‹ Manuel de sémiologie médicaleChapitre 77 sur 113 · L - EXAMEN SÉMÉIOLOGIQUE DU MUSCLE · texte numérisé non relu

L - EXAMEN SÉMÉIOLOGIQUE DU MUSCLE

° Examen physique. — a. Inspection immédiate. f— Il est nécessaire de faire l'éducation de l'ieil par [l'examen des formes normales du corps.

A l'état pathologique, par comparaison avec le côté BjÔpposë ou avec un individu sain de mérae corpulence, 1 peut se rendre compte de l'atrophie ou de l'hyperropliie (les muscles.

I Certaines attitudes vicieuses, certains états de tontracture sonl visibles à la première inspection (gritTe lObitnle).

6. Inspection MKDiiTE (mensuration). — Elle se fera au noyendu ruban métrique etparcouiparaison d'un càté k l'autre, c. pALPATioN. — Elle rend compte de la consistance làu muscle. Les muscles symétriques doivent être palpés en même temps. La contractilité du muscle peut être appréciée en ordonnant certains mouvements au malade, et au besoin en leur opposant de la résistance, «f. Percussion. —Par de légères chiquenaudes on fait laltre, dans certains cas, des trfmblcmenl» fihrillaires li se rencontrent au début de l'atrophie.

2BS EXAMEN DE LA MOTIUTÉ.

e. Examen pab biopsie. — On prélt^ve une parcelle de muscle qu'on soumet â un examen microscopique.

/". Examen électiiiqlie. — Il donne des renseignemeots très importants dont nous parlerons plus tard.

2° Examen fonctionnel. — n. DïK^aoMiïTnE. — Cet instrument ne peut être employé que pour un petit nombre de muscles. On peut apprécier approximativement par la palpatlon (Vov. ci-dessus) l'état Tonctionnel des muscles.

b. Exécution d'un moi/remen/ttcdy déterminé. Pour mieux se rendre compte de la vitesse de la contraction, on fait exécuter un mouvement, au rmnmandement .

c. On fait exécuter des momemfnli passif», en ayant soin île tenir compte de I elat des articulations.

(l. On ordonne un mouvement complexe f^ordonti^ '. mettre rapidement un doigt sui le bout du nez, faire boutonner le gilet, croiser les jambes ouxru la bouche et fermer les yeux simultanément faire un demi-tour rapide pendant la marche, etc.

La marche elle-même est importante à étudier ; nous y consacrerons plus loin quelques lignes.

e. ÉTiDE DES MOUVEMENTS EN MiBoïK. — La main gauche, non éduquée, reflète du premier coup, en miroir, l'acte compliqué ou non qui est exécutii parla main droite (écriture surtout). Il existe donc une éducation inconsciente du membre supérieur gauche.

f. Étitdk be i.'ÉCBiTunE ET DE LA PAROLE. — Le paralytique général a nue écriture tremblée, en zigzag, que l'on comparera, si c'est possible, avec un modèle d'i'criture antérieur aux premiers troubles nerveux.

La parole est plus ou moins rapide (sensée ou insensée). Les troubles de l'articulation des mots, ou dysarlhrie, sont nombreux. Cette dysarthrie peut être

DE LA MARCHEintermittente et priTi'der, assez longtenipi le ramollissement cérébral.

Dans i& paralysie générale, il existe un embarras très raracléristique de la parole, qui se traduit par des Taux pas, surtout lorsque le mot eut d'une certaine longueur.

Dans la sclérose enplafjues, la parole est ncandée.

(Nous avons parlé de l'aphasie à propos des troubles de la mémoire).

If. ÉTUDE DE LA MARCHE, — L'exameu séméiologi(]ue de la marche se fait par la vue. Ou note si un seul membre est atteint, si les pieds traînent sur le sol (démarche he/copoile; ekxeiv, traîner), si le membre décrit un demi-cercle (démarche kélicopor/e; ÏXixoç, mouvement circulaire), et si le pied frappe le sol de la pointe ou du /a/on.

On se rend compte si le malade suit une ligne droite

L une bgiie oblique en divers sens.

On prescrit au malade de faire quelques pas les yeux fermés, de faire le demi-tour au commandement.

L'impossibilité d'exécuter ces différents mouvements eonstituele signe de flomOerg et prouve qu'il existe de l'incoordination motrice.

L'examen de la marche se fait encore par la méthode graphique ; la plus.. simple est la méthode des empreintes. Le malade marche sur une bande de papier, large au moins de 50 centimètres, sur laquelle on a tracé une ligne direcirice médiane. Les plantes des pieds du malade sont noircies au uoir de fumée.

Nous citerons les principaux types de marche qu'on peut rencontrer dans les affections nerveuses.

1° Marche spasmodique. — Exemple : paraplégie avec contracture des membres inférieurs.

tlO EXAMEN DE LA MOTILITË. ^H

Le malade marche lentement et à petits pas. Les pieds se détachent difflcilenieni du sol, s'entre-croisent ; les genoux Trottent; le malade marche sur ia pointe des pieds en se balançant à droite et â gauche.

Dans la maladie de Parkinson, la démarche est spasmodique, mais de plus le malade semble courir après son centre de gravité.

2° Marche parélique. — Le malade m;irche à petits paît en écartant les jambes et en traînant les pieds.

3° MarcliP stejipanie. — La démarche du malade rappelle l'allure ducheval qui steppe (Charcot). Le pied est ballant, par suite de la paralysie des niuscles péroniers; le malade est donc obligé d'exagérer la flexion de la cuisse sur le bassin, et la pointe du pied tombante vient Trapper le sol la première

Ce type de marche est celui des pseudo-tabé/iques (intosiication alcoolique, en particulier). Dans la station, les malades piétinent (équilibre du vélocipédiste de Grasset).

4" Marche ataxigue. — La Jambe est lancée follement en dehors (le malade fauche) et en avant, et reste étendue. Par un mouvement brusque en sens contraire, le membre est ramené en arrière, mais les mouvements ne sont pas pondérés, coordonnés, le malade dépasse le but et le pied Trappe le sol du talon (ataxie locomotrice).

j° Titubation rbrieuse. — Le malade avance en zigzaguant, comme im homme ivre, les bras écartés et Taisant balancier.

Cette démarche existe surtout dans les lésions du cervelet. Dans la sclérose en plaques, on constate le type cérébello-spasmodîfjue.

Iî° Dans Vaatatie, la ):tation debout est impossible ;

; dans l'abanii' la marche esl impossilile, parre fjup le , malade a perdu la nnlion des mouvements nécessaires [ pour accomplir ees actes complexes, et non par suite dp ( troubles de l'appareil musculaire qui est intacL

Le malade est dans le cas d'un enfant qui ne sait las marcher. Os Iroiihlcs rolcvent siiHmit de riivslrne.

Page 1