‹ Manuel de sémiologie médicaleChapitre 10 sur 113 · PP · texte numérisé non relu

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^^H Fig. H- — Traco scliéiusliquo li'uiif lièvre lyiihoiclf.

^^P pathologie s'accommode mal des formules mathéma

tiques.

Hypothermie. — Nous avons dit que la iièvr

produit riijperliieniiie, mais il n'existe pas un pro ^^B cessus spécial cpii produit l'hypothermie. En elFet, 1 ^^^1 degré Ihermométriqiie peut s'abaisser, au-dessous de I ^^H' normale, en dehors des états morbides ^inanition, intoxi ^^B cations parla quinine, la digitale, la morphine...). ^^M Vensemh\esi/mplomalif/u€,appe\écoflapstisalgide ^^M est caractérisé non seulement par de l'hypothermie ^^^K mais par de la tachycardie, de la cyanose, de l'œdèm ^^H des extrémités, etc.

^^m Dana les aiïections des centres thermiques [System ^^H nervetiv central), dans les aiïections rénales (urémie) oi ^^H constate souvent de l'hypoUiermie.

^^B Dans certaines fièvres paludéennes peniicieuses ^^B flUes alrjidea, la température périphL-rique peut des

cendre au-dessous de la normale, à la période d*étât qui se prolonge plus ou moins, suivant la gravité de la maladie. Mais il est important de se rappeler que toujours, dans ce cas, la température centrale est au dessus de la normale. Il en est de même dans le choléra.

Il est évident qu'une hypothermie de plusieurs degrés au-dessous de la normale est d'un fâcheux pronostic, mais la durée de Thypothermie est le facteur le plus important pour Tappréciation pronostique, lorsque Técart avec la normale n'est pas trop considérable.

A la période terminale d'une maladie, une courte hypothermie est normale, mais dans le cours de Taffection elle doit éveiller l'attention du médecin. Ainsi, dans la fièvre ty|)hoïdc (à la période d'état) une chute hrusque de la température indique une hémorragie ou une perforation intestinale. Klle peut résulter également de l'administration intempestive de certains médicamentsantithermiques. VA cet élément de pronostic, base sur la marche de la température, montre Timportancedes courbes thermométri<iues, malgré les restrictions que nous avons faites an sujet des types classiques. Dans tous les cas, les dénivellations brusques et prononcées de la courbe doivent éveiller l'attention du médecin.

Tkmpi^-katiîhes locales. — Elles se prennent avec des instruments spéciaux. Le thermomètre de Constantin Pnuf a une cuvette en forme de spirale et contenue dans un boîtier en caoutchouc, qui s'applique, comme une ventouse, au moyen d'une poire en caoutchouc.

On peut aussi se servir des appareils thermoéleciriqnes de Redard. Un thermomètre ordinaire à maxima, garni de coton et maintenu par une bande, peut au hesoin être employé.

Pour la tête on se sert de la couronne thermomé-

f trique de Broca, (|ni se compose de sis llieniioiiiélres, r placés dans une ceintiiie de soie.

Seules, les variations locales élevées peuvent avoir Y de rimpoiiance ea séméiologie, car, chez un individu 1' sain, il existe souvent de légères variations d'un cdté à [ l'autre du corps, sur les points symétri(|ues. Ces recherches n'ont donc qu'une importance relative. Tou- L tefois elles acquièrent une réelle valeur dans un certain I nombre de cas; dans la méningite tuherculeuse, la [ température centrale étant de 37", la température ' locale de la tête atteint souvent 3!)° ou 10° ; — dans les membres, au début d'une paralysie, la température centrale étant nonnale, la température locale est audessus de la normale; — dans la paralysie agitante, la température locale est plus élevée que la normale. I d'où la sensation de chaleur qu'accusent les malades: - dans la maladie de Itaynaud ou asphyxie des extréi mités, la température locale est au-dessous de la nor- I maie; — dans certains (roubles trophiques, d'origine I hystérique, on constate des variations nettes de temkpérature locale.

Peter a signalé des dilférences de température dans

e cas d'une tuberculose localisée au sommet d'un pou-

K'mon, et dés la période de début. Comme nous l'avons

I dit. ces dilFérences doivent être nettemcnl accusées,

[pour être prises en considération.

EXABIEN DU MALADE

L'exaineii romplet et méthodique d\in malade comprend Vintovrotjntoiro ciV examen à proprement parler du malade.

L'interrogatoire seul n'est jamais suffisant pour établir un diagnostic certain. D'ailleurs cet interrogatoire n'est pas toujours possible ou donne des renseigne- ■nents peu importants ou erronés.

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