SCEAUX ANTÉRIEURS A
matrices orig-inales ont existé jusqu'à une époque récente, et qu'en conséquence on peut le mieux juger, ne sont que des pastiches des types monétaires contemporains des empereurs byzantins. Childéric P' est représenté de face, les cheveux long-s et noués, vêtu du paludament et tenant une lance verticale ; Sigebert II au contraire est (iguré en buste de profil. Dagobert (628-638), Thierry III (688-691), ClovisIII (691-693), Childebert III i 695-711) (pi. II, n" 3), Ghilpéric II (7Il-72(Jj, sont tous posés de face, autant qu'on en peut juger, leur longue chevelure tombant sur leurs épaules, et accompagnés parfois de croix gravées dans le champ. Childéric III (743-7o2) au contraire est représenté en buste, lauré, drapé et tourné à droite.
Les sceaux carolingiens sont plus nombreux que les mérovingiens, mieux conservés, d'une composition supérieure. Il faut observer tout d'abord qu'à la différence des princes mérovingiens, les Carolingiens ont fait pour leurs .sceaux un usage fréquent d'intailles, soit antiques, soit gravées à leur époque.
Les effigies des Carolingiens, visiblement imitées de celles (les empereurs romains, les représentent presque toujours de jirodl, laurés ou diadèmes, et vêtus du paludament. Charlemagne '77ii (pi. Il, n° 4), Louis le Débonnaire i8l(ij (pi. II, n" o), Pépin d'Aquitaine '829 et 83o). Lothaire (843), Charles le Chauve (843), Louis le Bègue (879), Carloman (882;, Charles le Gros (886 et 887), Louis d'Outremer (936-954) et Charles le Simple (951), usent de sceaux ovales à ce type. Le sceau de Charles le Gros (pi. III, n" 1 1, le représente même avec la lance et le bouclier, imitation évidente des types impériaux.
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Eudes (888-898), Zwentibold, roi de Lorraine (895- 897), Louis l'Aveugle (921 et 929), roi de Bourg^ogue, Rodolphe l"' (932) et Conrad le Pacifique (943), ses successeurs, ont des sceaux de la même forme et du même type, de dimensions diverses. Les matrices étaient toujours formées dintaillcs.
Les empereurs carolingiens ont aussi fait usage de bulles de plomb à double face, imitées des bulles byzantines, mais un certain nombre de celles qui sont venues jusqu'à nous, détachées de leur titre, inspirent une juste méfiance; plusieurs sont certainement fausses, soit qu'elles aient été inventées de toutes pièces, soit qu'elles soient des surmoulés modernes, comme certaines bulles d'arg-ent.
Sur ses bulles authentiques, Charlemagne est figuré en buste, diadème, vêtu du paludament et tourné à droite ; au revers est gravé son monogramme cruciforme. Charles le Chauve a un type un peu différent : son buste est de face et sa tête tournée de profil ; au revers est aussi son monogramme. Sur l'une de ses bulles, Louis le Bègue est figuré en buste, regardant à droite, lauré et drapé et au revers est une inscription en plusieurs lignes transversales. Une deuxième bulle, très ])arbare, représente le même prince de face couronné et tenant un sceptre ; le revers est pareil au précédent. Enfin Charles le Gros est en buste, tourné à droite, lauré, vêtu du paludament et linscription du revers est dans une couronne de laurier.
Peu à peu, à mesure que les traditions de l'antiquité romaine s'obscurcissent, l'usage de la bulle et du profil lauré devient moins fréquent, et le sceau de cire, rivé