TRANSMISSION DES MALADIES MICROBIENNES
mal (lîè\re jaune, fièvre paludéenne transmises par certains moustiques...).
Certains microbes pénètrent par la peau ou les muqueuses (syphilis, chancre, urétrite, furonculose, diphtérie, érysipèle...). La solution de continuité n'est pas toujours indispensable à la pénétration. Cependant, pour certains microbes (rage, infection purulente), cette solution de continuité est nécessaire.
D'autres microbes pénètrent dans l'organisme par les voies respiratoires (tuberculose, coqueluche, grippe...).
D'autres pénètrent par les voies digestives, au moyen de l'eau et des liquides contaminés que nous pouvons absorber (fièvre typhoïde, choléra, la tuberlose surtout chez Tenfant...).
Il existe une voie de pénétration fréquente au niveau des amygdales (rhumatisme, grippe...) et d'autres voies encore mal connues.
Ces voies diverses (dont nous avons seulement cité les princibales) ne sont pas électives, en ce sens que certains microbes peuvent, suivant les cas, pénétrer dans l'organisme par des voies différentes.
Une fois introduit dans l'organisme, le microbe se localise (chancre mou, diphtérie...) ou se généralise (tuberculose aiguë...). Certains se localisent d'abord, puis envahissent l'organisme (érysipèle, pustule maligne...).
Mode d'action des microbes pathogènes. — Il est généralement admis que les microbes agissent surtout par leurs produits solubles d'excrétions ou de sécrétions, que Ton appelle des toxines.
On a pu expérimentalement reproduire certaines maladies, au moyen de ces toxines injectées seules;
TRANSMISSION DES MALADIES HICBOBIENNES. 3*8 c'est pour<juoL le sang îles malades atteints de inalailies infectieuses pent ne eoateiiir que peu ou pas de microbes (diplitérie...).
I.a plupart des microbes pathogènes sont spêci/igues, c'esl-à-dire qu'ils reproduisent la même maladie ; mais certains ont une action vm-iable d'après des conditions (|ue nous avons éoumërées précédemment : ainsi, le streptocoque (devenu vindent) peut produire une parotidite, un phlegmon suppuré, nne angine, une infection généralisée, etc.
lNCURATin>. ^ L'action du microbe ou de ses toxines n'est pas immédiate. Il s'écoule un temps plus ou moins long, avant l'apparition des premières manifestations morbides, c'est la périwd' d'invtiùulwn. Celte période est de 1 à 3 Jom's pour la scarlatine, 8 à 12 pour la rougeole, 7à H pour la variole, 6 pour la fièvre jaune, etc. Dans certains cas (rage), la période varie d'après la voie de pénétration ; après une morsure de la main, la rage peut mettre plusieurs mois pour se développer ; apriis une morsure de la face, l'inciibalion ne dépasse pas, en général, t» à :âO jours.
La diphtérie s'inocuie très rapidement pur les miEquBUses du nez et de la bouche, et leitemcnt par la peau du doigt (Grancher).
LtiTTE DE l'ohgamssië K.WAHE. — La principale diifense de l'organisme consiste dans la phagocytose. Dès que le microbe pathogène a envahi un organe, il se produit mécaniquement une diapédèse des leucocytes ou globules blancs. Ces phagocytes petits ou grands {microphages ou macro/jAijes) peuvent provenir, suivant les cas, du sang, du tissu conjoni-lif, de la rate, du cerveau, etc. Nous disons : suivant les cas, car la défense est spécialisée, chacun a son r6le dans le comltat.
346 TRANSMISSION DES MALADIES MÎCBOBIfiNNËS.
Si le phagocyte est le plus fort, le microbe est détruit; s'il est inférieur, le microbe englobé sécrète des produits qui tuent le phagocyte, d'où formation de pus (globules blancs nageant dans du sérum).
Outre cette défense mécanique, les phagocytes luttent par des sécrétions de leur protoplasma, et ce sont probablement ces sécrétions qui produisent dans le sang les antitoxines : c'est la défense chimique (chimiotaxie positive).
Cette défense chimique peut être nulle, impossible, car le microbe peut sécréter des toxines assez actives pour éloigner les leucocytes (chimiotaxie négative).
