‹ Manuel de sigillographie françaiseChapitre 49 sur 205 · Doi'ËT i)AH(-.y. (^oHeclioii de sceau x. n · texte numérisé non relu

Doi'ËT i)AH(-.y. (^oHeclioii de sceau x. n

2. Blancard. Iconogr;iphie des sceaux et huiles des liouches-du- Hhône, pi. V, n° 2, et pi. X.WII. n° 3. — Vai.ho.nnais. Histoire de Daiiphiné etc., t. I , pi. VI, n° xii.

3. Prinbt. Bulletin du Comité des travaux historiques. 1910. p. 63.

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rinceaux. Autour du sceau de Philippe de Rouvres, duc de Bourgog"ne (1361), régnent deux cercles concentriques l'un de rosaces, l'autre de têtes barbues alternant avec des mufles de léopards. Celui de Louis d'Orléans (1401) est couvert d'un grillage compliqué dont les claires-voies renferment des aiglettes et des têtes de lions •. Celui de (>harles le Téméraire (1468) (pi. IX) est semé de l)riquets, de lions combattant des monstres au milieu de feuillages et d écus armoriés. Au xvi'' siècle, cette ornementation du champ disparait.

Le type de chasse se caractérise par les traits suivants; le cavalier, vêtu d'une longue robe, sonne de l'olifant, tient sur son poing un oiseau de vol et est accompagné de chiens, de bêtes fauves ou d'oiseaux dans le champ. Généralement la tête est nue, elle est quelquefois coilfée d'un capuchon (Guillaume, neveu de Gautier, châtelain de Saint-Omer. llo7) -, ou d'un heaume (Isoard d'Aix- .\itaud, 1239j '. Presque toujours le vêtement est une longue robe (Hugues Tyrel, 1133; Guillaume, seigneur de Gien 1184) ^ ; cependant les Montfort et les Lusignan, qui font un usage fréquent du type de chasse, sont souvent vêtus de la tunique courte ou cotte hardie. Rare-

1. Petit. Histoire des ducs de Hourifotjne. Paris, 190."), l. IV, pi. IV. Il" I. — UnuiîT dArcq. Collection de sceaux, n" 941.

2. Hefoiam» i:t Diîsi;iiamps ihî Pas. Histoire siffiUiiirc de Suint-Oincr, pi. V, II" 20.

3. Ro.MA>. Sceaux des familles seif/neuriales de Danphiné. ii° 2n. 1. DdiËT i)'Ai\<;q. Collection desceaux, n''3795.

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ment les chasseurs brandissent des armes, c'est presque toujours l'olifant ou l'oiseau de vol qu'ils tiennent, cependant Renaud de Graçay (llo9) ' porte un épieu sur son épaule, et Guillaume de Lignières (1230) -en tient un en arrêt, tandis que son olifant voltig-e derrière lui. Le sceau de Simon de Montfort, comte d"Evreux( 12H) '. nous montre le type de chasse dans toute sa perfection (pi. Vil, n«2).

Les Lusignan. comtes de la Marche, ont particulièrement alfectionné ce type et en ont fait usag'e de 1195 à 1308. Tantôt ils sonnent dt' l'olifant, tantôt ils tiennent un faucon au poini^. tantôt le cheval g"alo[)e, tantôt il marche au pas; il existe aussi quelques variantes dans le costume. Mais toujours le cavalier a la main droite posée sur le dos d'un animal accroupi sui' la croupe du cheval. Cette curieuse particularité ne se rencontre pas ailleurs, et cet animal pourrait être un chien ou encore un de ces léopards apprivoisés pour la chasse dont les croisés avaient vu en Orient les princes arabes se servir ''.

Il faut noter que le type de chasse et le type de g-uerre se trouvent assez souvent associés sur le même sceau, l'un occupant la face, l'autre le revers. Bernard, seigneur d'Anduze, est représenté sur sa bulle du xiii'" siècle, d'un côté galopant, l'épée haute, l'écu au bras et de l'autre sonnant de l'olifant el perçant de son épieu un sanglier placé sous le ventre de son cheval '. La plu-

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