HniRGOGNE. XlVERNAIs
Le sceau clEudes I'"''. duc de Bourgogne ;1101). le plus ancien que l'on connaisse de ces princes, est uniface ;
l. Hiiii.iociRAi'iiii-. DiTHESNK {.\M>nÉ . Hisloirc (jénènlnfi'uiae de /.i maison de Verffy. Paris, 1625. iii-iol. — 13 sceaux.
Plancheu (Dom). Histoire générale et parliciilièrc di- limircjoçim'. Dijon, 1739-17SI i vol. in-fol. — 77 sceaux.
SiiiAM>. Courses archéolof/iques dans le déparlemeni île i MnAUmi-'^. 1X46-1851. in-S' — I2sceaux.
Soii.thait C" uv... yoticesur les sceaux ilti cahinel île M l'ebvre, de Màcim. Paris. 1851, iii-8". — 217 sceaux.
— \olire sur les sceaux du cabinet de feu M. llouchniji-.ile Màroii. Paris. Iftr)5. in-«". — 120 sceaux dont 21 décrits.
.'{(12 MAM i;i. Ui: SIGILI-OGISAI'IIII-: FKANÇAISK
k' duc tient une lance à pennon et un écu vu par dedans. A partir d'Iuides II (1150), le cavalier brandit une épée^ et ce tyj>e ne varie pas jusqu'à Ilug-ues V (1315) qui monte un cheval caparaçonné, tient un petit gonfanon et est représenté assis sur le contre-sceau. Les sceaux des. ducs de la branche de Valois sont parmi les plus beaux monuments sigillographiques connus, un peu surcharg'és. d'ornements, mais jusqu'à celui de Charles le Téméraire (pi. IX) d'une rare magnificence.
On connaissait autrefois un sceau de Renaud, comte de Nevers, de 1035 environ; il n'a pas été retrouvé. Celui de Guillaume II (1140)^st équestre et imiface, le cavalier tenant la lance à pennon ; celui de Pierre de Courtenay (1 IDO) est semblable, mais avec un contre-sceau armoriai. Les comtes de Joigny à partir de Guillaume P'"
IJuAM'ix. Les sceaux des ,irchcvé(iiies de Sens el de leurs jiiridiclinns. Paris, 1832, in-S", 16 p. — 6 sceaux.
— Les sceaux du chapitre cathédral de Sens lîullelin de la Sociétédes sciences historiques et naturelles de Donne, 1861. p. 17). — 3 sceaux.
.TiLi.ioT. Armoriai des archevêques de Sens [Bulletin de la Société archéologique de Sens, 186S, p. 227). — 4 sceaux.
Fragments de sigillographie sénonaise [Bulletin de la Société archéologique de Sens, 1SG7. p. 202, 1892, p. 65). — 10 sceaux.
PiiTiT i^Ernest. Seigneurie de Montréal en Aurais [Bulletin de la Société des sciences historitiues de l'Yonne, 1863, p. 68). — 4 sceaux.
.QiLVNTiN. Recueil de pièces pour faire suite au Carlulaire général de l'Yonne. Auxcrre et Paris, 1873, in-S", 492 p. — 16 sceaux.
Petit (Ehmjst,. Les sires de Aoyers [Bulletin de la Société historique de l'Yonne. 1874, p. 67). — 9 sccau.x
— Histoire des ducs de Bourgogne de la race capétienne. Paris, Picard, 1883-1903, in-S", 9 vol. — 39 sceaux.
L'Inventaire des sceaux de Bourgogne pav M. (luulon, description d'un jïPand nombre de sceaux qu'il a recueillis au cours d'une mission dans cette ancienne province, est sous presse et ne peut tardei^ à paraître. J'ai le regret de n'avoir pu me scr\ ir de cet ouvrage.
