I. —INSPECTION
C'est le procédé le plus simple; il se combine avec tous les autres. C'est surtout chez Tenfant, qui ne parle pas, chez les déments, que Tinspection rend d'importants services.
1° Inspection immédiate. — Elle se fait sans le secours d'aucun instrument. Elle permet de se rendre compte de la position, du faciès, du degré de maigreur ou d'obésité du malade ; — du volume, de la coloration, des déformations des diflerentes parties du corps; — des taches, des éruptions, etc.
Pour bien voir, il faut être bien éclairé, comparer les deux côtés du corps. Il faut agir avec rapidité (à cause du refroidissement possible du malade), et toujours prendre une vue d'ensemble du corps, tout en ména-
Palasxe de Champeaix. 1
2 MOYENS PBYSIQUES D'EXPLORATIO.X.
géant autant que possible la pudeur des malades.
2® Inspection médiate. — La vue est aidée par des instruments : microscope, miroirs (spéculums, ophtalmoscope, larjngoscope...}, thermomètre, etc.
Les recherches bactériologiques, chimiques fournissent un appoint important à l'inspection médiate. Les ponctions exploratrices aident, dans beaucoup de cas, au diagnostic (nous ne les citerons pas de nouveau^ dans chacun des nombreux cas où elles peuvent être employées;.
Pour le moment, nous dirons seulement quelques mots de deux moyens usuels d'inspection médiate : la mensuration et le pesage.
Mensuration, — Les principaux instruments employés sont les rubans métriques, les cyrtomètres f'pour le thorax j, les pelvimètres et compas d'épaisseur (pour le bassin). La topographie crànio-cérébrale, l'anthropologie nécessitent des instruments spéciaux.
Quel que soit Tinstrument dont on se sert, il faut que la pression soit uniforme à chaque mensuration. Le malade doit occuper la même position. Des repères fixes (mamelon, ombilic.) servent à noter les distances, sur l'observation clinique.
En cas d'atrophie des membres, les indications fournies par la mensuration ont une grande importance.
A propos de Texamen du thorax, de Tabdoraen, nous aurons à revenir sur ce moyen d'exploration.
Pesage. — Le pesage se fait au moyen de bascules (chez les adultes;, de balances dites pèse-bébés (chez les enfants). Chez ceux-ci, l'importance des pesées est devenue, grAce à nos maîtres de l'art obstétrical, de notion courante. Chez ceux-là, les pesées suffisamment répétées permettent de suivre l'amélioration ou l'aggra-
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valioli dans l'état général, et sont un des nieiilpiirs éléments du pronostie.
Chauffard conseille même de peser chaque jour le malade porteur d"nn lipancliement (pleurésie, ascite...), et d'élablir une courbe des pesées.