II. — PALPATION DU THORAX
En posant les mains à plat, l'une en avant, l'autre «(1 arriëred'un thorax, on étudie sa ronformation générale. L'inspection et la mensuration confliment les tonnées fournies par la palpation.
Le médecin doit savoir que le côté du malade, qui ''«st le plus éloigné de sa personne, alors qu'il étend davantage les liras pour en Taire la palpalion, lui •semble plus dilaté. Par l'habitude il évitera racilement Lcette erreur, et il pourra d'ailleurs contri\ler les résnl- K'-tets, en se plaçant successivement de cbaque côté du naïade.
La palpation profonde permet da se rendre compte
Bisous les clavicules en particulier) des douleurs res-
^Mnties au niveau des parties lésées, bille permettra de
Kaliser ou de suivre le trajet de certaines douleurs
ïaévralgiques. C'est ainsi que la pression sur la dixième
lôte, à deux travers de doigt de la ligne médiane pro-
KfVOi(ue une douleur, dans le cas de névralgie du phré-
ïvique {boulon dinphi'aynmlique). En cas de ncvralgie
dotncostale, il existe des points douloureus {points de
normales ont été données précédemment. Les limites inférieures peuvent varier : elles sont relevées par refoulement du diaphragme (ascite...), ou rétraction des poumons, des plèvres; elles sont abaissées dans Temphysème (en dehors de Tinspi ration).
La percussion immédiate, avec les doigts réunis ou un doigt d'une seule main, faite suivant la méthode des grandes enjambées (pour la partie postérieure du thorax), permet de prendre une idée d'ensemble du degré de résonance de la poitrine.
Dans la percussion détaillée, il faut toujours com^ parer à chacjue niveau, à droite et à gauche, les résultats obtenus.
1° Matité. — SuBMATiTh^ l^ov. Jloijens physiques d'exploration^ de la percussion en général).
Le doigt sur lequel on percute sent une diminution d'élasticité.
Le son de percussion devient mat ou submat, dans les cas suivants :
1° Paroi épaisse ou rigide ;
2° Défaut d'aération^ qui lui-même peut relever de causes diverses : a) obstacle à l'entrée de l'air (voies supérieures) ; b) exsudats oblitérant les alvéoies ou embolies des vaisseaux ; c) épaississement des cloisons interlobulaires et interalvéolaires ;
3° Condensation^ induration du parenchyme puU monaire;
4° Refoulement des poumons loin des parois thoraciques par une collection liquide (pleurésie) ou une tumeur solide,
La matité est absolue, compacte dans les fortes pleurésies (matité hydrique)^ dans les tumeurs, dans la spléno-pneumonie ; elle est moins prononcée dans la