DES PALPITATIONS
Lorsqu'un malade sent son creur battre, qu'il éprouve ;éne précordiale ou une sensation d'angoisse plus
OU moins prononcée, on dit qu'il y a palpitation.
La palpitation peut, dans certains cas, se réduire à un phénomène essentiellement subjectif, tandis que dans d'autres cas, elle s'accompagne de modifications de vitesse, de rythme, et surtout d'intensité des battements cardiaques.
Les changements de pression au niveau de l'appareil circulatoire semblent être les causes déterminantes des palpitations.
Marey a prouvé, par des expériences, que Thypotension au niveau des vaisseaux périphériques (par suite de leur dilatation) produisait une accélération de la vitesse des battements du cœur. Celle-ci, à son tour, détermine une fatigue du myocarde qui se traduit, comme toutes les fatigues nuisculaires, par des sensations douloureuses. Mais pour qu'un muscle se fatigue, il faut que le travail qu'il fournit soit excessif ou que sa structure histologique soit modifiée. Une accélération modérée et passagère des battements du cœur, lorsque le myocarde est sain, ne produit pas de palpitations. Au contraire, si le myocarde est tant soit peu lésé, une accélération légère et surtout persistante produira des sensations plus ou moins douloureuses, revenant à intervalles plus ou moins rapprochés.
L'hypertension produit des spasmes douloureux. Le spasme intestinal du saturnisme semble provoqué par l'hypertension, d'après Vaquez. De même, il est logique de penser que l'hypertension, au niveau du cœur, peut produire une crise vaso-constrictive et un spasme douloureux consécutif.
Cette hypertension peut n'être que partielle, être localisée au cœur, au niveau des vaisseaux coronaires.
En cas d'hypertension permanente, il se produira des