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AUSCULTATION D8 LA POITRINE

tCes derniers sont seuls perçus distinctement, au moent de l'inspiration, par l'oreille qui ausculte; ils consUtuent ee qu'on appelle le iiniritiure véskiifaire 011 bruit de l'inspiralion. Les autres bruits, produits dans les parties hautes de l'arbre aérien, ne sont per- ^vrçus que d'une façon tout à Tait indistincte. ^^V Le murmure vésiculaire inspiratoire est donc un bruit ^Hmé sur place, sous l'oreille.

^^^ Le mécanisme lie production de ce murmure est discuté par les auieurs. D'après Woillez, il serait dû au brisement de l'air sur les éperons bronchiques, et au renrorcement des petits bruits, ainsi produits, au niveau des culs-de-sac aériens (résonance ou écho à petite distance).

Le déplisxement du lobule est également indispensable à la production d'un murmure normal (Barth et Roger).

La perception du murmure vésiculaire prouve la perméabilité et l'intégrité descanaux bronchiques et du lobule, lorsque le malade fait des mouvements normaux de respiration, c'est-à-dire donne au courant d'air une certaine vitesse. Elle ne prouve pas l'intégrité nbxohie du parenchyme pulmonaire, car les lésions disséminées ou profondément situées du parenchyme n'ont pas de

)n sensible sur le murmure vésiculaire.

> A l'expiration, par suite du renversement du cou- Uitaérien, le bruit vésiculaire ne peut reproduire, et IgiiJs subsistent les bruits nés au niveau des bronchioles, ronches, trachée et larj-nx. A l'état noritial, le bruit y)iratoire est doux et moelleux et se passe dans les •onchioies ; les autres bruits ne sont perçus que dans 18 expirations fortes et bruyantes. L'expiration nous renlleignera donc surtout sur l'état des C8» *■ ' =iues.

H8 E>;AMIi\ DE l'appareil H ESPIIUTOIHE.

Modalité» pathologriqucH des bruits respiratoires.

Nous étudierons ces inodalilés au point de vue du rythme, de l'intensité, de la tonalité et du timbre.

I. Rythme. — Nous avons déjà parlé, au sujet de i'inspeiition du thorax, de la fréquenee des mouvements respiratoires. Nous traiterons a part la dyspnée et l'asphy.xie.

\ l'auscultation, on peut eacore reconnaitre deux modilications importantes du rythme respiratoire :

1° Respiration saccadée. — Dans certaines maladies, en particulier la tuberculose au début, les pouraous tnRItrés sont moins perméables à l'air, (^ehiî-ci est arrêté par certaines bronches obstruées, il arrive plus vite par les bronches saines, d'où la production de soccarfes, eAistantbeaucoupplus souvent à l'inspiration qu'à l'expiration. En respirant plus ou moins vite, le uialade fait varier le nombre des saccades.

Mais nous ne saurions trop mettre en garde les débutants au sujet de rinterprétation de ce siji;ne, qui peut se produire en debors de tout état pathologique, et résulter d'une émotion, d'une douleur superficielle du thorav (pleurodynie) amenant des contractions musculaire spasmodiques.

Potain a fait remarquer {[ue les mouvements tumultueux du cœur produisaient, surtout sur les marges pulmonaires, une respiration saccadée rythmique du

2" Expiration prolongée(Aackson,i8'â3). — Puisque le bruit expiraloire naît au niveau des bronches, l'intlammatioQ de la muqueuse de ces bronches sera la cause de production de ce rythme anormal.

AUSCULTATION DE LA POITRIMi;, 119

L'expiration prolong.'ù s'accompagne de rudesse de

l'expiration. C'est uq bon signe de tuberculose au début.

Dans l'emphysème, l'asthme, l'expiration se prolonge

mécaniquement, par suite du manque d'élasticité des

alvéoles pulmonaires.

11. L^TF.Ns^T^;. — A} E.ragémtinii. — Elle se produit dans le cas de snp/ih'futce [respiration supplémentaire). La respiration ressemble à celle d'un enfant, d'où le nom qu'on lui donne encore de respiration puérile. La tonalité, dans ce cas, n'es! pas changée; la note est la même qu'à l'état normal, mais elle est plus forte.

B) Diminution. — 1" L'air pèniHre en moindre //uonticé jusque duns les alvéoles : sténose laryngée, corps étrangers îles voies respiratoires ; — ampliation moindre du thorax (douleur, pleurodynie); — impermthbilité alcMaire par congestion ou sclérose périrolliculaire [tuberculose en particulier); — brassage moindre de l'air ^en plus du manque de ventilation) dans Temphyséme, maladie dans laquelle le parenchyme pulmonaire est forcé, et les alvéoles distendus

i" L'air pénètre, mais le murmure vësieulaire est étouffé, non transmis à l'oreille, par suite d'une nappe liquide (pleurésie), d'une tumeur solide, ou de ga/ contenu dans la plèvre (pneumothorax^

liemnri/ue. — Dans la tuberculose au début, laffaiblissemenl peut aussi tenir à l'emphysème ou à la pleurésie adhésive. Celle-ci peut être la cause également de saccades.

C) Abolition. — C'est un degré plus avancé de la diminution. L'abolition absolue est rare. Elle se rencontre dans certaines pleurésies à abondant épanchement, certains pneumothorax, les tumeui's volumineuses

du poumon (eaneer, kjste...),les pneumonies mas^ft'fs,

certaines splûno-pneumonies (Grancher), enfin en cas

d'obstruction totale d'une grosse hronche par un corps

étranfçer.

III. TON*[.iTÉ. — A l't^tat normal, l'inspiration donne un son pIuK aigu <jue l'expirRtion.

Par suite de Un lia m m ati on de la muiiueuse bronchique, le son de l'inspiration peut baisser, et devenir de même tonalité que celui de l'expiration : le courant aérien est ralenti par les rides, les irrégularités de cette muqueuse enOammée, et par suite le ton baisse.

La consonance peut aussi résulter de l'élévation du son de Texpiration. Et comme, dans ce cas, l'expiration est te plus souvent égale à l'iuspiration, comme intensité et durée, il est difficile de différencier par l'auscultation les deux temps de la respiration. Pour y remédier, il suffit de placer une maîn sur le thorax et de suivre ses mouvements.

Lorsque l'inspiration baisse de ton, IJraneber a fait remarquer que le timbre lui-même est modifié, il y a de la rudesse. Les causes qui interviennent sont les mêmes.

IV. TniBKE. — Lorsque le bruit respiratoire pei'dsgn timbre doux et moelleux, on dit qu'il y a rudesse de la respiration. Celte rudesse existe surtout et a plus d'importance à l'inspiration. Elle dénote le plus souvent une lésion superficielle (récente ou anciermet des petits conduits aériens (bronchite, tuberculose au ftébul...), mais elle peut exister du fait d'une simple congestion, assez dilt'use toutefois, du parenchyme pulmonaire (fièvre typho'ide au début...).

La respiration est dite griinuleuHe i^Woillei!) en cas de rudesse légère.

^^H^ Si les ^^Kdvéoles de'

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