Dans ce dernier cas, et à la longue, les phagocytes s'habituent à certains microbes, et la chimiotaxie de négative peut devenir positive. C'est ce qui semble être la cause de ï accoutumance aux maladies.
Certaines infections répétées, ou rechutes, n'ont par suite que peu de gravité, et cette accoutumance peut même créer Yimmunite\ après une première infection.
En dehors de la phagocytose, l'organisme lutte encore contre l'envahissement microbien de différentes façons, et les émonctoires naturels sont les plus utiles. Le rôle protecteur du foie est prépondérant. Le sang lui-même est un milieu peu hospitalier pour les microbes (Roger), Les séreuses^ le corps thyroïde, les ovaires, etc., sont des organes antitoxiques (Charrin).
L'inreclion peut être définie : l'actioD morbiiique exercée sur l'organisme par des microbes patliogèues.
La maladie inrectieuse est dite spécifique, lorsqu'il existe un microbe déterminé, produisant des lésions spéciales.
Un individu, atteint d'une maladie infectieuse, peut transmettre cette maladie, par contact, à un individu sain ; dans ce cas, il y a contagion- Et le contact peut être direct ou indirect. Dans ce dernier cas, il y a intervention d'un agent de transmission (Voy. cidessus).
C'estle plus souvent par contagion que se transmettent les maladies infectieuses.
Avant les remarquables travaux de Pasteur el de ses élèves, on supposait que les maladies infectieuses étaient produites par des miasmes, agents morbîliques d'origine inconnue, qui devaient exister dans le milieu extérieur (air, eau, sol...j. C'est ainsi que le miasme paludéen a été regardé comme la cause du paludisme jusqu'à la découverte de l'hématozoaire de Laveran.
En réalité, les miasmes ou émanations de gaz putrides (égouts, puits perdu...) sont des causes occasionnelles qui facilitent l'infection.
Lorsque nous avons parlé des causes intrinsèques et extrinsèques des maladies, nous avons mis en relief l'importance de ces causes dans l'éclosion des maladies.
C'est ainsi quç les expériences de Pasteur ont doniié
une preuve de Tinfluence du froid sur l'éclosion du charbon chez les poules. Dans les conditions normales d'existence, cet animal est réfractaire à cette affection spécifique. Mais si Ton plonge les pattes de Tanimal dans l'eau froide, il contracte la maladie, parce que la résistance de son organisme a été diminuée.
De même en réchauffant des grenouilles, il est possible de leur faire contracter des infections, auxquelles elles sont réfractaires normalement.
Par conséquent, le microbe n'est pas tout, à moins que la virulence ou la dose injectée ne soient considérables et rendent toute lutte impossible. Les causes occasionnelles sont nécessaires.
Lorsque le terrain est favorable, c'est-à-dire lorsque les organes de défense sont altérés, les infections peuvent se multiplier [infections secondaires^ surajoutées). Un malade atteint de la grippe contracte facilement la tuberculose ; un paludéen est souvent frappé par la fièvre typhoïde ; la scarlatine se complique fréquemment de diphtérie.
Ce terrain favorable permet non seulement le dévelopqement des microbes pathogènes venus de l'extérieur par contagion, mais celui des bactéries qui vivent à l'intérieur du corps et ne sont pas nuisibles dans les conditions normales d'existence. Dans ce cas, on dit qu'il y a auto-intoxication ,
Les principales causes favorisantes des auto-intoxications sont le mauvais fonctionnement des organes, qui sont chargés de l'élimination ou de la destruction des produits toxiques (insuffisance antitoxique), et les troubles du tube digestif, qui s'accompagnent de fermentations anormales.
L'infection venue du dehors, avecétatde inicrobisnie
latent pouvant durer un certain temps, semble le point de départ le plus fréquent de ces auto-intoxications. La contamination, à un moment donné, existerait donc dans tous ou presque tous les cas, mais il peut être très difficile de préciser comment elle s'est faite.
Évolution d'une maladie infectieuse. — Dans toute maladie infectieuse, on doit considérer trois phases : V incubation dont nous avons parlé ; — la période d'état, pendant laquelle l'organisme lutte contre l'invasion microbienne (Voy. Phagocytose) ; — et la terminaison qui est ou favorable et confère une immunité définitive ou temporaire, on défavorable et aboutit à la mort.