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(1180) ont des sceaux unifaces équestres, le cavalier tenant une épée ; le contre-sceau armoriai commence à partir de Gaucher en 1210. Les Courtenay, comtes d'Auxerre de 1184 à 13oo, ont eu à la fois au début vm sceau à double face sur lequel est représenté d'un côté un cavalier tenant la lance à pennon, de l'autre un cavalier tenant l'épée, et un sceau équestre à revers armoriai (Pierre de Courtenay, 1210, 1212). Ce dernier type persiste jusqu'à la fin. Guillaume de Barres, comte de Chalon (1200), Jean de Braine, comte de Màcon (1223), et leurs successeurs usent du même tvpe. De simples seigneurs, ceux de Montréal (1170-1285), de Noyers (1173-1239), de Vergy (1190), ont aussi des sceaux équestres. Manassès, comte de Bar-sur-Seine (11G8), a un sceau en navette, fig-urant une aigle et ses successeurs ont des sceaux armoriaux. Certains sceaux des Vergy représentent, des buissons de rosiers, sur lesquels sont perchés des oiseaux et entourant des tours ; type singulier.
Les sceaux municipaux de Dijon, sur lesquels ligure le maire à cheval entouré des tètes des conseillers (1308), sont parmi les plus beaux de cette série. La ville de Sens (1263j a fait graver sur le sien, d'un côté un château dans une enceinte crénelée, de l'autre un buste de femme personnifiant la cité, avec la légende : C'witas. Un type presque semblable se voit sur le sceau de Beaune (1218); la ville y est représentée par une fomiiie tenant une épée haute.
La série des archevêques de Sens commence à Richier (1067) qui est assis nu- tête, crosse et bénissant; Hugues de ToucA' en 1 1 i7 est debout, ct)ill'é de la mitre cornue et a un
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contre-sceau. Ses successeurs ont tantôt la mitre droite, tantôt la mitre cornue de 1 ISS à 1224. La mitre cornue disparaît à partir de Gilles Cornut (12o2-12.-)8). Sur le oonlre-sceau le prélat est souvent ligure à «genoux. Les évêques d'Autun à partir de 1140, ceux de Mâcon à partir de 1228, sont assis ou debout avec le type épiscopal classique. Hugues de Monlaigu, évêque d Auxerre en 1126 (pi. XX, n" o), porte la mitre cornue et a déjà un contre-sceau qui est peut-être le plus ancien connu ; c'est l'empreinte dune intaille. En 1152 la mitre droite remplace la mitre cornue. Gautier, évêque de Nevers en 1201 , tient un livre et sa crosse en biais ; ses successeurs ont le type épiscopal ordinaire. L'officialité de Sens(xii'' s.) a pour type un buste épiscopal ; celle d'Autun ''1240) un buste de même, accosté d'une épée haute, avec la légende : Ecce ffladii duo hic.
Les chapitres de Sens (H91) et d' Auxerre (^1120) ont fait représenter sur leurs sceaux saint Etienne leur patron; celui de Màcon (1228) saint Vincent en pied; celui d'Autun (1302) saint Lazare assis ; celui de Beaune (1307) la Vierge assise; celui de Nevers (1317) saint Cyr à mi-corps.
Les grandes abbayes bourguignonnes ont des sceaux à partir du xii*^ siècle et presque toutes ont pour type leur patron en pied ou en buste : saint Germain à Saint- Germain d" Auxerre (1133), saint Pierre à Cluny (12011), à Saint-Pierre de Melun ( 1 1 80), à Saint-Pierre de Ferrières (1189); sainte Madeleine à Vézelay (1205) ; l'aigle de saint Jean à Saint-Jean de Sens (1207); un bras tenant une crosse à Pontigny (110,5).
Il faut remarquer que les sieaux ecclésiastiques bour-
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o^uignons, surtout ceux des abbayes, sont parmi les plus anciens qui existent dans cette série ; un certain nombre sont en cuvette ou piriformes ; ils offrent les premiers exemples connus de contre-sceaux. Les sceaux des ducs de la branche de Valois ont subi visiblement une influence flamande.