‹ Manuel de sigillographie françaiseChapitre 184 sur 205 · Archivas iialioiiaKs, Z, 1341 cl · texte numérisé non relu

Archivas iialioiiaKs, Z, 1341 cl

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suivante la matrice de sceau du couvent des Récollets de Moissac qu'il a gravée vers 1623 : .4 7'o/o[se] J[ean] Guerguy fecit '.

Ces graveurs de sceaux du moyen âge ne se paraient pas du titre ambitieux d'artistes, ils se contentaient de ceux, plus modestes, d'orfèvres et de tailleurs ou entailleurs, mais ils ont travaillé pendant des siècles èi retrouver les procédés, en partie perdus, de l'antiquité et l'usage de certains instruments délicats dont on ne savait plus se servir.

Les plus anciens gravaient directement leur matrice en creux, d'après un dessin de leur invention ou fourni par un enlumineur. La pointe du compas qui a servi à prendre les mesures sur les blocs de bronze a souvent laissé des traces, soit une dépression centrale, soit des traits circulaires, insuffisamment cachés par le grènetis.

Je possède la matrice du sceau en navette d'Etienne Vincent, prieur de Veynes, sur laquelle on distingue très bien deux points creux placés en avant du grènetis intérieur qui encadre la légende ; c'est la marque laissée par la pointe du compas qui a tracé deux segments de cercle du même rayon se coupant, pour former un double arc en tiers-point soudé parla base.

Un travail fait dans ces conditions devait être nécessairement incertain et d'un relief médiocre.

Il n'est pas douteux même, que certains sceaux de cette époque aient été gravés à l'aide de poinçons. Sur

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