P0DL9 NORMAL
voulait recueillir dans rintitrumeiit une partie du courant sanguin, on perçoit deux soufflt-s au lieu d'un ; c'est le double souffle inlenitiltent crural de Duror/cr. Pour que ce second souffle se produise sous l'elVel de la compression, il Taut de plus qu'il existe un reflux anormal du courant sanguin. Ce rcflu.x est àCi à ce que la teusion sanguine est plus Taible dans l'artère située en umont du stéthoscope que dans l'artère située en aval. Cette dilTérence de pression eiiiste tout spécialement dans l'insulTisance aortique.
Dans toutes les artères de calibre notable, on peut encore constater des souffles autochtones lorsqu'il existe des lésions des parois (athérome), des dilatations ou des rélrécisseinents (anévrysmes, aortite, athérome...), des compressions (suultle utérin). Comme nous l'avons dit, ils ont un timbre spécial qui permet de les distinguer des souffles cardiaques propages.
Pouls normal. ]
Le nombre des pulsations, par minute, varie avec
l'âge. Il est environ de 1 JO à la naissance, de 70 chez
l'adulte; entre ces deux époques de la vie l'on trouve
des nombres intermédiaires. Enfin, dans l'extrême
1 vieillesse (quatre-vingts ans), ce nombre est de 80.
Nous représentons ces variations dans la courbe cijointe (fig. 13).
Hais il importe de se rappeler que ces chiffres ne sont que des moyennes et que des exceptions peuvent se rencontrer, c'est ainsi que certains individus, en bonne santé, n'ont que 40, 30 pulsations à la minute.
Comme pour la température, et aux mêmes heures, il existe des fiin'dfinns niji^lhémi^res du pouls
nombre des pulsations et le degré tiiermo m étriqué
passent pur deux maxima (dix tieiiies du matin et cinq
no.
:tCL.
siy
heures du soir), et dciiv miniina (si\ lieiires du matin et midi). Le minimum de si\ heures du malin est le plus accentué, de mtmn que le maximum de cinq heures du soir.
Une courbe de ces variations aurait donc l'aspect de la figure 16.
^* ^-"M-Li^i
Pig. 19. — Variations nycllii!»
En pratique, on tient peu compte de ces différences
légères.
Les pulsations sont accélérées par les hautes températures, par rabaissement de la pression atmosphériijue ; elles sont ra/enliex par les eau
■^' POULS PATHOLOGIQUE. Pt^
Les exercices physiques violents h dipp'.ti n les émotions précipitent le pouls
A l'état normal le ponls ne bdt pas a une licIphl-c absolument ijtlinieo au moment de I etpiialiun un rnIcntissumcDl se pioduit mais il est peu perceptible. Lesmëdccins militaires ne donent pas ignorer que, jiar la force de iu vohmli certains simulateurs arruent 11 précipiter ou a loleatir leurs battements rardiaipies, et ]>;ir suite à I iiic varier le nonibit, de Icuis piiK liions.
Pouls pathologique.
Ses principaux caractères sont :
Vitesse. — Le pouls peut être accéléré ou ralenti.
I" Poulx rapide. — Nous l'envisagerons dans les jiirections fébriles et dans les affections apyrétiqucs.
a) Pouls rapide dans les aff'i'rUnns fébriles. — En ,Q;énéral, le pouls estd'autant plus fréquent que la température est plus élevée. Pour I" d'élévation audessus de la température normale, le pouls augincnle d'environ 15 pulsations par minute. Ce qu'on peut
écrire en abrégé - ^^ constante.
Certaines maladies font exception à cette rè|rle; à une température, élevée correspond un pouls relativement peu accéléré. Dans la fièvre tj pboïde, on trouve T — W,;iet P = 11U; dans la fièvre jaune, ait délml, on trouve : T ttz 40" et P ^: 95. Nous écrirons donc pour ces maladies : T>P.
D'autres maladies (scarlatine, rhumatisme, péritonite) présentent un rapport inverse; le pouls s'élève plus vite que la température : T<P.
Chaque maladie a sa formule propre, comme rapport
42 EXAMKN DU POULS.
sphf/ffmo'ihermométrique. et toute modification^ dans cette formate^ est un facteur de gravité^ lorsqu*elle se fait dans te sens de Faccélération du pouls.
