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CHAPITRE VI

MENSURATIONS (suite)

Sommaire : Applications; — Taille; — Hauteurs verticales; — Tête; — Périmètre thoraciquo; — Périmètre abdominal; — Membres; — Conclusions générales sur les mensurations.

Applications. — Je m'occuperai successivement de la mensuration : !<> de la taille; 2° des hauteurs verticales; 3° de la iête;i° du tronc; 3° des membres.

I. Taille. — Le plus souvent, elle est prise avec la toise; mais, même cet instrument faisant défaut, on peut facilement l'obtenir, et d'une manière très exacte, à l'aide du double-mètre articulé et de l'équerre. Le sujet est placé le dos appliqué contre un mur, et le regard dirigé droit devant lui. L'équerre étant d'abord placée au-dessus de sa tête, un des côtés suit le mur et descend jusqu'à ce que l'autre rencontre le vertex. Le mèlre articulé, placé entre les jambes du sujet, tenu bien droit, et aussi près que possible de lui, donne alors la hauteur.

Une des causes d'erreur les plus fréquentes est que, vu la position de la tête du sujet, le vertex ne correspond pas au point le plus élevé. Pour s'en assurer, on fait faire à la tête du sujet quelques mouvements verticaux, jusqu'à ce que l'on ait obtenu la hauteur maximum.

La taille moyenne, eu France, est environ de l m. 6o.

APPLICATIOiNS 4)

D'après les recherches faites sur ce sujet, elle' atteindrait h> maximum entre 23 à 30 ans, resterait slationnaire pendant '6 à 10 ans et diminuerait ensuite. Quetelet pense que cette diminution ne commencerait guère avant 50 ans ; mais j'ai pu me convaincre que souvent la taille des militaires de 40 ans était déjà au-dessous de celle qu'ils avaient à 20 ans, ce qui indique une diminution assez notable, puisque nous savons que la taille a continué à augmenter après 20 ans.

D'après Quetelet :

l'enfant en naissant a 0 m. 50

• — à 5 ans 1 00

— à lo ans 1 50

à 19 ans l'homme gagnerait encore 1.9 millimètres.

La femme est plus petite que l'homme de 12 centimètres, soit le 7 "/o de la taille de l'homme.

Les tailles au-dessus de 2 mètres sont très rares : l'armée américaine, sur plus d'un million d'hommes, n'en comptait que cinq qui eussent plus de 2 m. 03.

Pour les tailles inférieures, il est difficile de fixer un minimum. On ne sait pas, en effet, on faire commencer .les cas tératologiques.

Les tailles ont été divisées par les anthropologistes en :

tailles hautes au-dessus de lm.70

tailles moyennes de 1 65

— au-dessous de l,i moyenne de 1 60

— petites au-dessous de 1 60

II. Hauteurs verticales. — C'est par le même procédé, c'est-à-dire par l'équerre et le mètre articulé, que l'on obtient de la manière la plus exacte certaines hauteurs verticales, telles que celles des épaules, des épines ihaques

anléro-supérieures dans certains cas de coxalgie ou de fracture ancienne du fémur, etc.

L'équerre descend le long du mur jusqu'au niveau du point de repère, et le mètre donne la hauteur. Les mêmes dimensions prises des deux côtés donnent les différences. II est bien entendu que ces dernières dimensions ne peuvent être ainsi prises que quand le sujet peut se tenir facilement debout. Dans le cas contraire, ce sont les rubans métriques, comme nous le verrons en parlant des membres, qui sont utilisés le plus avantageusement.

III. Tête. — La clinique s'occupe rarement des dimensions de la tête de l'adulte. Cependant, il me paraît indispensable qu'un médecin sache prendre quelques-unes des mesures qui servent le plus souvent à l'anthropologie; ce sont : la eireonférenee horizontale totale et Vindiee ■eéphalique.

La circonférence horizontale totale est prise avec un iruban métrique; elle est représentée par la plus grande circonférence de la tête, tangentant les sourcils en avant, et passant en arrière sur le point le plus éloigné.

L'indice eéphalique est le rapport du diamètre transversal maximum au diamètre antéro-postér leur maximum. Ces deux diamètres se prennent avec le compas d'épaisseur.

Le premier est obtenu en cherchant, par une série de tâtonnements, le plus grand écart des branches du compas; on le trouve généralement un peu au-dessus des ■oreilles et en arrière.

Il est important de s'assurer que l'on prend bien un diamètre directement transversal et non un diamètre oblique. Pour cela, il faut que l'axe du compas se confonde avec l'axe antéro-postérieur, ou autrement dit la ligne médiane

de la tête; et que le plan qui passe par les deux branches du compas soit dans tous les sens perpendiculaire à la verticale.

Il en est de même pour le diamètre antéro-postérieur maximum. Mais, de plus, nous avons ici un point fixe, c'est la glabelle, c'est-à-dire le point, saillie ou dépression située entre les deux crêtes sourcilières.

Une des branches du compas d'épaisseur étant fixée sur ce point, l'autre cherche en arrière le point qui donne le plus grand écart des branches, et c'est la distance ainsi obtenue qui est le diamèire cherché.

Ces deux diamètres obtenus, l'indice céphalique se calcule en multipliant le transversal maximum par 100 et en divisant le produit par l'antéro-postérieur maximum, ce

A ces indications, je dois ajouter qu'il est bon d'exercer une certaine pression avec les branches du compas, mais insuffisante toutefois soit pour mettre en jeu leur élasticité, soit pour imprimer une marque sur le cuir chevelu; et ensuite que si l'on voulait, des dimensions trouvées sur le vivant, arriver à celles du squelette, il faudrait retrancher une unité et demie à l'indice du vivant. Si ce dernier était 78, par exemple, celui du squelette devrait être considéré comme égal à 76, S.

Les indices céphaliques ont été répartis de la manière suivante, par Broca :

Dolicocéphales 7S et au dessous,

Sous-dolicocéphales 75,01 à 77,77.

qui nous donne comme formule:

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