m. 035.

10 tsun = 4 chLh = 0 m. 358.

10 chih =r 1 (chang = 3 m. 581.

Le li vaut 1/3 do mille anglais.

10 li = 3 milles anglais, environ = 4 kil. 827. La terre se mesure par le mau ou acre = 2/13 de l'acre anglais.

Description des instruments. — L'instrument de mensuration mis à la disposition de la clinique médicale ou chirurgicale est toujours le mètre ou ses divisions, mais se présentant sous des formes différentes.

Tantôt, en effet, les mesures, telles que nous les livre l'industrie, suffisent: le double-mètre et les rubans métriques sont de ce nombre ; et d'autres fois, au contraire, les mesures ne pouvant se prêter à l'exigence de la clinique, nous avons dû en inventer d'autres, en leur donnant une forme en rapport avec leur destination : l'hystéroraètre, le compas d'épaisseur représentent ces dernières.

Je les passerai successivement en revue :

Double-mètre articulé. — C'est un instrument des plus commodes, fournissant toujours un mèÉre étalon d'une exactitude suffisante. Il se compose de doubles-déci-

mètres articulés et maintenus fixes, une fois ouverts, par un ressort des plus simples. La graduation est portée sur les deux faces en commençant par les bouts opposés, elle premier décimètre de chaque extrémité est divisé en millimètres. C'est le double-mètre admis par la Société d'anthropologie.

Le mètre articulé, d'un usage si fréquent dans l'industrie, ne pourrait le remplacer. Souvent, en effet, Ton doit mesurer des distances qui dépassent le mètre, et l'enverra bientôt que toutes les mensurations anatomiques doivent être faites en un seul temps.

Equerre. — L'usage du mètre articulé, comporte souvent celui d'un autre instrument, celui de l'équerre, composé seulement de deux pièces de bois fixées exactement à angle droit et maintenues en place par une traverse qui leur sert d'hypoténuse. Si l'équerre manquait, elle pourrait être facilement remplacée par toute planche ou autre objet exactement carré ou rectangulaire.

Rubans métriques. — A côté du double-mètre articulé, et d'un usage plus fréquent encore, se placent les rubans métriques. On en trouve en cuir, en soie et en fil. Ces derniers, les plus simples, sont les meilleurs : c'est là l'opinion de tous ceux qui s'en sont servi.

Le ruban métrique peut être libre ou enroulé dans une bobine. C'est là une différence sans importance ; seule, la nature du tissu a la sienne.

Leur longueur varie de 1 mètre à 1 m. SO. Ces derniers sont préférables. L'inconvénient des rubans est de s'étirer par l'usage, et surtout de le faire d'une manière inégale. La première moitié servant plus souvent que l'autre, il faut peu de temps pour que surtout ceux en soie et en cuir perdent leur exactitude ; et c'est en cela que ceux en

DESCRIPTION DES INSTRUMENÎS 45 fil valent mieux. Aussi, est-il important de ne jamais exercer de traction quand on s'en sert; il faut se contenter de les tendre. L'habitude donne rapidement la notion de l'effort qu'il convient de faire.

Mais, comme quelque soin que l'on mette dans leur maniement, ils finissent toujours par s'allonger; il est indispensable, quand nous voulons procéder à une mensuration, de vérifier l'exactitude de notre instrument. Le procédé le plus simple est de porter le ruban métrique sur le double-mètre articulé^ et de voir si toutes les divisions correspondent. Si le mètre articulé manquait, je conseillerais le moyen suivant qui donnerait une garantie suffisante pour les besoins de la clinique. Ce serait de plier le mètre en deux, au niveau du bO" centimètre, par exemple, et de voir si les divisions de la première moitié correspondent àcelles de la seconde.

Compas d'épaisseur. — Ses dimensions et même ses formes peuvent varier, mais son principe reste le même. Les deux instruments précédents servent à mesurer les dislances rectilignes, ou les circonférences, mais ne sauraient servir pour évaluer les diamètres.

C'est là le but du com- Fi&> 3. — Compas d'épaisseur.

46 MENSURATIONS pas d'épaisseur. Comme on le voit (flg. 3), il se compose de deux branches courbes, arliculées d'un côlé, terminées par des boutons mousses de lautre, et traversées à une certaine distance par u/ie lame de graduation qui, pour la commodité du transport, a été rendue mobile.

Fis. 4. — Le compas glissière ou parallèle.

C'est là l'instrument adopté par la Société d'anthropologie de Paris ; et qui, depuis quelques années, est accepté par tous les cliniciens.

Le compas glissière ou parallèle sert plus rarement. Ses pointes effilées, et surtout sa forme, effrayent un peu Jes malades. Mais il est indispensable pour certaines

études d'ostéologie.. Les pointes fines pénétrent facilement au fond d'une cavité, d'une fossette, et ses grosses brandies, mieux que tout autre instrument, grâce à leur parallélisme, peuvent donner exactement le diamètre, par exemple, d^un os long.

Ce sont là des instruments dont l'application est générale. Tous peuvent, en effet, servir pour mesurer plusieurs parties du corps, tête, tronc et membres.

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