‹ Manuel de séméiologie techniqueChapitre 42 sur 172 · CENTIMÈTRES CE.NTIM. CUBES · texte numérisé non relu

CENTIMÈTRES CE.NTIM. CUBES

9271 soldats américains 6,9 44,3

il92 nègres 44 26,4

719 mulâtres 4,0 20,7

508 indiens iroquois 4,6 30,0

V, Périmètre abdominal. — En clinique, un des périmètres que l'on prend le plus souvent, après le périmètre thoracique, est le périmèire abdominal. Il est d'un usage constant toutes les fois, par exemple, que l'on veut suivre la marche d'une ascite.

Ce périmètre se mesure avec le ruban métrique, et, autant que possible le malade étant placé dans le décubitus dorsal, le tronc étant relevé le moins possible.

Ce périmètre a son lieu d'élection au niveau de l'ombilic; mais on peut le prendre partout ailleurs.

L'ombilic a ce grand avantage de donner un point invariable qu'il sera toujours facile de retrouver dans les mensuralions suivantes. Mais, assez souvent, ce n'est pas à son niveau que se trouve le périmètre maximum, et c'est ce dernier qui intéresse le plus le clinicien. 11 faut alors, pour la première fois, lorsque l'on a trouvé ce périmètre maximum, déterminer à quelle hauteur il passe soit au-dessus, soit au-dessous de l'ombilic, et le consigner dans l'observation.

Je reviens sur la nécessité de placer le malade dans la situation horizontale, ou tout au moins dans la même situation qu'il occupait lors des mensurations précédentes.

APPLICATIONS f)7

Vu la grande élasticité de la paroi abdominale, en eiïet, une différence dans la situation se traduirait par dos différences assez sensibles dans le périmètre pour effacer celles qui sont ducs à l'évolution de l'affection.

Il est également important de tenir compte des heures de repas. Le moment qui convient le mieux est celui qui sépare le premier déjeuner du second. .

Enfin, il faut également se préoccuper delà respiration. Certains sujets, à partir du moment oiî commence la mensuration, cessent de respirer; or, ce moment d'arrêt peut se produire, soit à la fin de l'expiration, soit à la fin de rinspiration; ce qui donne des différences sensibles. Il faut donc engager le sujet à respirer comme d'ordinaire, et à prendre, comme pour le périmètre thoracique, une dimension intermédiaire aux deux,

VI. Mensuration des membres. — Ces mensurations sont prises d'une manière à peu près constante sur des sujets couchés et avec le ruban métrique. Dans les cas exceptionnels, où le sujet sera debout, il faut préférer au ruban métrique le mètre articulé aidé de l'équerre.

Sur le vivant, on ne peut, pour le bras^ trouver, de point de repère exact pour aucune de ses extrémités. Aussi, anthropologistes et médecins ont-ils été conduits à accepter des points de repère qui ne donnent que des évaluations approximatives.

Le point de repère supérieur, que je conseille, est Vextrémité de Vaeromion. C'est un des points osseux de l'épaule les plus faciles à trouver ; et, de plus, il siège en dehors, sensiblement sur la même ligne verticale que le point de repère inférieur ou épicondyle.

Comme on le voit, la distance comprise entre ces deux points ne correspond que d'une manière approximative à

^8 MENSURATIONS la longueur réelle de l'humérus, le poinlde repère supérieur étant plus haut, et le point de repère inférieur moins bas, et cela d'une quantité inégale. Mais ces mensurations étant presque toujours prises comparativement avec celles du côté opposé, une difTérence de longueur se retrouve toujours facilemeut, étaat donné que les points de repère restent les mêmes.

Il en est de même pour Vacant-bras. Le point de repère supérieur étant Vépieondyle, et l'inférieur Vapophyne styloïde du radius, sa longueur ainsi mesurée est toujours supérieure à la longueur réelle; et cet inconvénient ne perd de son importance que parce que les points de repère étant les mômes pour le côté opposé, Verreur reste constante.

