‹ Manuel de sigillographie françaiseChapitre 163 sur 205 · Guyenne, Gascogne · texte numérisé non relu

Guyenne, Gascogne

QUERCY, RoLERGUe',

Le plus ancien sceau connu des ducs de Guyenne est celui d'Eléonore de Guyenne (1 lo2), en navette et uniface que j'ai décrit précédemment (voy. p. 101 j. Les princes anglais, ses descendants, ont pris sur leurs sceaux le titre de ducs d'Aquitaine jusqu'en 1263. Richard Plantagenet (11 80) et Othon de Brunswick (1196-1199) ont des sceaux équestres et unifaces ; leurs successeurs ont des sceaux à revers, d'un côté au type de majesté, de l'autre au type équestre. Hugues, comte de Rodez (vers 1200) a fait graver sur son sceau une aigle : Guillaume (1208) a un sceau à revers, équestre sur une face, orné d'une aigle sur l'autre. Les comtes de Pardiac (1227), de Duras (1261), Henri de Trubleville, sénéchal de Gascogne (123o), ont également des sceaux équestres à revers ou contre-sceaux armoriaux. Puis les sceaux deviennent purement armoriaux.

La série des sceaux municipaux est nombreuse et remarquable; vingt villes: Penne d'Agenais (^1229), Verdun (1242), Agen, Lauzerte, Moissac, Montcuq. Capde-

1. Bibliographie. Raymond. Description des sceaux conservés aux archives départemenlales des Basses-Pyrénées. Pau, 18'.'^. in-8<',382 p. — 1077 sceaux.

La Pi.a(;.\e-Bahius. Sceaux (jascons du moyen àçje publiés par la Société histori([ue de Gascoyne. I. Sceaux ecclésiastiques, rois de .\avarre, grands (eudalaires. II. Sceaux des seiyneurs. III. Sceaux des villes, sceaux de justice, sceaux des bourgeois. Paris. I88S-1802, in-8*, 646 p. — 783 sceau.x.

Thoi.in. Les sceaux et armoiries des villes de IWgenais [Revue de VAgenais, 1899, p. 193 . — 14 sceaux.

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iiac (124.3). Bordeaux (1297), Aiguillon (xiii'^ s.), Con- (lom(vers 1300). Rocaniaclour(1308),rAlbenque, Belaye, Castelnau, JMartel. Sauveterre (1309), Bayonne (1351), Puvmirol 13");)). Laverdac (xiv*' s.), ont pour type un ohàteau-fort, une porte de ville ou une ville dans une enceinte crénelée ; Marmande et Penne d'Agen (1243) ont un plan de AÙUe dessiné horizontalenient(voir p. 136) ; Saint-Girons (1303) et Monclar (1355) un tour; Caussade (1308), une maison entre une chausse et une fleur de lys; Font (1308), un pont à deux arches; Cahors (1309), un pont à six arches fortifié de tours; Bessoles (xiv^ s.), un cavalier lépéo haute entre une crosse et une croix ; Bretenoux (1309), ses cinq consuls, et Figeac (1309), ses sept consuls assis; Biarritz (1351). une pêche à la baleine (pi. XIX. n° 1) et au revers la légende de saint Martin ; Mont-de-Marsan (1311), une clef, et Condom (vers 1300), deux clefs en pal; le Mas d Agenais (1355), trois mains levées et apaumées; Montauban (1309), une montagne sommée dun feuillage, et ^lonclar (1309), le même type, la montagne étant accostée de deux lions rampants; Saint-Emilion (1300) et Montréal ( 1354), un évêque debout ; Mézin (^1243 .. le chef de saint Jean- Baptiste accompagné du bras du bourreau tenant l'épée ; ('.aylus (1243), un brochet en bande; Tauriac (1309), un taureau passant, entre une crosse et une fleur de lys ; GabaiTet (xiv^ s.), un lion tenant une épée haute ; Castelfranc (xiv® s.), un chêne chargé de glands. Le revers de ces sceaux est parfois héraldique ou orné d'une croix de Toulouse, dune aigle, d'un léopard, etc.

Lo plus ancien sceau des archevêques de Bordeaux est celui de Geofîroi de Louroux (1147); le prélat est

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ù mi-corps, nu-tête, bénissant et tenant une croix en biais. A partir d'Hélie de Malmort (H99), Tévêque est debout, mitre, crosse et bénissant et le sceau, rond auparavant, devient en navette. Armand Guilhem, évéque de Tarbes en 1212, est debout, la tète de profil. Les évêques de Rodez depuis 1219. et de Rayonne depuis le xiV siècle, ont usé du type épiscopal ordinaire. On ne trouve pas de contre-sceau dans ces évêchés avant 1219.

Les chapitres de Rodez (1303) et de Rayonne (1308) ont adopté la représentation de la Vierge ; celui de Lodève (1303) un saint évêque en pied.

Les sceaux de cette rég-ion ne sont pas très anciens ; les barons et les municipalités ont usé assez souvent de sceaux à deux faces ; les contre-sceaux sont très tardifs. La plus intéressante série est celle des sceaux municipaux.

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