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DES PALPITATIONS

lésions (le fibro-capillarite i de coronarite en particulier), puis, à une période plus éJoignée, des lésions d'artériosclérose généralisée. Ces Usions provoqueront, à leur lour, des crises liypertensives et vaso-eonstrictives accompagnées de spasmes douloureux du ctpnr, de palpitations.

Ces mêmes lésions d'artériosclérose généralisée peuvent n^sulter également de l'action de poisons hypotensifs.

Les médicalions que l'on met en usage pour combattre les palpitations sont variables, suivant qu'il existe de l'hypertension ou de l'hypotension : le repos, la diète lactée, les purgatifs, les diurétiques, les jodures, les nilrites... sont utiles en cas de palpitations avec hypertension ; les applications de Troid ou de chaud ( partielles ou générales), les toni-canliaques, les injections salines provoquent la contraction des vaisseaux périphériques, diminuent par conséquent l'hypotension, et apportent un soulagement au cœur dont le travail devient moins considérable.

Les causes qui peuvent produire tk» ebungements de pression dans l'organisme sont nombreuses; nous les diviserons en causes réflexes, méctinii/ues et toxiques. Dans ces dernières nous comprendrons l'intoxicalion (endogène ou exogène), sons toutes ses formes, par les poisons chimiques, microbiens, organiques. Certaines glandes, à sécrétion interne, produisent des principes hyperlensifs ouhypotensil's; c'est ainsi que les capsules surrénales sécrètent un produit hvpertensif, l'adrénaline.

L'organisme peut de ie sorte réagir Jusqu'à un certain f point et pendant un certain lemps, et maintenir l'équipiibre de la pression.

Pour classer les palpitations, nous sommes donc amené à rechercher les principaux syndromes, qui s'accompagnent de modifications de la pression artérielle, avec ou sans lésions consécutives au niveau du cœur et des vaisseaux.

1. Palpitations avec h vPEaTENSioN. — A) Causes réflexes. — Une émotion brusque et violente produit une hypertension transitoire, d'origine cérébrale, qui peut s'accompagner de palpitations.

B) Causes mécaniques. — Angine de poitrine, hypertrophie cardiaque, dilatation cardiaque, sclérose du cœur, insuffisance aortique^ myocardite (aune certaine période).

(Ces hypertensions, si elles sont permanentes, déterminent des lésions de sclérose partielle ou généralisée.)

C) Causes toxiques. — Goutte, rhumatisme, mal de Bright, syphilis, maladie de Basedow, dyspepsies, troubles de puberté et de ménopause. — Tabac, alcool, café. — Saturnisme. — Lésions des capsules surrénales.

(Même remarque que précédemment pour les lésions matérielles.)

n. Palpitations avec hypotension. — A) Cause réflexe. — Exercices violents. Influence des hautes températures.

B) Cause mécanique. — Hémorragies, pleurésie, péricardite, înaladie mitrale,

C) Cause toxique. — Fièvre typhoïde, tuberculose, anémie, chlorose.

Enfin dans certains états pathologiques (maladies du système nerveux, épilepsie, hystérie, neurasthénie, hypochondrie, chorée), les palpitations sont fréquentes et résultent de Thypertension ou de Thypotension de l'appareil circulatoire, suivant la phase de la maladie.

Pour être complet, cet examen doit portersiiile ne/., le larynx et les poumons.

Les emameiis détaillés du nez et du larynx, les diagnostics précis des maladies de ces cavités nécessitent une grande expérience que seuls les spécialistes peuvent jivoir. Mais tout médecin doit être capable d'acquérir des notions sur l'état pliysique et Tonctionnel de ces cavités.

Nous ne ferons donc qu'un exposé rapide de l'examen séméiologique du nez et du larynx, renvoyant pour les détails auît ouvrages spéciaux.

Nez et fosses nasales.

Par l'inspeclion imméliale on se rendra compte de la forme du nez. qui peut être déprimée isyphilis. seroTule].

Dans certains cas, la dj spnée se traduit par des battements rapides des ailes du nez.

Lorsqu'il existe une obstruction des fosses nasales (calarriie. tumeurs...), le malade dort la bouche ouverle.

