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EX/IMËN DU SANG

le noyau, est peu abondant et occupe peu de place ; il est coloré en bleu.

2** Mononucléaires (moyens et grands ; 2 à i p. 100). Ils ont un noyau unique mal coloré en bleu ; le protoplasma est clair.

3° Polynucléaires (70 à 72 p. 100). Le noyau est polymorphe, multiple, coloré fortement. Le protoplasma contient des granulations neutrophiles (visibles avec des colorations spéciales).

4** Éosinophiles (2 à 4 p. 100). Us contiennent de grosses granulations colorées en rouge par Téosine. Le noyau est souvent double.

o^ Mastsellen ou cellules basophiles (0,5 p. 100) à noyau unique et granulations basophiles.

Dans la pratique, on compte ensemble le plus souvent les lymphocytes et les mononucléaires.

Remarque. — Ehriich divise les couleurs d'aniline en acides, basiques et neutres; les granulations ou les ieucoc}i:es sont dits acidophiles, basophiles, neutrophiles, suivant la tendance qu'ils ont à prendre de préférence une de ces couleurs.

10° Valeur séméiologique de V hématologie. —

Un individu sain possède environ 5 millions de globules rouges par millimètre cube de sang.

L'augmentation des hématies est assez rare. La diminution au contraire est très fréquente (anémie primitive ou secondaire). Au-dessous de 500000, Voligocyt hernie est d'un pronostic grave, surtout en cas d'altérations globulaires.

Dans le diabi^te^ les globules rouges sont réfractaires à Téosine, mais pas aux autres couleurs d'aniline (réaction de Bremer).

Le nombre des globules blancs, à l'état normal, est

SÉRO-DIAGNOSTIC d'environ tiOM par millimi^tre cube, en dehm's des périodes digesliNes.

Leur diminution ou hypoliniainjUino est rare (fièvre typhoïde, anémie pernicieuse, etc.). Elle a «ne signification pronostique factieuse.

L'migmi'iilrtiion des globules blancs est Tréquente dans un grand nombre de maladies. Elle existe lorsque le chifi're de 10000 est dépassé.

La lenréiin't' ou Ipucucylhéiiùp est une maladie spécialement caractérisée par cette augmentation des globules blancs. On a notule cbiffre de 300000 globules blancs et au delà par millimètre cube. Le diagnostic de cette maladie ne peut être précisé que par l'examen bématologique.

Tonte augmentation, indépendante de la leucémie, prend l'appetlation de /eMcofi//osef Gilbert). Les formes de leucocjiose varient d'après les différents globules blancs, sur lesquels porte l'augmentation. De plus, on trouve des formes anormales (myélocytes neutrophiles et éosinophites... I.

Dans un certain nombre de maladies, et en particulier dans les affections ilii fuie (Sabrazès, Cauvin), dans les suppurations profondes, la leucocytose et la variété de leucocytose donnent des indications pronostiques et thérapeutiques qui peuvent être très importantes.

En chinirgie, l'étude bématologique fTuffier, 1904) peut rendre d'appréciables services : hyperleucocytose très fréquente dans les suppurations péritonéales (appendicite), la perforation intestinale delà fièvre typhoïde, etc.

11° Sêro-diagnostic /Widal) (dans la fièvre tiiphoïde). — On ajoute à lU gouttes d'une culture jeune (douze à seize heures) de bacille d'Ebcrtb une goutte de sang ou mieux de sérum à examiner;

^K goutte (

mélange et nn esamine une goiille du iiit-Iange entre lame et lamelle.

Si le sang examiné provient d"un typhique, les bacilles perdent rapidement leur mobilité et se ri'unissent en amas ; ils snijg/i'lineiit et forment de ^rns ilols i lïg. Wii.

Fi{i. ti6.

typliulde.

La même agglutination se produit encore longtemps après l'évolution de la maladie.

Au début d'une fièvre typhoïde, la rt'-artion peut être négative ; elle n'apparaît généralement que le buitièiue jour. 11 Tant donc répéter le séro-diagnostic.

En résumé, si im résultat négatir ne permet pas UDe conclusion certaine, au contraire un résultat positif peimet d'affirmer que le sujet examiné a eu la fièvre typhoïde.

Une cause d'erreur pourrait provenir de lictère, l'agglutination ayant lieu dans certaines formes de eett

RECHERCHE DE L'HEMATOZOAIRE. 321

maladie. L'étude des symptômes permettra, en général, d'éliminer facilement cette cause d'erreur.

Cette même agglutination devient visible à l'œil nu, lorsqu'on ajoute du sérum typhique à un tube de bouillon ensemencé avec le bacille d'Eberth. Le bouillon se clarifie.

i^^" Recherche de r hématozoaire de Laveran dans le sang, — La préparation est la même que celle que nous avons indiquée pour Texamen du sang coloré.

Il faut recueillir de préférence le sang du foie ou de la rate, au début de Taccès, et autant que possible avant Fadministration de la quinine.

Les corps sphériques^ le plus souvent adhérents aux hématies, sont les formes les plus communes du parasite.

(Pour autres détails et recherches, consulter les ouvrages de bactériologie.)

CYTO-DIAGNOSTIC

A) Épancbements pleuraux. — Widal et Ravaut ont montré que l'examen des liquides pleurétiques pouvait donner d'utiles renseignements sur Tétiologie de ces épancbements.

Tkchxiqi K. — Une certaine quantité de liquide (qui peut être minime; est placée dans un flacon ou un tube avec des perles de verre. On agite pour défibriner le liquide (un quart d'beure à une beurej.

On centrifuge ensuite et on décante.

Prise du culot. — On dilue avec un fil de platine jusqu'à ce que le culot ait la consistance du sang. On prend une petite quantité de ce liquide qu'on étale sur une lame, en faisant des cercles déplus en plus grands. On laisse sécber et on fixe à l'alcool-éther.

On peut faire des colorations multiples. La coloration par l'hématéine-éosine et le bleu de Unna ou la tbionine donne de bons résultats.

On inspecte à un faible grossissement d'abord, puis on se sert de l'objectif à immersion.

Formules leucocytaires. — I. Plfxrésies tiber-

CL'LEUSES :

a. Pleuro-tnbercnlose primitive (ancienne pleurésie a frigore^ laquelle existe mais assez rarement): lymphocytes ou mononucléaires très confluents, toujours mélangés à un grand nombre d'bématies; il existe donc

à une lymphocytoae conaid érable,

b. PlenrO'tufjerculoae secondaire : éléments morts

FORMULES LEUCOCYTAIRES. 323

OU très altérés, polynucléaires déformés, mononucléaires altérés.

II. Pleurésies mécaniques (maladies de cœur, mal de Bright, cancer...) : placards de cellules endothéliales, soudées entre elles.

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