‹ Manuel de sigillographie françaiseChapitre 146 sur 205 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

3. Demay. Inventaire des sceaux de Flandre, n° 165. Rien n'est plus rare quune intaille sigillairc anticjue avec inscription. Le signet de Thomas Morus (1510), avec la lète «le Vespasien et la légende Vespaxianus aiigusliis. publié par Demay. est visiblement >m travail de la Henaissanee.

DE l'emploi des INrA[f.LES OU PIERRES aRAVÉES 281

Les entailleurs du moyen âge ont parfois travesti par un travail additionnel les intailles antiques en intailles chrétiennes. La \'ictoire est transformée en ang-e sur le contre-sceau de Nicolas, abbé de Saint- Etienne de (^aen 1282). où elle est entourée de la lég-ende : Ecce rnifto angelum nieum (pi. XXIX, n^o) '. Autour d un cavalier poursuivant une biche qui sert de sceau au chapitre du Mans (129 Ij. on lit : Capite vulpes parvulas. citation extraite du Cantique des Cantiques. La branche de laurier que tenait une Victoire a été transformée en une croix dont la hampe frappe le démon (Jean de Plainville, 1262). Un cavalier devient saint Georg-es g-ràce à l'addition d'une lance et d'un dragon ; Hercule étoulfant le lion de Némée est assimilé à Samson ; l'aig-le qui se voit sur le contre-sceau de Jean de Craon, archevêque de Reims (I36i), devient l'oiseau de saint Jean, grâce à la légende ajoutée : Johannes es/ nomen ejus', et un lion antique est transformé en lion de saint ^L^rc par laddition dune banderole au nom de ce saint. La ditlerence très reconnaissable entre le travail antique et le travail plus moderne sur le même monument ne laisse aucun doute à cet égard.

On trouve également un petit nombre d'intailles byzantines. Pour lune d'entre elles qui sert de sceau au prieuré de la Charité-sur- Loire (1270i il ne peut y avoir

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