L'inspection médiate des fosses nasales se fait au moyen d'un spéculum nasal et d'nn miroir réflecteur, pour la partie antérieure {rhinoscopie antérieure). Cet examen est très Tacilité par l'anesthésie de la muqueuse au moyen de la cocaïne. On examine la position du

septum et la forme des cornets ; on constate la présence des polypes, des ulcérations, etc.

Les ulcérations des fosses nasales peuvent provenir des cavités avoisinantes (sinus maxillaires et frontaux, etc.). On peut avoir recours au procédé d' Heryng : le malade est placé dans une chambre obscure, on met dans sa bouche une lampe Edison, et la différence de transparence d'un côté de la face constitue un signe de probabilité en faveur d'une sinusite (ce procédé n'est applicable qu'aux suppurations des sinus frontaux et maxillaires).

Pour l'inspection de la partie postérieure des fosses nasales, on se sert d'un miroir (dans le genre de celui employé en laryngoscopie) qu'on introduit dans la bouche, et d'un miroir réflecteur. La pratique de cette rhinoscopie postérieure demande une grande habileté, et n'est pas toujours possible chez les enfants. On peut ainsi constater la présence de tumeurs, d'ulcérations, de sécrétions anomales...

La palpation permet de se rendre compte de la perméabilité des fosses nasales. Il suffît de faire respirer le malade par le nez, après avoir fermé alternativement l'une et l'autre narine.

Le toucher digital de l'arrière-cavité des fosses nasales est très utile, et remplace avantageusement, chez les enfants, la rhinoscopie postérieure. Il permet de constater, en particulier, à la voûte du pharynx, la présence des végétations adénoïdes (amygdales pharyngiennes hypertrophiées), qui produisent des troubles variés, surtout du côté de la respiration.

Laryn:

1 interne du larynx se Tait au moyen d'un miroir (lori/ngoscope), qu'on enfonce plus ou moins, suivant les individus, du cdté de la paroi postérieure du pharynx. Un faisceau de lumière est projeté sur le laryngoscope au moyen d'un miroir frontal.

Cet examen permet de se rendre compte de l'état auatouiique et des lûsions des parties constituantes du larynx, et en particulier de la coloration^ dn gonflement, des ulcérations, des néoformations des cordes vocales, (lu jeu de ces cordes pendant la respiration et la plionation.

Chez les enfants en bas âge, l'examen au miroir est le plus souvent impossible; la /la^/ja^j'on avec l'index peut donner des renseignemenis utiles.

Chez un malade qui asphyxie, l'examen au laryngoscope est inutile et même dangereux. Par la simple inspection, on devra rechercher si la dyspn<!e et la suffocation sont d'origine laryngo-trachéale. Cette dyspnée est purement ins/iirafi/ire et stridente {cornaye). Il s'y ajoute souvent du tirinje siis-xlerniil (dépression audessus du sternum à chaque inspiration), et même du lirar/e soussternal (dépression au niveau du rebord des fausses côtes). I.e malade rejette la tête en aiTJëre dans la sténose laryngée ; dans la sténose trachéale, la tête est projetée en nvant.

Les crises de sull'ocution indiquent la nécessité d'une prompte intervention opératoire.

Sans instrumentation, on peut encore se renseigner par l'interrogatoire et la recherche des signes fonctionnels. Tel malade, atteint d'une douleur au niveau du

100 EXAMEN DE L'API-ABEIL RE^CtRATOlHE.

larynx, douleur que la pression exaspère, se plaint en outre <(e troubles de /n dégluCitiim. Cliez un autre, les troubles de la phonation prédotnlnenl ; la voix est enrouée, àilonnle. Dans/'o/iAofi/f, le malade ne peut articuler aucun son, il parle à voix chuchotée.

Dans l'hystérie, il peut e\isterune aphonie complète mais passagère, par cousOipient sans gravite.

Poumons.

A. AhATOMit. — Le poumon dniiL a trois lol>es. le gauche deux. Les cavités pleurales ne sont pas remplies en bas; au niveau de l'incisure cardiaque la plèvre n'est remplie que dans les grandes inspirations. Ces

cavités pleurales conslituent les expnces p/fia-im.r tom* ptéinenlaire». C'est sur le bord inféro-ex terne du poumon que l'espace complémentaire est le plus vaste, c'est le ainus costo-diaphrttgmnliqup. Il dépasse le

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