‹ Manuel de sigillographie françaiseChapitre 122 sur 205 · RoiiiîHT. Suj aïoii rapine de Toul, pi. XIII, XIV et XV · texte numérisé non relu

RoiiiîHT. Suj aïoii rapine de Toul, pi. XIII, XIV et XV

2. Dorih- mWiuxl Collection de sceaux, n" S328, 8S90, 9516. — Bibl. nat. ms. lat. ôiSl, p. 77 : ms. franc. 20903, n" 96.

20i MAMKr. DE SKilLLOr.RAPIIlK KUANÇAISE

§ i. — Type arbitraire et de fantaisie.

Il y a dans la série des sceaux ecclésiastiques infiniment moins d'exemples de types singuliers et de fantaisie que dans les sceaux laïcs.

Un certain nombi'e de dig-nitaires capitulaires, de prieurs, de docteurs, etc., se sont fait représenter dans l'exercice de leurs fonctions. L'un des sceaux les plus intéressants de cette catégorie est celui d'Hugues de Verdun, inquisiteur de la foi en Gascogne (1391) ; il est figuré assis, tenant devant lui une croix, tandis que quatre personnages agenouillés attendent la sentence qu'il va rendre. Les pénitenciers se font représenter administrant la correction que leur office leur donne le droit d'infliger ; frère Pierre et frère Algise. le premier assis, le second debout, lèvent un paquet de verges sur le dos d'un pénitent agenouillé et demi-nu (xiv'' s.).

Le capiscol du chapitre de Vienne, Humbert de Seyssuel ( 1291), debout, vêtu d un long manteau à capuchon, tient aux cheveux un enfant agenouillé et lève «ur lui une baguette. L'archidiacre Pierre Sorin (1273), assis de profil, montre à trois enfants un modèle sur lequel est écrit le mot : Ave (pi. XXVII, n" 1 ), et Baudouin, trésorier du chapitre de Cambrai (1253), est debout, sortant de sa maison et tenant les clefs de son olTice, tandis qu'un mendiant lui demande l'aumône ^

Les docteurs sont souvent assis sur une chaière,

1. DouËT i)'AHcg. Collection de sceaux, n" 7' 10. — Demay. Inventaire des sceaux de Flandre, n° 6306. — Pilot i>r Thorey. Inventaire des sceaux des arcliives de VIsère, n" 222. — Catalogue de la collection Schuermans, pi. V, n"' 14 et 18.

devant un pupitre sur lequel est étalé un livre (Raoul de Reims, archidiacre de Paris, 1213, et Jean de Paris,, chanoine de Rouen, 1237). Dino de Marquelles, docteur (1332), est assis dans une chaire en face de deux étudiants; Renaud d'Aiis est debout, argumentant, et de ses lèvres sortent les mots : Ergo false (xiv*' s.)^

Au lieu d'être debout et de face, conformément au type sacerdotal classique, quelques dignitaires ecclésiastiques se sont fait représenter à genoux et de profil. Raoul, prieur de Saint-Saulve de Valenciennes (1244)^ est agenouillé, béni par une main céleste ; Alix, prieure d'Oyenville (1303), est agenouillée de même lisant dans un livre ~.

Un type extrêmement répandu est celui de la maiu ou du bras tenant une crosse, symbole de l'autorité spirituelle, ou tenant une ou deux clefs, témoignage de la suprématie du siège de Saint-Pierre ; beaucoup d'officialités l'ont employé, entre autres celles de Beauvais depuis 1216, et celle de Vienne, depuis 1272, Le sceau de Pierre, abbé d'Ivry (1386), représente un bras tenant une crosse, mais contenu dans un encadrement quadrangulaire. L'offîcialité d'Avranches (1236) offre le même sujet, mais la crosse est accompagnée d'une mitre (pi. XXVI, n° 3); Jacques, archidiacre de Laon (1205), une main tenant une fleur de lys, et enfin G. de Gommiers, doyen du chapitre de Saint- André de

1. DorËT d'Arcq. Collection de sceaux, n° 7 413. — Demay. Inventaire des sceaux de Normandie, n° 2462. — Laplagne-Barris. Sceaux gascons du moyen âge, p. 71, n° 102. — Bulletin de la Société des Antiquaires du Centre, 1884.

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