Périgord
A partir d'Hélie W (1248), les Talleyrand, comtes de Périgord, ont un sceau équestre, le chevalier tenant l'épée ; à jiartir d'Archambaud III (I2o 1-1295) leurs
I. Biui.ioGHArinii. lio^nnuits De). Sigillographie du Périgord. Brive, 1891, iii-i". — 596 sceaux.
*{10 MAMEI. Di: SIGILLOGRAPHIi: FRANÇAISK
sceaux ont deux faces, lune équestre, 1 autre armoriale ; h partir d'Hélie VII (1295), ils deviennent purement arnioriaux. Les Hudel, sires de Bergerac, ont depuis Hélie (122i)des sceaux équestres à type "classique, avec revers : celui d'Hélie a au revers une aigrie du plus beau style. A dater de 12ol les sceaux des lîudel sont simplement arnioriaux. Les Gaillard, sires de Baynac (1238), ont éo^alement des sceaux arnioriaux.
Le sceau municipal de Périgueux représente en 12Ui une aigle, en 1223 un homme d'armes armé de toutes pièces, en 1240 saint Front, qui jusqu'à cette date n'avait paru qu'en contre-sceau. La ville de Sarlat (1223) a pour type une fleur de lys avec la curieuse légende que j'ai déjà signalée : Ce est H sein us as hor(jie.^ de Sarlat ip. 223).
On ne connaît aucun sceau épiscopal de Périgueux antérieur à celui de llayniond de Mareuil (lloO) sur lequel ce prélat est représenté à mi-corps, crosse, bénissant, coiffé de la mitre cornue. Ramnulphe de la Tour (vers 1226) e.st debout avec la mitre droite et a un contre- sceau. Depuis lors le type ne se modifie pas.
L'abbaye d Aubeterre avait pour type, vers 1226, une croix à double croise t te.
En résumé les sceaux de Périgord ne sont pas anciens, ou du moins les plus anciens ne sont pas venus jusqu'à nous. Ceux des comtes de Périgord et des principaux barons sont à double face ; on ne trouve pas de contresceaux avant le début du xiiT siècle.
SKaLLOGRAl'IllL: RÉUIONALE 341