‹ Manuel de sigillographie françaiseChapitre 121 sur 205 · I. lîibl. nat. ms. lai. 17024, p. 148, et 17026, p · texte numérisé non relu

I. lîibl. nat. ms. lai. 17024, p. 148, et 17026, p

TYPK ARMORIA L 203

citer de sceaux épiscopaux, l'un timbré d'un chapeau épiscopal, l'autre d'une mitre, et le dernier d'une couronne enfilée d'une crosse'. A la fin du xvi*' siècle, les sceaux épiscopaux sont tous armoriaux, l'écu entouré d'un cartouche, timbré de la mitre, de la crosse, et sommé du chapeau épiscopal avec glands. Au XYii*" siècle et au suivant, l'écu est entouré de cartouches très découpés, décorés de tètes d'anges, de guirlandes de fleurs ; pour les pairs ecclésiastiques, il est posé sur le manteau étalé, timbré d'une couronne accostée de la mitre et de la crosse, quelquefois de répée,et sommé du chapeau épiscopal avec glands étalés dans le champ.

Les abbayes et les prieurés ont eu des sceaux armoriaux dès le xiu^ siècle. Celui d'Albert de la Piarre, prieur d'Espagnac (1303), renferme, dans un quadrilobe. un écu soutenu par un aigle; celui de l'abbé d'Obazine (1317), un écu accompagné dans le champ de trois étoiles et de trois croissants ; celui de Raoul, abbé de Bégard (1381), un écu posé sur une crosse et accompagné de deux cygnes, dans un quadrilatère; celui de Pierre, abbé de Sainte-Croix de Guingamp (1524), un écu en bannière timbré d'une crosse; et enfin celui de Jean Chauvin, abbé de Saint-Laon de Thouars (1529), un écu timbré d'un buste mitre, crosse et bénissant 2.

Les chapitres ont rarement fait usage de sceavix armoriaux avant le xvfi'^ siècle ; quant aux membres du basclergé, ils ont plutôt fait graver sur leurs sceaux des saints ou des symboles pieux que des armoiries que souvent ils n'avaient pas.

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