‹ Manuel de sémiologie médicaleChapitre 32 sur 113 · I DU THORAX · texte numérisé non relu

I DU THORAX

lit

pneumonie, la bronclin-pneumonie, la tuberculose, l'atélectasie (maiiijiie rl'air dans les alvéolesi, etc.

Henuirque. — Dans certains cas d'emphysème on de pneumothorax, avec pression très forte de i'air, on peut trouver de la matité ou de la ijubmatité (au lieu du tympanisme habituels La diminution des vibrations vocales el du murmure vtsiciilaire s'ajotiteot, dans ce cas, à la matiié. ce ijui n'a pas lieu en cas (le condensation du parenchyme.

ComBES riE [,A HHTrrÉ dans h pleurésie. — La coni-be a la l'orme d'une parabole, doni le sommet esl à l'angle de l'omoplate. La branche anléro-latérale s'abaisse en pente douce vers le sternum. La brandie postérieure s'infléchit vers la colonne vertébrale. A mesure que l'épanchemeul augmente, les branches tendent vers l'horizontale : cnurbe/i <1e Damoisenu (liR. 4ft côté droit).

rîiOi'sque le malade se tient surtout dans ie déenbitu: rai. ftn a la rtnirhe de Gnrlunil dont le sotninet es léralemeiit silm- dans l'aisselle (Hg. 19 et 50

Cette courbe détermine en arrière le Iriunijle île Gnr-

land, et en avant le triangle d'Aulric.

Courbe (II- Garland (vue de tôli}.

Ces dilTérentes court>es, surtoi radiuscopie, semblent dues, d'après Barjon, à l'actiun de la pesanteur sur le liquide, an rel'oulement du poumon élastique et r la fixation de cet organe au niveau de son hile.

Dans les pleurésies à liquide peu visqueux, les clian- ({emenls de position amènent des déniveUements dont on peut se rendre compte par la percussion et en attendant quelques minutes. Le poumon se rapproche de la paroi postérieure et le liquide s'accumule dans la partie , laissée libre en avant. La percussion doit être légère, car il se produit un simple changement de sonorité au niveau de la lame liquide mobilisée, vu sa faible épaisseur (Cassaët).

Dans le séro ou pyopneuniothorax, le liquide se metj à niveau de suite.

2° E'iAOÊHATlON DU SON PL'LMONAL. — TïMPAMSME. — LB J

son pulmonal peut conserver ses principaux caractères, j mais être augmenté d'intensité, quelle que soit d'ail- | leurs sa tonalité, qui est plus ou moins basse. 11 y a,J

^^1 dans ces cas ^V percussion. C

PEHCUSSlOPi DU TllOKAX. 1(3

dans ces cas, simple exagération du son normal de percussion. Ceci se produit chez les personnes maigres, dans certains casd'emplijsème...

Le plus souvent, le son piilmonal prend, en même

temps, un véritable caractère musical, il a un son

harmonique, une résonance spéciale, quelle que snit

ailleurs sa tonalité (aiguë ou grave), et on dit alors

! (pi'il y a tympanisme ou skndisiue.

Expérience de Skodn. — Un poumon, retiré de la

poitrine et modérément insnffîë, donne à la percussion

msontympanique.&'ilesttropinsufflé,onadelamatité.

Il Tant donc, pour avoir du tympanisme, que la

ension de l'air soit plus forte r/u'à l'étal normal, et

■que le parenchyme ne soit pas trop tendit, Celui-ci ne

'^oit pas vibrer, sinon les vibrations non concordantes

["du contenant et du contenu produisent des înterré-

y renées, qui enlèvent tout caractère musical au son de

k fercussion.

A l'état normal, c/ies l'adulte, l'air du poumon n'est '.pas assez abondant, le parenchyme n'est pas assez relâché, c'est pourquoi ta percussion ne donne pas le lOD tympanicpie. Élati pathologiques avec tympanisme. — l'n mpanisme grave existe le plus souvent dans le Hueumo'tborax et l'emphysème, dans les fortes distensions de suppléance. Dans ce dernier cas, les parties (Mines suppléent aux parties devenues imperméables (pleurésie, pneumo-congestion...), " Le crtlé saiii, dit Grancber, sonne mieux, respire plus et vibre davantage. » Mais,- un moment donné, si la compression du poumon s'exagère par tassement sous la pression d'un liquide abondant (pleurésie), le tympanisme prend d'abord une tonalité élevée, puis rapidement fait place à de la

114 KXAMEiN DE L'aPPaHKIL RKSPIUATOIRE.

subiïiatité. Le sou Uarmoaique, qui est la caractéristique du tympanisme, a disparu; les conditions nécessaires pour qu'il se produise n'existent plus. En conséquence, lorsque la submatité remplace le skodisme dans une pleurésie (skodisme sous-claviculairo, c'est signe que Tépanchement augmente.