Prenons un exemple. Supposons que, dans le cours d'une fièvre typhoïde, la température baisse, mais que le pouls s'accélère : il y a menace d'une hémorragie ou d'une perforation intestinale. Si, à la fin d'une fièvre typhoïde, la température descendant en lysis, suivant son mode régulier, le nombre des pulsations î augmente, le médecin doit rechercher une complica- \ lion cardiaque possible myocardite) et se rendre 1 compte de la gravité du pronostic. De même dans * Tappendicite, lorsque la température baisse ou reste \ stationnaire, mais que le pouls se précipite, le pronostic devient grave.
h) Pouls rapide dans les affections apyrétiques. — L'accélération du pouls peut être passagère^ persistante ou revenir par accès.
Une douleur aiguë, un trouble digestif, une légère intoxication (alcool, tabac) produisent de l'accélération passagère du pouls.
Chez les névropathes, les débilités, le pouls s'accélère sous rinfluence la plus légère. Dès le début de la tuberculose, le pouls est souvent instable, et ce signe a non seulement une grande valeur diagnostique, mais une valeur pronostique, car il indique une forme éréthique, à évolution rapide.
Si, au lieu d'être passagère, cette accélération devient permanente et atteint 120 à la minute, dans une période plus avancée de la tuberculose, le pronostic est toujours très grave.
Dans le coilapsus, avec température liyponormale,
"POULS PATHOLOGIQUE, le pouls peul atleindre des cliiiïres excessifs (P = ItiO). ce qui est toujours d'un mauvais pronostic.
Le pouls est fréquent dans toutes les cardiopathies, â la période asystolique, dans certaines myocardites. dans les paralysies du pneumo-gastrique, les myélites, les polynévrites, etc.
Dnns l'angine dn poitrine, la maladie de Basedow, la fréquence du pouls survient par accès.
Knfin, il existe une maladie, sine malerid, appelée tachycardie essentielle pafoxijstii/ue, où le nombre des pulsations est extrêmement élevé. Avant de porter ce diagnostic, le médecin doit faire un examen détaillé du malade, et eu particulier envisager la possibilité d'une tachycardie d'origine hystérique.
2° Pouls lent. — Le pouls est lent, lorsque le nombre des pulsations régulièrement rijthméps, perçues à la radiale, est inférieur â TU à la minute; il peut tomber à 30 ou 20. Si des ondées ne sont pas perçues (arythmie, asystolie), cela ne constitue pas un ralentissement.
a) Pouls lent dims les affections fébriles. — Dans la méningite tuberculeuse, l'artère vibre sous le doigt comme une corde de basse et détache une série de coups parfaitement isolés les uns des autres (Killiet et ilartliez). Ce ralentissement coïncide le plus souvent avec de l'hyperthermie (pouls dissucié). Ce signe est plus rare dans les méningites non tuberculeuses.
b) Pouls lent avec apyrexie ou hypothermie. — Avec hypothermie, le pouls lent se produit â la période de convalescence de toutes les maladies aiguës infectieuses.
Dans ïictére, la lenteur du pouls est remarquable, mais elle n'est souvent qu'apparente, comme nous le dirons plus loin au sujet du rythme couplé.
44 EXAMEiN DU POULS.
Dans les crises douloiireiises, clans certains troubles digestifs, au lieu de la fré(|iicnce que nous avons signalée, on peut constater, dans certains cas, un ralentissement passa f/rr.
Le pouls lent persis fan f existe dans certaines formes de myocardites (type bradycardique^ dans le rétrécissement mitral, dans le rétrécissement aortique (le plus souvent I, dans les atlections et tumeurs bulbaires, dans la méningite cbronique, etc.
Pour certains auteurs, il existerait un pouls lent permanent essentieL
Chez les neurasthéniques, le ralentissement considérable du pouls, au moment de Vexpiration^ peut faire croire à une arythmie par cardiopathie organique. Les autres signes lèveront tous les doutes. Ce phénomène serait du à une surexcilabilité particulière du centre cardiaque, et serait à rapprocher, au point de vue pathogénique, de la tachycardie orthostatique (pouls rapide dans la station debout ).
La constatation de la lenteur du pouls peut aider au diagnostic; c*est ainsi que dans Tattaque apoplectique, au début, le pouls est ralenti ; il est au contraire rapide dansTattaque apoplecti forme, qui se produit au cours de certaines atlections (sclérose en plaques). Dans le premier cas, le pouls lent durable est d*un bon pronostic.
Hauteur, — Le pouls peut être haut ou petit.
1° Pouls haut, bondissant, — La paroi artérielle atteint très rapidement son maximum d'expansion, pour revenir également vite à son état de contraction. Le battement, perçu par le doigt, est rapide et bondissant (pyrexies graves, hypertrophie cardiaque de tout ordre et résultant surtout de Vinsuffisance aor-