Ibid
DE l'emploi des INTAILLES OU PIERRES GRAVÉES 279
sentée par un grand nombre de portraits depuis Jules César jusqu'à Julien l'Apostat. Un seul empereur, Antonin le Pieux, reparaît jusqu'à sept fois. Le buste de Tibère sur le sceau de Jean Maurel (1259), celui de Titus sur celui de Jean Tarenne (1406), et les bustes airrontés de Sévère et de Julia Domna sur celui de Thierry de Bréderode (1298), sont des portraits vivants et largement traités (pi. XXX, n° 2) '.
Je me contente de signaler plus de soixante portraits d'inconnus qui mériteraient une étude spéciale, et un grand nombre de scènes, auriges conduisant des chars, cavaliers, guerriers combattant ou au repos, chasseurs portant leur gibier suspendu au pedu/n, chevriers gardant leur troupeau, laboureurs conduisant leur attelage, scènes de vendanges, éducation de Bacchus, combat de géants sur le petit sceau d'Anceau de Roncherolles (1302). Sur celui d'Alphonse de Portugal (1325) on voit un guerrier courbé chaussant ses cnémides ; sur celui du chanoine Milon de Vaux (1241), Ulysse tendant un grand arc avec effort, figures remarquables par le réalisme et la souplesse de leurs mouvements 2.
Les représentations d'animaux réels ou chimériques sont très nombreuses, depuis la louve allaitant Romulus et Rémus, jusqu'à l'hippocampe, le sphinx et la chimère. Celui qui reparaît le plus souvent est le lion, puis viennent l'aigle et le taureau. Un lion déchirant une proie sur le contre-sceau d'Hugues d'Amiens, arche-