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EXAMEN A PROPREMENT PARLKH DU MALADE

pleurésie diaphragmalique, le malade, qui respire avec les plus grandes difficultiis, ramène souvent les genoux presque au contact de sa poitrine (dyspnée f/énit-pecloralede Huchard).

Au début d'une pneumonie ou d'une pleurésie, le malade se couche sur le côté sain pour ne pas endolorir davantage le cMé malade. Plus tard, la douleur diminuant, le malade se couche sur le côté atteint, peu utile à la respiration, pour permettre au côli^ sain d'atteindre le maximumdu Tonctionnement respiratoire.

La démarche du malade est importante à connaître, surtout au point de vue des maladies nerveuses (Voy. Deuxième partie : Séméiologie du S'jKtèmi: iwrveuj-). Dans tous les cas, on ne doit pas oublier de demander au malade s'il est capable de marcher ou de se tenir debout (au moins au début d'une maladie).

:2° Signes physiques et fonctionnels. — Nous ferons ultérieurement l'étude de chaque appareil, ici nous donnerons quelques conseils d'ordre général.

Ainsi que nous l'avons dit déjà, l'examen d'un seul appareil ou organe n'est, en aucun cas, suffisant. L'examen, a capite adcalcem, est indispensable, sauf H retenir l'attention la plus soutenue du câté de l'organe reconnu seul malade ou atteint d'une l'acon prépondérante.

Le médecin l'era préciser la doufcui; ressentie par le malade, au point de vue du siège exact, des irradiations, du moment d'apparition. (Nous ne reviendrons, sur cette question des douleurs, que pour certains appareils, où elles prennent ime importance spéciale.)

Le médecin interrogera le malade sur la question du sommeil, de l'appétit, de la soir, des sueurs, des frissons, etc. Ces questions pourront èlre posées

33 EX;^MBN Dit UALADli.

d'emblée, sauf a revenir à chacune nu nioiiii»nl de

l'evamen détaillé des appareils.

On ne négligera jamais de prendre lu température, de numérer le pouls et la respiration, d'ea étudier les caractères.

Systématiquement, et dans tous les cas, on devra faire une analyse, au moins sommaire, des urines (glycose, albuminei. Bien des erreurs de diagnostic seraient évitées, si l'on suivait ce conseil.

Le médecin ne devra pas hésiter à Taire toutes les recherches de laboratoire, susceptibles d'éclairer le diagnostic.

TOPOGRAPHIE EN SÉMÉIOLOGIE

Les anatomistes et les chirurgiens voient les organes ; ils peuvent se servir de dénominations précises pour déterminer les rapports des orgaiTcs entre eux, dire la place qu'ils occupent et décrire leur voluoic.

En séméiologie, les organes échappent à la vue, et l'on n'envisage d'ailleurs que leurs rapports superficiels avec la paroi externe. Il a donc fallu prendre des points de repère et des lignes conventionnels.

PoiN'Hî ut: HEHÈHË. — Les principaux sont : les mamelons, situés en général au niveau des quatrièmes cdtes; l'appendice xiphoi'de ; l'ombilic (de situation assez variable soivan les individus) ; les épines iliaques; le rebord des côtes (éehancrure de la neuvième côto) ; les c6tes et les espaces intercostaux (éviterde prendre pour le premier espace intei-costal, l'espace compris entre la clavicule et la première côte sous-jacente).

LiGNES. — I. Eu avant et verticalement (fig. 20) : la ligne médiane I, la ligne stcrnale ;2 (le long du bord du

TOPOGRAPHIE EN sElilÉlOLOGIE. 33

L sternum), la ligne mamillHire f, et à égale distance de ;lernal(^ II. (La ligne

Fig. 15.

- Ti)]iogi'ftpli

(rui:0 a

cur|js).

parasternale prolongée sert à la topographie séméiologii|tie de l'ulidomen.)

Kn avant et horiitontalement : la ligne xiphoîdienne, la ligne n^unÎKsant les fausses côtes, la ligne réunissant les épines iliaqnes antérieures et supérieures, la ligne pubienne.

Ces lignes divisent l'abdomen en i-égions, qui sont par bandes horizontales et de haut en bas :

1° La région épigastrique I et de chaque côté les hypocondres ;

là" La l'égion ombilicale tl et les lianes ou lombes:

3t EXAHEN DU HALAD&.

3° La région hypogastri(jiie Ml et les Tusses ilia(|ues ; ■t" La région pubienne IV;

II. Latéralement : ]i{;iies a.xiliiiires antérieures, moyennes et postérieures.

IIL En arrière et verticalement (flg. i7}, la ligne

Kig. 16. — Topographie clinique (face po!

iirps).

^^ EsPAt

vertébrale on médiane postérieure 1, la ligne qui tangente le bord interne de l'omoplate, la ligne scapulajre 2.

Horizontalement : les lignes réunissant les épines i et les angles inférieurs de l'omoplate 5, la ligne tangentant les fausses côtes 6, la ligne reposant sur les crêtes iliaques 7.

Les régions ainsi déterminées sont : les fosses sus et sous-épineuses I et II, les espaces sus et inter-scapulaires III, l'espace sous-scapnlaire IV et V, la région iléo-lombaire VI et Vil et la région sacrée VIIJ.

Espace semi-luin *iRii de Tbaube (fig. 2H). — C'est une

TOPOGRAPHIE BN SBHEIOLOGIE.

région qui a les limites suivantes : en bas 1p rebord des rousses côtes du ciiti^ gauche; en haut la limite inlï-

— Topographie diniquc (cspi

ic).

rieure du poumon (sixième côte uu niveau de la ligne mamillaire); en dedans (à droite par conséquent! lu matité du foie : en dehors, la matité de la rate.