Schémas de Grancher. — Le skodisme ou tympanisme sous-claviculaire [T) étant constaté, Grancher a recherché son mode d'association avec la respiration (It) et les vibrationa vocales (V).

1** T + î V+ ; R + :^ tympanisme de suppléance, qu'on rencontre dans certaines pleurésies ou pneumonies. Dans ces cas le tissu pulmonaire fonctionne suractivement.

2**T + ;V-|-îI^ — = tympanisme de congestion pulmonaire (tuberculose...) ou de compression (pleurésie ancienne).

3°T-|-;V — ; R — = tympanisme de compression bronchique (grosse bronche comprimée par une pleurésie médiastinel, ou d' œdème pulmonaire.

Le schéma 2 est particulièrement important. En cas de pleurésie, il doit faire redouter sa nature tuberculeuse, lorsqu'il est « précoce, stable et permanent » (Grancher).

3° Timbre modifié du son de percussion. — Le son pulmonal peut, dans certains cas, avoir un timbre tout particulier, c'est encore du tympanisme, mais à caractère bien spécial.

Lorsque la grosse bronche gauche est entourée d'un tissu condensé et qu'on la percute, on a -un timbre spécial, (|ui ressemble au son donné par la percussion du larynv ou de la trachée : c'est le son bronchique ou son trachéal de Williams.

rEBClSSKiN DC THORXS.

^^r La percussion ir»iio cavcmi* sti|irr(îcii<llr ilnnnr un

^Bwm cnrtntmjr, ca^itaîre q<ii chaiijip 'le 1«n, siiivniil

^^ que le mulaife ouvre <ni frnnc la Wiirlii^. Cdlc-oi tnH

afSwi 4e résoniialfur. C'est le son rfc H'iit/riVA.

Si celle caverne cominiiiiii|He jiar une ttiiM'rliire xtile a«cc une bronclie. l'nir s'ëchaiipe pnr siiilo ilo In on. el ton a le hniit de ml fHé. L'iïoliftpiicpeut de Tair pmHiiit en intime tein[)s \\n brnil de sitiiffli* jer, sorte de clatuienient bref et court. PJopry imite ee ruit en frappant sur le genou les mnins n^iinies en Rïrme de cavité.

Le bruit amp/iorique, i\m\ se imuitiit au niveuii de« randes cavités (grtiudes cavernes, pneuiiiiitboruv), o»l jaaiogue au son ijue provoque le i-hoc du dolgl sur ntie Eârafe, à moitié remplie de liquidi'.

y Le bruit d'airain resseinlile au |ir(*eéticnt, lu ulls mêtalliipie y est plus net. Il so produit dan» jeu hiiues cas.

PercDâHton da thorax combln<t<' avec d'autre» moyens d'cx|ilorittlon.

Pehcussion kt i'ai.p*tjo,\. ^ pHlpiiliori eu iuiuit, purcussion eu arriére : scnsiitioii de. rhnc diinf li' ni» di< pleurésie [procédé He Uellochj,

Percussion et *tsctLT*TioN. — 1' Perrunion mêlai» lif/iie avec des pièces de monnaie en aviinl, deii»i<>mo espace intercostal, iiusi-ultrilion l'ti iirricrc : hrtllt d'airnin de Trousseau {pnt;uni'itbiinix ,

2" Signe du son ipitresj, — Mi''ine l(>el)nii|ui* ifiie précédemment. En cas dV'panr.iienienl piiuirél|(|iie, ji* son change au niveau de répanrlieni«n( ; il de«icnl bref et dur. ïenible nnitre non* l'arciUs i ji» «jhmlion»

ne EXAMEN DE L'APPAREIL RESPIRATOIRE.

sont vite éteintes. 11 ext comparable au hniit de pièces de monnaie qu'on Trapperait dans l'eau.

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