Pâlasne de Cuampeaux. 20
TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES
Abdomen (Examen de V), 199.
Airain (Bruit d'), 115.
Albumine. 188, 244.
Amnésie, 2G2.
Amphorique (Bruit), Ho.
Amygdales, 147.
Anesthésie, 300.
Anorganiques (Souffles), 88.
Antécédents, 27.
Aortique (Insuffisance), 53, 68, 87, 90.
— (Rétrécissement), 54, 69,
Aphasie, 262.
Appareil digestif (Examen de 1'),
— génital, 222, 223.
— génito-urinairc, 218.
Arc costal (Résistance de 1'), 182.
Argyll-Robcrtson (Signe d'),289. Arythmie, 49, 82.
Ascite, 204.
Asphyxie, 137.
Astasie-abasie, 270.
Asystolie, 64, 91.
Ataxie, 270, 282.
Athétose, 281.
Atrophie musculaire, 271.
Attitude, 30, 207.
Auscultation (en général), 8.
Babinski (Signe de), 286.
Battements épigastriques, 36,
Oi.
— hépatiques, 179.
Bell (Signe de), 305.
Bile, 189, 247.
Bleu de méthylène (Épreuve du),
Bouchut (Respiration de), 137.
Brown-Séquard (Svndrome de),
Bruit de galop, 84.
Bruits du cœur, 61.
Burton (Liséré de), 143.
Causes morbifîques des maladies, 327.
Cavité buccale (Examen de la),
Cherchevsky (Signe de), 89.
Chimisme gastrique, 170.
Chlorures, 189, 237.
Choréiques (Mouvements), 280.
Clonus du pied, 283, 285.
Cœur (Examen du), 59.
Coliques, 207.
Coma, 265.
Commémoratifs, 25.
Constipation, 208.
Contagion, 347.
TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES
Conlractuits, 277.
Convulsions. 279.
Cordeau de Pi tres|Signfdu). 104, Corrigan (l'ouls de), 45, 53.
Courbes lie la malité dans la
pleurtmc, llf.
Cracliata. 130.
Cryoscopie. iiS.
Cyrloméljio, loi.
Cylo^iagnostic, 322.
DL'but de la maladie, 30.
Dt'sÉnéresi-L'nce (Réaction de),
Diilire, 2GI.
«unts. 1*3.
Diarrliée. 210.
Uiaza-ri}a(^lion (Elirlicli), S5I.
Diphtérie (Hac-itle de la), ItS.
Dyspepsie, IQIi. DyspnOe, S5, Ut, 135.
Écriture {Troubles de 1'), 2G8.
Électro-^iiBgnoslio, S!IO.
ïpil«psic partielle. 380.
Épileptutde (TrËpidation). (Voy.
ClottUê).
l-'jiuilibrc (Sens du l'|. £<JU.
Kspace soiui-lunaire (Trnube),
Estomac «ICxaiiien de 1'), l.~>2.
K.^cilabîlîté iui}ranîi[ue <les
iiinscIt'K, 275.
i;xpe<l..ratlons(Voy. Cru.Aa/4
Kai-ies, 30, SU7.
Faux-pas <lu i:u.'ur, 49.
Flot (Sensation de), SOG.
Fuie (Examen ilu), 179.
Fii'iiiiSKemunt oalairc, 7i.
— hyilati(|UO, 1S3.
Fm Item un tri pOiicardii|Uus, 71,
Gargouillements, 12C, SOS.
Gastrorragie, 164.
Glycose (dans l'urine), 245.
Glycosurie alimentaire, 189.
Gonocoque, 25!(.
Goûl (Sens du), 309.
Hémalémùses (Voy. Gaslror-
ragies).
Ilématimêtra de Hayem, 312, llémaloîoaii'e do Lavcran, 321.
Hémoptysie, 138.
HËTédilé, 329.
Hyperestbësie, 300.
Hypertrophie musculaire, 271. ilystérogOnes (Zones), 301.
Idiosyncrasie, 33G.
iiimunité, 33j.
Indican, 180, 249.
Infection, 347.
Inspection (en général), 1.
Insufllsancc an(itoii(|ue (Vuy.
Réflexes].
IntermitlontifS ( Voy. /'auj-po,').
