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MÉTHODE DES DIAMÈTRES

réelle des diamètres perd son importance; cl elle est remplacée par la comparaison des deux diamètres principaux, antéro-postérieur et transversal. On ne tient ^compte que de Vlndice. Ce qui va suivre fera mieux ressortir cette différence.

Instruments. — Les diamètres sont pris avec un compas d'épaisseur, mais de dimension supérieure à celui qui sert pour la boîte crânienne. Les modèles employés par les divers observateurs sont nombreux; mais tous, avec quelques modifications, ont pour type celui de Baudelocque.

Aucun, jusqu'à présent, ne me paraît l'emporter, sous tous les rapports, sur les autres. Chacun d'eux, en effet, présente sur les autres quelques avantages, mais qui toujours sont balancés par des inconvénients.

Le choix reste donc permis; je n'en désignerai aucun d'une manière spéciale. Voici seulement les conditions auxquelles, d'après moi, devront satisfaire ces instruments :

•1° Permettre de prendre commodément tous les diamètres horizontaux, transversaux, antéro-postérieurs, et diagonaux de la poitrine ;

2° Avoir des tiges résistant assez à la pression pour ne pas fléchir trop facilement ;

3» Avoir une graduation commode à lire ;

4» Avoir un mode de fixation permettant de maintenir Técartement des branches pour qu'on puisse s'assurer du diamètre après avoir enlevé l'instrument ;

5" Être d'un transport commode.

Vérification. — Quel que soit l'instrument que l'on ait adopté, il est indispensable de le vérifier souvent. Les branches, en effet, ne serait-ce que par l'usage, ne tardent

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pas à se fatiguer, et à laisser entre elles un écartement plus grand que ne l'indique la graduation. C'est avec le double-mètre en bois articulé que se fera celte vérification..

Diamètres et points de repère. — Les deux diamètres pris le plus fréquemment sont : V antéro-postérieur et le transversal. Mais parf.iis on leur en adjoint au moins deux autres et quelquefois quatre. Les doux premiers sont les épineux -mamelonnaires, et les autres, les sterno-eostaux.

Les points de repère sont les suivants :

i° Pour le diamètre antéro-postérieur, la rencontre delà ligne médiane avec l'articulation sterno-xyphoïdienne en avant, et en arrièrq l'apophyse épineuse correspondante, c'est-à-dire située à une hauteur telle que le diamètre fictif soit horizontal ;

2° Pour le diamètre transversal^ les deux points ex- Irêmes d'une ligne qui se termine sur les parties latérales du thorax, à la hauteur de Tarticulation sterno-xyphoïdienne;

3° Pour les diamètres épineux-mamelonnaires, le sommet de l'apophyse épineuse en arrière, et le mamelon en avant ;

4' Enfin pour le diamètre sterno-costal, la partie moyenne de l'articulation sterno-xyphoïdienne et l'angle des côtes.

Ce sont là les hauteurs et les points de repère le plus Iréquemment choisis, et pour la détermination desquels,, du reste, plaident un certain nombre de raisons . anatomiques ou cliniques.

Aussi devra-t-il être entendu que ce sont eux que l'on a admis quand dans l'observation on n'en désigne pas d'autres. Mais il est évident que la clinique peut créer telles circonstances dans lesquelles on devra prendre les-

PROCÉDÉ DE L'INDICE \03 diamètres à d'autres hauteurs ; et que par conséquent, dans ces cas, les points de repère devront ôlre déplacés. On pourra môme, quand on y trouvera quelque avantage,, prendre d'autres diamètres. Il n'en est pas qui ne puisse, dans un cas donné, présenter quelque intérêt. Il suffira,, dans ces cas, de bien préciser les deux extrémi tés.

Position do malade. — La position la plus avantageuse est la station verticale ; et, quand elle est rendue impossible par l'état de santé du malade, il faut s'en rapprocher autant que faire se peut en l'asseyant au moinssur son lit. Le décubitus dorsal et le latéral devront être rejetés. Outre qu'ils sont incommodes, ils obligent à des déplacements qui forcément modifient les diamètres.

Le tronc doit être découvert d'une manière complète. On ne saurait faire de la bonne stéthométrie avec desvêtements même flottants, qui à chaque instant viendraient masquer le tbéâtre de l'opération. Les bras devront être pendants le long du corps, et le tronc tenu aussi droit que possible. Enfin, si le sujet est assis sur son lit, il doit regarder directement les pieds du lit, de manière à ce que son corps soit placé bien symétriquement.

Chacune de ses précautions a son importance. Le sujet étant ainsi disposé, et, après lui avoir recommandé de conserver cette position sans la modifier jusqu'à la fin del'opération, on marque les divers points de repère avec un crayon dei'mographique. C'est là une opération plus délicate qu'on ne pourrait le croire tout d'abord.

Pour être sùr d'opérer toujours sur la même lignehorizontale, après avoir marqué le point sterno-xyphoïdien, on fait passer par lui un ruban de fil qui fait le tour de la poitrine ; puis, par une série de tâtonnements, on le ramène à l'horizontale, et on le laisse en place jus-

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qu'à ce que les divers points de repère aient été marqués.

Je reviens avec intention, sur la nécessité de vérifier plusieurs fois chaque point de repère, après l'avoir une fois indiqué. 11 arrivera souvent que l'on aura à modifier les premiers marqués.

Ces points bien indiqués et vérifiés, le malade gardant toujours son immobilité, on prend les divers diamètres jugés nécessaires, et on les écrit au fur et à mesure.

Procédés. — Pour prendre ces diamètres, je conseille de tenir le compas, non par son articulation, mais en mettant une main à chacune de ses extrémités, de telle manière que la main vérifie une dernière fois les points de repère, en prenant le diamètre.

C'est pendant que l'on maintient les deux extrémités du compas chacune sur un de ces points, qu'il faut lire l'écartement sur la graduation. Si cette lecture était difficile, soit que le jour ne tombât pas sur la lige graduée, soit pour toute autre raison, un aide quelconque fixerait la vis dépression ; et ce n'est qu'après avoir déplacé l'instrument que le diamètre serait lu.

Pour le diamètre antéro-postérieur et les deux obliques, les points de repère sont marqués d'avance ; mais il ne peut en être ainsi pour le transversal, qui est un diamètre maximum. Ce n'est donc que par une série de tâtonnements qu'il peut être trouvé. Il faut avoir soin de ne pas le confondre avec un diamètre diagonal. On n'est sûr d'avoir le diamètre transversal que quand l'axe du compas se confond avec le diamètre antéro-postérieur de la poitrine. Le compas ne doit donc incliner ni à droite ni à gauche.

B. — Jusqu'à présent on n'a calculé que Vindice des deux principaux diamètres, l'antéro-postérieur et le transversal.

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