La hauteur de cet espace, de forme semi-lunaire, est de 9 centimètres environ, chez l'adulte.

Le cul-de-sac pleural intérieur et une forte partie de l'estomac sont compris dans cet espace. A l'état normal, la percussion à ce niveau donne un son tympaniqiie (sauf de rares exceptions signalées par Pitres). La matité de l'espace de Traube constitue un signe de probabilité en laveur d'une pleurésie. La zone de matité est proportionnelle it 1b quantité de liquide épanché.

1 EXAMEN DU PODLS ^^1

l.nfsiiii'ijii :ii>nliiiLi(' It' (Iiill'I. klit iiiitt ;ii'lùre. liaiis'

Lor.si|i]'iJu iippli{[iic lu tlu'igi sur une Liilère. dans certaines conditions donl nous reparierons, on sent èi clinque systole ïentriculairc un léger sonlèvemeni, un battement qui constitue le phénomène ii ii'iiih {putsus, battement).

L'examen du pouls peut Tournir des renseignements très importants; il sera doue fait systématiquement chez tous les malade)

Nous tHndierons successivement le poiils artOriel, le pouls leineux et le pouls capillaire.

Pouls artiriel.

Inspection. — L'artère temporale est (lexueuse et très apparente chez les athéromateiix {siffjte de Ui temporale). Les carotides battent violemment {danse des artères) dans le cas d'insuffisance aortique (même latente), chez les atbéromateu\, chez les hystériques et les névropathes.

L'aorte abdominale communique souvent des battements épigaslriqiies h la paroi abdominale. Leur constatation n'a pas, par elle-même, une réelle valeur séméiologique, car ces battements existent chez des individus sains. Chez les individus nerveux, ils sont très Tréquents; nous en reparlerons a propos de l'examen de l'appareil digestif.

P.tLf-iTioN, — On peut palper toutes les artères

pu

POULS AHTÉRIEL. 37

^-itiluéGS jiuperfïcieHeinfntiiii-dessiis d'un plan védstant.

V La palpatioii peut i-tre faite loralement, sur un point déterminé, afin de se rendre coinpte,de la circulation d'un lucmbrc (par exemple en cas d'anévi-ysme), ou de l'état de rigidité plus ou moins prononcée des parois des vaisseaux (artère en tuyau de plume dans i'artërioscIéroKe). Mais dans ce dernier cas, on ne peut généraliser et conclure tl'une façon certaine â l'artériosclérose de l'aorte ;

:!" La palpation a pour but la recherche des qualités du pouls. La radiale, dans la gouttière du grand palmaire, est l'artère que l'on choisit de préféi-euce, mais d'autres artères (faciale, pédiense, etc.) peuvent être explorées par la palpation. L'exploration de la radiale ganche permet de faire conjointement l'auscultation du

il faut pal|icr l'nrlére U'ijèrcment^ en évitant toute pression, avec un ou deux doigts de la main droite. Lorsque le pouls est petit ou bondissant (insuriisance aortique), il est recommandé d'élever l'avant-bras du malade, le coude restani appuyé sur le lit, de façon à diminuer la tension et îi augmenter l'amplitude des pulsations.

Pouls rt-current. — Loi-squc, par la pression, on

rète la circulation dans une arlcre, après un temps ariable les batlemenis se rétablissent en aval du point de pression, an moyen des anastomoses artérielles, c'est ce qu'on appelle le pouls récurrent. Le laps de temps écoulé est important à noter, car il permet de juger de l'état fonctionnel dn cœur.

JVutiiéraliou du pouls. — Les montres à seconde servent à celte ruclierehe. On compte pendant un quarl de minute, l'on répète plusieurs fois l'opération et l'on

prend une moyenne pour établir le nombre des pulsations par minute. Le médecin doit attendre quelques instants pour l'aire la numération du pouls, car les malades, émus par son arrivée, présentent souvent une accélération passagère du pouls.

AisciLTATioN. — Les stéthoscopes employés doivent avoir un orifice inférieur étroit.

On ausculte la carotide primitive sur le bord interne du sterno-mastoïdien, à deux travers de doigt au-dessus de la clavicule.

A l'état normal, et avec une pression très légère on entend deux bruits ou chocs ^ quelquefois un seul. Le premier semble résulter de la tension artérielle au moment de la systole cardiaque (bruit cardio-systolique) ; le second est la propagation du deuxième bruit aorli(iuc (bruit cardio-diastolique).

A Tétat pathologique, certains souffles cardiaques se propagent dans la carotide. Les souffles aortiques sont mieux perçus dans la carotide droite^ les souffles pulmonaires dans \r càvoiide gauche. Ces souffles propagés ont la même tonalité que les souffles cardiaques qui leur ont donné naissance, ce qui permet de les distinguer des souffles produits mécaniquement par la compression trop forte des vaisseaux, au moyen du stéthoscope.

On ausculte Vartère fémorale au niveau du pli de Taine, au-devant de l'éminence iiéo-pectinée.

A l'état normal, avec une pression très légère on entend deux bruits ou chocs. En augmentant un peu la pression, il se produit un souffle.

Dans certains états pathologiques [insuffisance aortique^ chlorose, saturnisme...) si Ton a soin d'incliner légèrement le stéthoscope, comme si Ton

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