‹ Manuel de séméiologie techniqueChapitre 62 sur 172 · SPIRÛMÉTRIE · texte numérisé non relu

SPIRÛMÉTRIE

précicr Vair complémentaire, c'est-à-dire celui qui reslc dans le poumon après une expiration normale, et qu'une forte expiration peut chasser. C'est ce qui a lieu surtout dans l'emphysèino. pulmonaire, par exemple, l^our y arriver, il faut d'abord mesurer l'air courant, comme précédemment ; puis, C étant connu, on recommence l'expérience en faisant chaque fois des expirations forcées.

Mais, dans cette seconde partie de l'expérience, il devient inutile de suivre une mesure; ce qu'il importe surtout, c'est de ne pas dépasser l'effort normal dans le mouvement d'inspiration. Il n'est pas nécessaire non pins de faire dix expirations. On se contente généralement d'en faire une d'essai, et trois pour l'expérience. Si, par exemple, comme précédemment, l'air courant a été de 0 lit. 53, et que le résultat de trois expirations prises soit de 6 lit. 50, nous 6 0 0

aurons — = 2,16 — 0,S3= 1,63; l'aircomplémentairc,

d, égalera donc 1 lit. 63.

Quoique dans un certain nombre de cas il puisse être utile de connaître les quantités qui précèdent, soit isolément, soit séparément, ce sont celles qui cependant sont le plus rarement observées. Celle à laquelle les physiologistes et les cliniciens ont donné le plus d'importance, est la valeur 6 + c + cZ, à laquelle on a donné le nom de capacité pulmonaire.

Le procédé pour l'obtenir ne varie du précédent, qu'en ce que l'expiration forcée est précédée d'une inspiration également aussi étendue que possible. Comme précédemment, trois expirations forcées suffisent ; cl on les fait précéder d'une expiration d'essai. Le plus souvent, la connaissance du résultat total suffit sans que l'on cherche à apprécier ce qui, dans ce total, revient séparément aux différentes valeurs b, c et d. C'était cette valeur que cher-

chait à mesurer Boudin, celle qu'a mesurée Hutchinson, et celle que la clinique a appréciée d'une manière à peu près exclusive jusqu'à présent.

Je pense cependant que dès que les recherches spirométriques auront pris dans l'étude des maladies la place que leur réserve l'avenir, il y aura de grands avantages à mesurer chacun de ces éléments séparément.

Supposons, par exemple, que nous voulions apprécier la puissance respiratoire d'un poumon emphysémateux, et que, pour y arriver, nous fassions faire une inspiration forcée suivie d'une expiration également forcée; l'emphysémateux pourra, rassemblant ses lorces pour un instant, et mettant en jeu tous ses muscles i-espiratoires, donner un chiffre assez élevé, qui, forcément, nous induira en erreur. Chez lui, en effet, les quantités b, c et cl ne sont pas dans les mêmes rapports que chez l'homme sain; et la quantité qui nous importe le plus pour le bon fonctionnement habituel de l'hématose c (air courant), est considérablement diminuée. Ce n'est donc qu'en l'appréciant séparément que nous pourrons nous faire une idée juste de l'état de ses organes respiratoires.

Le moment le plus favorable pour mesurer la capacité respiratoire est le matin à jeun. Le sujet se tient debout, les pieds légèrement écartés, les bras libres le long du corps, les épaules un peu effacées et la tête droite.

L'inspiration doit être faite lentement et sans secousse, en mettant'en jeu aussi bien les arcs costaux que le diaphragme. L'expiration doit avoir lieu de môme, lentement et sans secousse. Il ne faut s'arrêter, dans l'un et l'autre cas, que devant une sensation pénible. Autant que possible, les trois mouvements respiratoires d'expérience doivent être faits sans s'arrêter.

Du reste, ce qu'il importe le plus, c'est d'adopter un

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modus faclendi, et de le pratiquer toujours de la môme manière. Ce que l'on cherche surtout, en effet, en clinique, c'est plus souvent des données que l'on puisse comparer, que des valeurs absolues. Chaque observateur pourra donc adopter le procédé qu'il trouvera le plus exact ; et ce procédé peut varier à l'inflni.

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