REGHERGBËS MICROSCOPIQUES SUR LES URINES
Après l'emploi du Gram, les gonocoques sont décolorés.
V. Recherche des spermatozoïdes dans Vurine. — On centrifuge Turine. Une partie du dépôt est étalée sur une lame. On laisse sécher, on fixe à Talcool-éther, on colore à Téosine ou au bleu de méthylène.
Le spermatozoïde est facilement reconnu à sa forme spéciale.
(L'examen direct du dépôt, sans coloration, peut également suffire à déceler les spermatozoïdes.)
Dans cet eiamen l'inteiTOgatoire de Tertlourage prend le plus souvent une importance spéciale.
Une entjiiête approfondie est nécessaire, dans certains cas, au sujet des antécédents héréditaires (ascendants, descendants, collatéraux). La question de terrain est capitale, car un système cérébro-spinal héréditairement afTaildi sera lésé sous l'influence d'une cause minime.
On étudiera les antécédents somatiques et psychologLipies personnels du malade, depuis l'enrance jusqu'au moment de l'apparition des troubles psychiques, et l'on précisera les conditions au milieu desquelles ces troubles sont apparus.
Les iniirmlers, les garde-malades pourront douner d'utiles renseignements sur le sommeil, la Taçon de manger, les actes, les propos, etc., du malade.
L'examen de tous les organes et de toutes les ronctions ne sera Jamais négligé.
Nous exposerons brièvement les principaux symptômes qu'on doit rechercher, au sujet des fonctions psychiques, renvoyant pour les détails aux traités de pathologie mentale.
A. État psychique. — On doit noter les changements de caractère eld'humeur. Certains malades deviennent personnels et égoïstes, rapportant tout à eux, nég^li-
DU DËMHE:. 261
géant les personnes de leur Tamille, les prenant souvent en aversion on leur l<<moigniuit une tendresse exagérée.
Le malade a parfois un inËlange A'eupliorie, d"oplimisme, en ee qui concerne son état général, et de geignarderie ponr un pelit symptôme insignitiant (douleur légère, constipation..^). Dans la cérébrosclérose, ccsétats psycliiques sont fi'éqHents {Grassel).
Le sens mornl est souvent perverti, et ^?, pervernions gmiia/es sont fréquentes dès le début de la paralysie générale, en particulier (onanisme, exhibitionnisme...).
Cette maladie débute souvent par une suraclivilp physique et intellectuelle exiraord inaire.
Les impulsifs, les obsédi^s accomplissent ries actes hiïarres ou qui confinent à la Tolie. Certains ont l'obsession du nombre farithmomanie) et comptent tout ce qu'ils voient, par exemple les Tenêti-es des maisons d'une rue; d'autres répètent tout ce qu'ils entendent lécbolalie;: d'autres prononcent des paroles grossières leoprolaliei qui détonnent avec leur éducation.
L'obsession peut aller jusqu'à la phobie qui est une crainte puérile et sans rondement, telle la peur de traverser une place publique l'agoraphobie}, de mourir de soif (sitiophobie). d'être enTermé (claustrophobie j.
B. Délire. — Le délire est le résultat d'un affaiblissement ou d'une perversion des facultés intellectuelles et morales.
Cliez l'homme qui délire, les sensations ne sont pas en rapport avec les objets extérieurs; les idées, les jugements, les déterminations sont indépendants de sh volonté I t^sqnirol).
1° DÉLIRE SOS vÉSANiQUE. — l.c délire est d'intensité très variable. Le malade est tranquille et mai-motte des paroles inintelligibles {subdelinum) ; cest le délire par épuisement nerveuA.
Le malade peut être agité, incohérent, violent dans ses actes et ses paroles. Il tente de se lever, de se sa pour fuir des ennemis imaginaires ; c'est le délire par excitation cérébrale. Il se rencontre dans un grand nombre de maladies intectieuses (fièvre typhoïde, fièvres éruptives, pneumonie...) ; d'aiïections chroniques (maladie de cœur, asystoliel; dans les iutuxications par l'alcool, l'absinthe [delirium tremens), le plomb : dans les auto-intoxications (urémie).
Dans certains empoisonnements (opium, belladone) le délire peut être Turieui ou tranquille.
2° DËLiHE vésamquf:. — L'aliéné peut avoir du détire à forme maniaque (exaltation), à forme mélancolique (dépression). Lorsque ces deux formes se succèdent, on est en présence de la folie circulaire.
Le délire des sensations comprend : les hallucinations qui résultent d'une perception sans objet; et les illusions dans lesquelles l'excitation est perçue d'une façon inexacte (bruit de siffle) pris pour des paroles articulées, par exemple).
Les délires de l'intelligence sont très nombreux : idées de grandeur, de richesse, de persécution, de négation, de mysticisme, d'h>pocondrie, d'érotisme, de suicide, etc.
C. Troubles de la mémoire. -~ A ses débuts, Vanine'sie porte le plus souvent sur les faits récents.
Afrasie. — Quand un malade a perdu la mé-
signes nécessaires pour l'expression de'
pensée par la parole, l'écriture, les gestes, on donne
DE L'APBASIE. 263
i cet état le nom d'aphasie (Debove et Achard). Il existe deuv sortes d'aphasie : l'aphasie motrice lans laquelle le malade a perdu la faculté de se servir des signes en (luestion, et i'apliasie sensorielle dans laquelle il a perdu la Tacullé de comprendre ces signes.
l" Aphasie motrife. — Elle comprend l'aphasie motrice vocale et i'agra/ihie.
