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III. — EXAMEN DES RÉFLEXES

L'i'liiilc lie la motilité doit être toujours complétée par rexampii des réflexes.

A. Réflexes tendineux. — Le segment de membre sur letjuelou ledierelie le réfleve,'doit être dans le relàcliement le plus complet possible; et pour, atteindre ce but, il est nécessîjire de détourner l'attention du malade, par exemple par la tiuinœiivre <le Jendrassik (lorsqu'on recberclie le réflexe rotulîen) qui eonsiste à faire Taire au malade une traction, l'une sur l'autre des main.s accrocbées,

Pour les tendons volumineux, l'on frappe avec le bord cubital de la main; pour les autres, on percute légèremeut avec un doigt ou plusieurs doigts recourbés en crocbet.

1° RÉFLEXE noTULlEN. — La figure (i3 (p. 2fi4) représente une (les meilleures positions à donner au membre inférieur pour la recherche de ce réflexe.

On peut encore faire asseoir le malade sur le bord du lit, les Jambes ballantes à lextérienr ; ou le malade assis sur un siège, lesjamhes formant avec la cuisse un angle obtus, le pied étant à terre.

2° RÉPLEXE AciiTLLÉEN. — Le malade est placé à genoux sur un siège ou le bord du lit, les pieds pendants.

Glonus du pieii. — Ce phénomène du pied, que l'on peut joindre à la description des réflexes, est provoqué parle redressement bnisque des orteils. Il consiste en une série de mouvements de flexion et d'extension du

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pied, <|ui peuvent persister pendant un temps relativement long {trépidation ép Haploïde].

3" I.OMrH.'vr.v |,Mi,li,i,.|.\ r.uW-.,] et culiital, ies réflexes

du ieudon tricipital au-dessus de l'olécràne, du massi'ter, ont beaucoup moins d'importance que ceux du genou.

TnouBLES DES RÉFLEXES. — H. Exagération. — La d é génère se ence du Faisceau pyramidal, par lésion centrale ou spinale, entraîne /r plus souvent l'exagération des réflexes tendineux avec contraclnre concomitante. L'action fi'énatrice de ce Taisceau peut encore être supprimée par la fatigue, dans la neurasthénie...

Une lésion delà moelle siégeant au-dessus des centres lombaires, et déterminant une simple irritation des nerfs périphériques, s'accompagne d'exagération du réflexe rotulien i^myélites transverses, compression de la moelle).

^^^^ DES RÉFLEXES TENDINEUX.

Cette même exeitaliiiilé anoniiale sur le trajet de l'arc réflexe existe dans lespolynt'vriles. le téfanos, la méningite...

L'exagération des réflexes se produit encore dans le cas d'insuffîstince antitoxique de l'organisme. C'est un bon signe séinéiologique qu'on retrouve, aux membres supérieurs ou inTârieurs, dans le mal de Bright se compliquant d'urémie précoce.

Si l'exagération est très prononcée, par une excitation continue on obtient une succession ininterrompue de secousses réilexes rapides (cloniis du pied, phénomène de la rotule).

En ce qui concerne en particulier le réflexe rotulien, il importe de savoir que l'intensité de ce réileite est très variable suivant les individus, que l'exagération peut être bilatérale (cas le plus fréquentl ou unilnléra/f comme dans le syndrome de Brown-Sè(|uard.

Dans la sclérose en plaques, la sclérose latérale amyotropbiqnc... l'exagération du réflexe rotulien est facile à constater.

b. Diminution on abolition. — Elles résultent le plus souvent d'une interruption, sur un point quelconque de l'arc réflexe.

L'abolition existe encore dans certaines intoxications et dans le coma prorond.

L'abolition du réflexe du genou constitue le signe de Wegtphal ; on le constate dans le labes, la poliomyélite antérieure, la névrite crurale, les lésions récente» de la moelle, le pseudo-tabes (intoxications variées, le diabète, le béribéri, etc.).

L'épuisement rapide du réflexe existe souvent dans le tabès, au début, la percussion répétée du tendon ne produisant plus aucune secousse.

S86 EXAMEN DES IIÉFLEXES.

B. Réflexes cutanés et mugueux. — On les provoqiie au miiven de dmtotiillempnts, irexcitationssiiper- Hcicllcs.

1° RÉFLEXE PLANTAIRE. — l/eïciLatioii de la plante du pied, plus ou moins forte suivant les sujets, pro\oi|ne normalement une flexion des orteils et en particulier du gros orteil (cheii quelques sujets ce réflexe n'existe pas).

Eu 1896, Baliinski a Tait une étude très intéressante de ce phénomène des orteils. Il a montré qu'eu cas où le faisceau pyramidal élaii lésé, l'extension remplaçait la Hexion.

On constate encore cette extension chez le nouveauné, à l'état normal, parce qu'à cette époque de l'existance le faisceau pyramidal est incomplètement développé.

Le phénomène des orteils permet, presque à coup sûr, (le distinguer une paralysie organique et une paralysie hystérique.

Dans les lésions en foyer, le phénomène des orteils peut ne se produire que d'un ciité.

i" Réflexe l;]lÉMASTÉRlE^. — Une excitation de la face interne de la cuisse amène une contraction du crémaster, qui soulève le testicule. Il est àrecliercherdes deux e6tés, car chaque moitié du muscle se contracte séparément.

