j- 1 = 13 centimètres cubes
On agite par des mouvements de renversement du poignet jusqu'à ce qu'il ne se dégage plus aucune bulle. On plonge le tube quelques instants dans de l'eau froide, la réaction ayant élevé la température du liquide.
On renverse alors le tube dans un vase rempli d'eau, on lâche le pouce, et on enfonce le tube jusqu'à ce qu'on obtienne l'égalité des niveaux entre l'eau du vase et le liquide du tube.
L'azote qui était sous pression chasse une partie du liquide du tube, et il est évident que le nombre des centimètres cubes de liquide ainsi chassé est égal à celui des centimètres cubes de Az dégagé.
■^BES PRINCIPAUX ÉLÉMENTS NOBMAiJX DE L'URINE. 237
On replace le pouce, on retire le tiihe et on le remet
dans la position verticale, l'ouverture en haut. On
lâche le pouce et on fait à ce moment la deuxième
/ecttire.
Si]]>posons que le liquide n'occupe plus que 5 centimètres cubes dans le tube. 11 y a ilcnc eu un dégapement (Je \t. égal à ;
»■ L'urine analysée contient par conséquent :
s X ÏB',3 = 20 grammes d'urine par litip.
c. MÉTHODE siMPunÉK. — Au licu de se servir d'une pipette graduée au centimètre cube, on peut avoir un petit tube en verre exactement calibré et contenant I centimètre cube d'urine. On laisse glisser le long de la paroi (tube légèrement incliné) ce petit tube rempli d'urine {enlever au papier buvard le ménisque qui dépasse). Avant qu'il ne soit arrive au contact du réactif, on a le temps d'obturer le grand tube, le matelas d'eau devient ainsi inutile.
On fera la lecture avant l'introduction du petit tube; celui-ci tombera dans la cuve à eau, et par suite de son absence au moment de la deuxième lecture, il n'y aura aucune cause d'erreur surajoutée.
Enfin, on peut encore avoir à sa disposition un petit tube calibré à l'°,3S (au moyen du mercure dont la densité est de 13,3). Dans ce cas, en faisant un calcul semblable à celui indiqué précédemment, on trouve qu'il suffit de multiplier par i le nombre des centimètres cubes de Az dégagé (opération phis rapide pouvant se faire de tète).
B. CbloFurea. — Le chlore se trouve dans l'urine
presque entièrement à Tétat de chlorure de sodiun). A l'état normal, Télimination est de 10 à 15 grammes par jour.
Cette quantité est diminuée dans les cachexies, les maladies fébriles, le mal de Bright, les maladies graves du foie (Voy. Examen de cet organe).
Leur diminution considérable (1 à 2 grammes par jour de chlorures éliminés) est d'un très fâcheux pronostic.
Le dosage en est facile au moyen d'une solution titrée de nitrate d'argent.
C. Phosphates, — L'urine contient des phosphates alcalins solubles (phosphate de potasse et phosphate acide de soude), et des phosphates insolubles (phosphate de chaux et de magnésie), sauf en milieu acide. Sous l'influence de la fermentation ammoniacale, le phosphate acide de soude se transforme en phosphate double de soude et d'ammoniaque.
A l'état normal, les urines des vingt-quatre heures contiennent 3^'", 20 de phosphates.
Leur quantité est augmentée dans les lésions cérébrales, la neurasthénie, après les crises d'épilepsie, dans le rhumatisme, l'ostéomalacie, la tuberculose au début, le diabète phosphaturique,,.
Il y a hypophosphatie dans les maladies infectieuses (pneumonie, fièvre typhoïde, scarlatine, malaria, l'anémie, le cancer...).
La proportion relative des phosphates alcalins et des phosphates terreux (1 à 3) pourrait être inversée dans les attaques d'hystérie, d'après certains auteurs. Cette conclusion ne parait pas justifiée.
Le dosage des phosphates nécessite des manipulaions assez complexes.
PRINCIPAUX ÉLÉMEMS KORMAUX UE L'URIiNE. 239
D. Sulfates. — 3 grammes sont i^Iiminés par jour. Leur variation palhologique est peu connue. Ils diminuent olieK les rachitiques, les arthritiques, les rliumatisants, les goutteux... (dosage complexe),
E. Acide uriqae. — La quantité éliminée en vingtquatre heures est de O^^'.SO environ.
Cet acide est peu soluble à froid (1 p. 18000) ; il est beaucoup plus solubte dans l'eau bouillante ( 1 p. 1 300). Donc, dans une urine peu abondante, mais dans laquelle la proportion d'acide urique reste la même, cet acide se déposera au moment du refroidissement, et en même temps il lisera la matière colorante de l'urine. Par l'ébullition le précipité se redissoudra.
L'acide urique peut exister à l'état d"urate ; ce que nous disons de l'acide est applicable aux urates.
Recherche <)t;AUTATivE de l'acide uhkjve et des urates. — Une parcelle du sédiment est chauffée dans nne capsule avec quelques gouttes d'acide azotique concentré. On évapore à sec et on ajoute quelques gouttes d'ammoniaque. Il se forme une coloration rouge pourpre [réaction delà murexiile). L'acide urique s'est décomposé eu urée et en alloxane, et il s'est fonné un isoalloxanate d'ammoniaque (de couleur pourpre).
Le dosage de l'acide urique est du domaine de la chimie.
La loueur de l'urine en acide urique est particulièrement intéressante dans la goutte ef la leucémie. L'excès d'acide urique est typique dans la maladie goutteuse.
L'augmentation se rencontre aussi dans la splénomégalie, la pneumonie, la fièvre typhoïde [urines fébriles).
surmenage physique et intellectuel, le change-
au^Niicntation passagère
ment de régime produisent des umteii.
F. ladicaa. — Lindican existe dans l'urine normale en pelile quantité. II se produit par oxydation de l'indol, sous l'inlluence de microorganismes; sa présence en plus ou moins giande quantité dans les urines indique donc jn^qu'à un certain point, le plus ou moins de septicité du tube digestiC (constipation opiniâtre, liëvre typhoïde, affections gastro-intestinales à fermentations...!.
L'administration des antiseptiques intestinaux le font presque complètement disparaître des urines.
Nous avons signalé son augmentation dans le cas d'insuDisance hépatique, et sa disparition dans les maladies du pancréas (cet organe fabrique de l'indol).
Caries a signalé la proportion élevée d'indican en cas d'bypo ou d'auachtorhydrie (cancer de l'estomac) et sa disparition dans l'hypercblorhydrie, celle-ci entravant les termeutations microbiennes.
Recherche de l'indican. — On peut employer le procédé suivant. On met dans un tube quantités égales d'urine et d'acide chlorhydrique, on ajoute quelques gouttes d'eau oxygénée ou d'une solution concentrée de chlorure de chau\ fraîchement préparée, et une petite quantité de chloroforme.
On mélange par plusieurs renversements du tube, celui-ci étant obturé au moyen du pouce, et on laisse reposer. Le chloroforme s'empare de l'indican et se dépose au fond du tube en prenant une teinte bleue, plus ou moins foncée.
Si l'urine contient de ralhnmine, celle-ci doit être éliminée préalablement par l'ébullition et la fîltration.
^BIMCIPAUX ELÉMEMS PATHOLOGIQUES D& L'URINE. 2il