Dans le premier cas, le malade cmiiprend ce qu'on lui dit, mais il ne peut répondre ou ne répond que par onomatopées {eh ! ah!}, ou en se servant toujours du même mot (juron on mot grossier le pins souvent).
Lorsque le malade sait plusieurs langues, Il peut perdre l'usage d'une on de toutes ces langues, et celle qui reste la dernière et revient la première est la plus usuelle [Pitres).
Dans Yaphasie /lyslérir/ue, le malade ne peut rendre
aucun son même inarticulé, mais il écrit très facilement
ce qu'il veut dire et il eviste d'ailleurs des stigmates de
la maladie.
Dans le second cas (agraphie), le malade ne sait plus
I ferire ou il ne trace que des signes illisibles. Il continue
[ à lire l'écriture et à la comprendre.
Remarque. — Vamimie motrice, perle de la faculté
d'exécuter des gestes, Vamiisie motrice (perte de la
faculté de chanter, de jouer d'un instrument, etc.) se
rattachent à l'aphasie motrice.
L 2° Aphasie sensorielle. — Elle comprend la surdité
uverbale et la cécité verbale.
\ Dans le premier cas, le malade entend re qu'on lui dit, mais les mots n'ont plus pour lui aucune signilication. 11 est dans la situation de l'individu qui ignore la langue é^ngëre dans laquelle on lui parte.
Dans le deuxième cas, le malade voit les caractères écrits, mais il ne les comprend pas ; pour lui c'est de l'hébreu.
Remarque. — Vamîmie réceptive {perte de la compréhension des gestes des autres), Yamusie sensorielle [Itf. sons ne sont plus distingués, la lecture musicale etit devenue impossible] se rattachent à l'aphasie sensorielle.
Si dans ces diirérents cas d'aphasie que nous venons d'énumérer, les choses ne sont pas poussées à l'extrême, on dira qu'il y a paraphanie, luiraijraphie...
Localisations des différents cas d'aphasie (lig. 62). ■ — Aphasie mnlrice : pied de la troisième circonvolution frontale du côlé giiiiche (circonvolution de Broca).
k relate
^ Sut
^k deuxif
Agraphie : pied de la deuxième circonvolution frontale gauche. Cette localisation semble certaine, d'après un cas d'agraphie/twre avec autopsie (néoplasme) relaté par Gordinier.
Surdité verbale : partie moyenne îles premières et deuxièmes temporales.
^^E ' Cécile ver
^^M Les local!
DU DCIMA. 2fi5.
Cécile verbale ; lobtile du pli combe.
Les localisations, que nous venons de citei' son) situées à gauche pour les droitiers et à t/roi/e pour les gauchers.
JJÉDOUBLEMËP.T DE L\ MÉMOiRF.. — Un nouvel judividii nait dujour au lendemain, après une crise d'hystérie par exemple ; l'homme ancien n'existe plus, mais il peut reparaître après une nouvelle crise [dédoublement de In personnalité).
D. Du Coma. — On constate l'abolition de toutes les Tacultës liiteJlectiielles. un assonpissement plus ou moins profond, une perception vague des excitations périphériques, lorsque le malade est plongé dans le
Dans certains cas, le malade prononce des mots incohérents (conta vigil).
Les réflexes sont conservés.
Vapoplexie est un coma qui survient bnisqnemeni,,
Iet elle résulte le plus habituellement d'une lésion brusque des centres cérébraux (hémorragie, raniollis- Bement) ou elle peut survenir dans le cours de certaines fifTections (sclérose en plaque, paralysie générale, urémie, etc. j. Le coma succède d'une Taçon constante, mais avec ane intensité et une durée variables, aux attaques d'épilepsie, d'hyslérie.
Les maladies infectieuses (adynamlques), les lésions 4ucœur et du poumon, les cachexies (à une période avancée) s'accompagnent fréquemment de cerna. Le diabète se lennine par le coma.
Le coma peut survenir dans les intoxications par l'alcool (alcoolisme aigu), par le plomb, l'oxyde de oftrbone, le chloroforme, l'opium, etc.
E. JDu sommeil, — V insomnie peut être passagère (surmenage, émotions, excitation cérébrale).
Dans les maladies de Tencéphale (syphilis, tumeurs, méningites...] elle est complète et de longue durée.
L'insomnie existe 6/^5 /erféfÔM^ des maladies infectieuses [fièvre typhoïde^ pneumonie, fièvres éruptives...), dans les maladies de cœur et les maladies des voies respiratoires, dans l'intoxication par Talcool...
Quand le malade s'endort, il est en proie souvent à des rêves angoissants, terrifiants.
Chez les enfants et surtout en cas de troubles gastrointestinaux et auto-infections consécutives, le sommeil est troublé par des terreurs.
Comme principaux sommeils pathologiques^ nous citerons : la tendance invincible au sommeil ou narcolepsie (Ballet), si fréquente dans le diabète.
L'exagération du sommeil est caractéristique de la maladie du sommeil (affection tropicale causée par des trypanosomes) .
Le sommeil hypnotique des hystériques peut se présenter sous différents aspects (léthargie, catalepsie, somnambulisme).
Nous traiterons successivement de l'examen séméiolo- ^que du muscle, des troubles de nutrition, des troubles fde contractilité el des troubles de coordination.