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IV. Périmètre thoracique. — Gomme on le verra

dans un des chapitres suivants, je ne crois pas que le procédé du périmèlre Ihoracique puisse donner des résultais offrant des garanties. Ce que l'on veut connaître, en effet, quand on prend ]e périmètre, c'est la section Ihoracique; et quand nous mesurons un périmètre, il est entendu dans notre pensée qu'à un périmètre plus grand correspond une section Ihoracique plus grande. Or, comme je le démontrerai dans la suite, cette conclusion n'est nullement forcée ; et les rapports entre la section et le périmètre, non seulement ne sont pas toujours proportionnels, mais ils peuvent même augmenter ou diminuer en sens inverse.

Cependant, comme le procédé du périmètre Ihoracique est souvent employé ; et qu'il est même réglementaire pour l'examen des recrues, je vais le présenter avec quelques détails, sauf à le discuter plus tard, en parlant des procédés d'examen de la cage Ihoracique.

Le périmètre Ihoracique se prend avec le ruban métrique. Nous verrons plus tard que dans certains cas donnés, on le prend aussi avec des instruments spéciaux qui ont reçu le nom de cyrtomètre et de stéthographe ; je me réserve d'en parler en traitant de la technique des maladies du système respiratoire.

Chez l'homme sain, on prend le périmètre Ihoracique pour apprécier la capacité vitale. C'est une mensuration qui a pris de l'importance depuis qu'elle a? été acceptée par les conseils de revision comme .un moyen de reconnaître les bonnes constitutions. Toute recrue des deux armées doit avoir pour périmètre une longueur qui dépasse la demi-taille de li millimètres. Ce périmètre doit être pris au niveau des mamelons. Si la recrue a un périmètre inférieur, elle "est ajournée; et il est rare qu'après un an, ou à la rigueur deux ans, elle ne remplisse

pas cette condition. C'est là la loi appliLjuéc aux conscrits de 20 ans. Mais je pense qu'on ne saurait l'appliquer avec équité aux jeunes gens qui s'engagent, par exemple, à 18 ans. Il y aurait donc lieu de fixer un minimum pour chaque année, à partir du moment où les engagements volontaires sont autorisés.

C'est là une première lacune de la loi, et surtout en ce qui concerne la marine, qui reçoit beaucoup de jeunes gens au-dessous de 20 ans. Mais ce n'est pas la seule. L'instruction dit bien qu'il faut prendre le périmètre au niveau des mamelons, mais elle a oublié de dire dans quelle position il faut poser les bras. Or, c'est là une indication importante

Voici comment je conseille de pi^océder : le plein du ruban métrique est passé derrière le dos pendant que la recrue élève les bras, et les deux bouts du mètre sont ramenés en avant. Celui qui porte les premières divisions est fixé sur la poitrine et l'autre appliqué par dessus. La recrue laisse alors tomber les bras, et elle est invitée à respirer comme d'ordinaire. C'est la moyenne entre le périmètre de l'inspiration et celui de l'expiration qui représente le chiffre que l'on cherche. C'est celui qui doit dépasser la demi-taille de 14 millimètres.

Telle est la manière de procéder chez l'homme sain et

' Le vœu que j'exprime ici a été exprimé déjà depuis longtemps par les conseils de revision. Aucun des procédés en présence n'est à l'abri de quelque reproche, et je ne crois pas qu'on en trouve qui les évite tous. Il faut donc se décider à en adopter un, peu importe lequel, le plus mauvais valant encore mieux que l'incertitude dans laquelle on se tiouve maintenant ; le manque d'un procédé unilbrrae, en elTet, peut conduire à ce qu'un môme sujet soit trouvé ins iMiian: par ut; conseil, quand un autre ."auriiU trouvé suffisjr... C'est là, on en couvieni, au point de vue ce la loi, le plus grand des inconvénients, et qu'il faut éviter à toulpri.'t.

■5* MENSURATIONS ■chez le malade, quand on veut ne connaître que le périmètre de la poitrine. Mais le plus souvent, ce n'est pas le périmètre total qu'il nous importe de connaître, mais bien le périmètre des deux hémi-thorax pris séparément.

Dans ces cas, deux traits verticaux de crayon dermographique sont marqués au préalable sur les lignes médianes antérieure et postérieure, à la hauteur du point •où doit porter la mensuration. Puis pJaçant exactement la première division du mètre sur le trait sternal, on le fait passer à la partie postérieure de la poitrine, et on le ramène en avant de manière à revenir au point de départ. C'est dans la position du repos naturel que cette mensuiralion totale doit être prise. Le mètre étant maintenu en place par une main, on regarde en arrière quelle est la division du mètre qui correspond au trait dorsal. La •dimension de l'hémi-thorax qui est parcouru par la première portion du mètre est ainsi obtenue directement, et •celle du second en faisant la différence entre le périmètre total et le périmètre du premier.

Plusieurs précautions sont à prendre. La première c'est ■de placer le ruban métrique bien horizontal ; la seconde, •de s'assurer qu'il n'est pas tendu plus d'un côté que de l'autre, ce qui arrive souvent lorsque la peau est couverte de sueur, de corps gras, de vésicatoires, etc. ; enfin il ■arrive aussi souvent que les arcs costaux fortement courbés 'laissent la colonne vertébrale dans un creux au niveau duquel le ruban métrique ne s'applique pas. Il vaut mieux alors consentir à ce défaut d'exactitude, que de chercher à •suivre exactement la courbe de la poitrine. On ne ferait qu'augmenter l'erreur.

Quelque simple que paraisse ce procédé, il n'est pas toujours d'une application facile. Aussi est-ce rare que du premier coup on ait pris toutes les précautions, et

faut-il y regarder avec soin pour être sûr de son résullat.

La capacité pulmonaire croissant avec la taille, il est nécessaire d'en tenir compte. Dans le tableau suivant ^ la première colonne donne la circonférence absolue, et la seconde, la même circonférence rapportée à la taille = 100.

NOSBRE il'obsemtiojs

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