La longueur de la cuisse est encore plus dilhcile à apprécier sur le vivant. Son point de repère inférieur, déjà difficile à préciser, l'est encore moins que le supérieur. En bas, OQ a proposé successivement le bord de la rotule, le tubercule de latubérosité externe, la tête du péroné et la ligne articulaire du genou. C'est à cette dernière, qu'avec la société d'anthropologie, je donne la préférence. Elle est difficile à trouver, mais présente un point précis et limite le fémur d'une manière assez exacte. Le bord supérieur de la rotule varie trop d'un instant à l'autre sous l'influence des contractions du triceps ; le tubercule du vaste externe est difficile à trouver ; enfin, la tète du péroné augmente trop la longueur du segment supérieur du membre au détriment du segment inférieur. Cependant, s'il ne s'agissait que de comparer une cuisse à une autre dans les cas de fracture, de luxation, la tête du péroné pourrait être acceptée.

Quaiit au point de repère supérieur, trois ont été proposés: le grand trochanler, le point de la ci'ôte iliaque

correspondant au prolongement d'une ligne passant par la ligne articulaire du genou et le grand trochanter, enfin Vépine iliaque antéro-supérieure.

De ces trois points de repère, aucun ne présente desgaranties qui puissent satisfaire d'une manière complète;, mais de tous, je pense que c'est l'épine iliaque antérosupérieure qui expose aux inexactitudes les moins sensibles, en ce sens qu'au moing elle est bien limitée et facile à trouver,

La jambe a pour point de repère supérieur la ligne articulaire du genou, ou, dans certains cas donnés la tête du péroné; la première est plus exacte, et la secondeplus facile à trouver. Le point inférieur est le sommet de la malléole externe. Avec l'apophyse styloïde du radius, c'est un des points les moins sujets à discussion- Tels sont les points de repère des segments des deux membres supérieur et inférieur. Leur longueur étant très variable, c'est en vain qu'on aurait cherché à la préciser,, même par une moyenne; de sorte que "lorsqu'il s'agira del'évaluer, ce ne sera jamais que d'une manière comparée avec la longueur de l'autre côté, s'il s'agit d'un cas dechirurgie, résection, fracture, luxation; et d'une manièrerelative avec la longueur de l'autre segment du même côté, s'il s'agit de l'anthropologie. Aussi, comme je l'ai fait remarquer en donnant les points de repère, quoique^ les longueurs ainsi prises ne correspondent pas exactement à la longueur des os sur le squelette, je pense que cette manière de procéder peut donner une exactitude très suffisante pour l'anthropologie, et encore plus pourla clinique.

^ CoiNGLDsioN. — Les conclusions relatives à la mensuration sont les suivantes :

«0. MKNSURATIOîlS

1° Les inslruments indispensables sont : le doublemètre articulé, Véquerre, le ruban métrique, le compas d'épaisseur ;

2° La taille se prend avec le double-mètre articulé aidé de l'équerre; et il en est de même des hauteurs verticales, quand l'homme est debout ;

3° La circonférence de la poitrine ainsi que celle de Y abdomen se prend avec le ruban métrique. Il est indispensable de dire à quelle hauteur elle a été prise, et de plus, pour la première, qu'elle était la position des membres supérieurs;

4° Des réserves doivent être faites sur la garantie de ces résultats;

5° En ce qui concerne le recrutement, tous ces points devraient être déterminés de la manière la plus précise;

6° La circonférence de la tête est prise avec le ruban métrique, et les diamètres avec le compas d'épaisseur;

7° Les points de repère pour la mensuration des membi^es soni'.V extrémité de l'aeromion,Vépicondi/le, Vextrémité de l'apophijse stylolde du radius, l'épine antéro-supérieure, la ligne articulaire du genou, et Vextrémité de la malléole externe.

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