‹ Manuel de sémiologie médicaleChapitre 9 sur 113 · TT · texte numérisé non relu

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. — C'c^t un l>pe (le lirvre

lisniiillente, ou les accès de liëvre succèdent à des Modes d'apyrexie prolongées (fig. H].

Cycles THKiiMiijcrs. — Au lieu de considérer, comme

1S HOYBNS PHYSIQUES D'EKPL0n\T]O>-

précédemment, les oscillations iiuotidiennes, nons envisagerons maintenant l'ensemble du tracé Ikeruiique.

Cl>a<]ue maladie comprend trois périodes: une période (le début, une période d'état, une période de déclin.

1° Période de début. — Le début peut être rapide, avec rrisson, ç'est-à-dire que le maximum est atteint en quelques heures iliëvre intermittente paliidéenue, ou eu un ou deux jours (pneumonie, scariatine...:. La courbe débute soit par une ligue presque verticale, soit par une ligne de faible obliquilé lig. 9i.

Le début peut èlre lent. La courbe a l'aspect de marches d'escalier.

fit cette courbe est régulière fièvre typhoïde; fig. lOi ou irrégulière (rhumatisme, pleurésie... ; fig. 111. Dans cette dernière forme, la courbe subit certains afTaissemcnts avant d'atteindre son point culminant. Pour poursuivre notre comparaison, nous dirons que certaines marches sont effondrées.

i" Période d'état. — .Nous retrouvons les types fébriles que nons avons décrits précédemment. Le fastigium ou acmé est très court dans le type intermittent.

TltERMOMÉTRIE.

'■i- l'Moili! lie 'h-rlin. — Elle se fait par cr

ou terminaison critique (pnL'iLmonic.

douze heures la tenipËrature. qui litail de vy environ, redevient normale (fig, 12). Cette chute s'accompagne de sueur, d'émission d'urines fortement uratées, d'abaissement du nombre des pulsations... Le

I malade, qui est dans un

[ état crilifjue, triomphe plus souvent de la

\ maladie.

Cette période criti-

E (]ue peut être précé-

f <lée d'une pseudo-crise

[ (fig. 13);unedernièreascensionthermiquesuccÈdeàune

^ défervesccnce incomplète, puis la vraie crise se produit.

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20 MOYENS PBYSIQUKS D'EXPLORATION

La période de déclin peut aussi être lente ou en lysis (Xiidt;, solution), comme dans la fièvre typhoïde, la variole, la scarlatine... Nous retrouvons, au déclin de la maladie, les marches d'escalier qui se produisent au début, dans certaines maladies. Il faut remarquer d'ailleurs que les périodes de début et de déclin ne sont pas toujours similaires : dans la scarlatine, par exemple, le début est brusque et la maladie se termine en lysis.

Maladies typiques et atypiques. — D'après Tensemble de la courbe, les auteurs disent qu'il existe des maladies typiques, c'est-à-dire ayant toujours une courbe similaire ou presque similaire (fièvres éruptives, pneumonie, fièvre typhoïde, etc.), et des maladies atypiques, dans lesquelles la courbe est variable d'un cas à l'autre (pleurésie, péricardite, etc.).

Ceci n'a rien d'absolu, les contingences sont nombreuses. Il suffit d'une infection secondaire (cas fréquent) pour changer complètement le tracé de la courbe. C'est ainsi qu'une fièvre typhoïde classique doit avoir : 1° un début lent, suivi d'un abaissement de la température, au moment de l'apparition des taches rosées ; 2° une première période d'état du type continu; S** une deuxième période d'état du type rémittent [stade amphibole de Jaccoud, période des grandes oscillations); 4° une fin en lysis [^\^. 14). Ces quatre périodes durent chacune sept jours, et constituent les quatre septénaires de la fièvre typhoïde. Or, il est très rare qu'on puisse constater une courbe aussi typique ; en général, elle subit de nombreuses fluctuations, qui peuvent la rendre méconnaisable.

De même les exceptions sont fréquentes louchant la loi de Wunderlich^ ainsi énoncée par son auteur: « toute maladie qui, au premier ou au deuxième jour.

onte à 40°, et toute maladie qui, au quatrième jour, H atteint pas 3g'>,5, n'est pas une fièvre typhoïde ». La ■

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