Intestin (Voy, Abdoiiien).
Katzenstuin (Signe de), 8tP.
Kernig (Signe de), 27«.
Kocli (Itacille de), '.34.
Koplicb (Signe de), 140.
Kusmnul (Hespiralion de), 131).
Lipothymie, !I0.
Loi de Colles, 332.
— du l'imgei-, 21)3.
Mac Uurncv (l>oint de), 203.
Malade (Kianien .lui, 34.
Hercbe, 31, 2UU.
Matières Kcales, 211, Matité (en général), 7.
Uéduïc (Télé de), tT'J, 201).
Meliena, 212.
TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES
Mémoire (Troubles de la), 262.
Mensuration (en /Lçénéral), 2.
Météorismc, 204.
Microbes, 331).
Miclion (Troubles de la), 224.
Mitral (Rétrécissement), 54, 67,
Mitrale (Insuffisance), 54, 65, 87.
Modes de transmission des maladies, 343.
Motilité, 207.
Musset (Signe de), 90.
Nez (Examen du), 97.
Nysta/ijmus (Voy. Çonl raclures).
Odorat (Sens de 1'), 309.
(JKsophage (Examen de 1'), 150.
Ouïe (Sens de 1'), 307.
Palpation (en général), 3.
Palpitations, 93.
Pancréas (Examen du), 215.
Paralysies, 274.
Parole (Troubles de la), 268.
Peptones, d 88, 243.
Percussion (en général), 4.
Perméabilité rénale, 190, 226.
Pesage, 2.
Pharynx, 147.
Phonendoscopie, 10.
Plessimètres, 4.
Pléthysmographe, 57.
Point apophysaire de Trousseau,
Points douloureux de Valleix,
Ponction lombaire, 325.
Ponctions exploratrices, 325.
Pot fêlé (Bruit de), 115.
Pouls (Examen du), 36.
Poumons (Examen des), 100.
Psychique (État), 260.
Pulmonaire (Valvules de l'artère), 69, 87.
Pus (Dans l'urine), 254, 257.
Race, 336.
Radiographie, 324.
Râles, 122.
Rate (Examen de la). 196.
Réceptivité, 334.
Réflexes, 283.
Reins (Examen des). 218.
Respiratoire (Appareil), 97.
Romberg (Signe de), 269.
Rythme couplé, 50.
Sahli (Épreuve de), 216.
Salive, 177.
Sang (Dans l'urine), 254, 258.
Sang (Examen du), 310.
Schémas de Grancher, 114.
Sens musculaire, 298.
•Sensibilité, 296.
Séro-diagnostic, 319.
Signe du sou, 115.
Skodisme, 8, 113.
Sommeil, 266.
Son tympanique, 8.
Souffles du cœur, 85.
— du poumon, 121.
Spasmes, 279.
Spectroscopie, 248, 255.
Spermatozoïde, 259.
Sphygmographe, 51.
Sphygmomanomètre, 47.
Sphygmomètre, 48.
Spirométrie, 103.
Stéréognostique (Perception),
Stéthoscope, 10.
Suc gastrique (Analyse du), 170.
Succussion hippocratique, 116.
Sucre dans l'urine (Voy. Gly-
cose).
Syncope, 90.
Tact (Sens du). (Voy. Sensibi-
lité.) Teissier (Signe de), 90.
Thermométrie, 12.
TABLE ALPHVBÉTIQUE DES xMATIÈRES.
Tics. 281.
Tintement métallique, 127.
Topographie (P^n séméiologie),
Toux, 128.
Toxicité urinaire, 227.
Tremblements, 278.
— fibrillaires, 267.
Tricuspidienne (Valvule), 56, 68,
Troubles circulatoires et sécré-
toires, 304.
Tympanisme (Voy. Skodisme).
Urée, 188, 234.
Urines (Examen des), 230.
Urobiline, 189, 192, 248.
Vertiges, 299.
Vésicule biliaire, 183.
Vessie, 221.
Vibrations vocales, 108.
Voix (Auscultation de la). 127.
Vomissement, 160, 162, 163.
Vue (Sens de la), 305.
Wals (Signe de), 106.
Wostphal (Signe de), 285.
Préface v
Notions générales sur les moyens physiques d'exploration.