3° Réflexe abdominal (inférieur et supérieur,. — tin le provo<|ue en rayant la peau du ventre.

Il peut subir des modilicatious par suite de lésions locales [fièvre typhoïde, appendicite, gastro-entérite aiguë...).

4° Réflexe phaiitogien. — Mouvement de régurgitation par attouchement du pharynx avec le doigt, le manche d'une cuiller.

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3° HÉfLEXE i:0NJONCTivAL. — L'cxtûlation de la con jonctive détermine une contraction réflexe des paupières.

Troubles dks héflkxes cuTiNÉs et miqubiix. — La voie de cts réQexes est peu connue. La dîmimition ou l'abolition de ces réflexes est fréquente dans les polynévrites, qu'il y ait du non paralysie et atrophie musculaire, dans ceriaines intoxications (alcool, stryphnine, ^ tétanos...).

Les maladies de la moelle exagèrent ou diminuent ks réflexes en question, et 11 n'y a pas toujours concordance avec l'exagération ou la diminution des réflexes tendineux. Ainsi, dans te tabès, les premiers sont conservés, tandis que les seconds sont abolis.

Dans les lésions graves du cerveau, dans certaines maladies mentales (mélancolie), dans Vhyxt^rie, les réflexes superficiels sont abolis le plus souvent.

Enfin en cas de contracture et exagération des réflexes tendineux se produisant dans les lésions anciennes du cervean, les réflexes superficiels sont également augmentés.

C. Réflexes spbinctériena. — Les troubles vésicaux et reclaii\ marchent de pair le plus souvent,

Les ronciions des réservoirs sont sous la dépendance de deux centres :

l' Un centre »ko-vésical, situé chez l'homniC' au niveau du point d'émergence des troisième et quatrième nerfs sacrés (KirchbofT);

2° Un cENTiiE c^.nÉBnAL, dont la localisation est mal connue, mais dont l'existence n'est pas douteuse, car la volonté et l'attention interviennent dans les phénomènes de la miction et de la défécation.

(Certains auteurs admettent, au-dessus du centoïi

fl

sas EXAMEN DBS HËFLSSM

ano-spinal, un centre urétliral, préposé au roiictioiine-

ment du sphincter de la vessie.)

Il existe pnr eonséiguent deux arcs rêllexes : im arc à court trajet, <jul aboutit au centre ano-vésical, et un ' arc à long trajet, t|ui aboutit au cerveau.

Et ces deux arcs sont solidaires l'un de l'autre ; le i

premier ne peut longtemps fonctionner sans le secours du cerveau.

Par conséquent, toute lésion portant sur un point quelconque de l'arc à grand trajet retentira sur le centre ano-vésical.

Dans certaines lésions de l'encéphaîe (méningite, hémorragie...), dans des maladies infectieuses (lièvre typhoïde...) retentissant sur le cerveau, dans un grand nombre d'affections médullaires, on constate soit de la rétention (le plus souvent inconsciente), soit de l'incontinence des réservoirs, suivant que la paralysie frappe les muscles qui servent à l'évacuation de ces réservoirs ou les sphincters qui s'opposent â l'issue de leur con- i tenu. I

Dans le cas d'incontinence, si l'arc à grand trajet est i lésé dans sa voie centripète en même temps que dans sa voie centrifuge, cette incontinence sera inconsciente. \ Si, au contraire, la voie centripète est indemne, le malade mim conscience du besoin ressenti, mais il ne pourra s'j opposer, sous peine de souiller ses vêtements, par suite de la lésion de la voie centrifuge ; il j aura i incontinence consciente. Dans ce dernier cas, on dit (|u'il y a parésie des sphincters.

Lorsque l'arc à court trajet est atteint j>ar suite dune lésion du centre ano-vésical, ce sont les muscle» , qui servent à vider les réservoirs qui sont atteints le& k premiers. H y aura de la rétention. Lorsque la pression J

RÉFLEXES PUPILHIHES. 289

sera trop forte, il se produira de yinconlinenre }iiir regorgement .

D'ailleurs l'incontinence vraie i, pour la vessie en particulier), avec issue goulte à goutte de l'urine, ne tarde pas à se produire par suite de ta paralysie du sphincter \Osical.

D) Réflexes pupillaires. — Les principaux réflexes de la pupille sont :

1° Le réflexk LuiiiN'ELX. — A l'état normal, lorsqu'on projelte sultitement un faisceau lumineux sur l'œil, il se produit un rétrécissement pupillaire.

11 faut faire la recherche pour chaque œil séparément, afin d'éviter le réflexe consensuel.

2° Le réflexe ACCOMMODAT eu h OU réilexedeconvergeoce. — On Tait regarder au malade un objet rapproché, les yeux convergent pour la fixation de l'objet et l'iris se contracte, déterminant le rétrécissement de la pupille.

Le réflexe lumineux peut être paresseux ou aboli, quand l'arc réflexe est interrompu au niveau des tubercules quadrijumeaux (coma, épilepsie, lésions du nerf optique...], on par suite d'une lésion des fibres collatérales réflexes [tabfs, paralysie générale!.

Alors que le réfiexe lumineu\ n'existe plus, le réflexe accommodateur est le plus souvent conservé (signe d'ÀrgijU-noberlson\. Et cette dissociation est un symptôme important du tahes et de la paralysie générale.

On peut l'observer dans quelques autres maladies (syringoniyélie, pseudo-tabes, tumeurs cérébrales...).

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