DouËT D"Aiii;y. Collection de sceaux, u" '2T
2. GoETLOGON (C" iti;) et Tisseram>. Les urnioiries de lu lhIIc de l'iiris, sceaux, emblèmes, devises, etc. Paris, 1873, in-i". 2 \ol. On y trouve la reproduction d'un jjrand nombre de sceaux nuuiicipaux de la France entière. — Demav. Sixjillofjraphie du moyen à<]e. Les ninives elles échevins {Musée Archéologique, 1877. p. -'20 . — Dorirr i)Am\i. Collection de sceaux, t. II. n"' ôilO à hubù.
magistrats municipaux d'Hesdin (1211), de Roye (1228) (pi. X, n" 2) i,de Poitiers (1303), de La Rochelle fl440), etc. D'autres tiennent à la main une simple baguette de commandement (Corbie, 1228; Boulogne. 1269; Laon, 1371 ; Ghaudardes. 1308, etc.).
Quelques autres, en petit nombre, ont cru pouvoir se permettre, tout en restant nu-tète et en costume civil, de paraître Tépée à la main (DouUens, xu^ s. ; Mantes, 1208; Pontoise, 1228, etc.). Le maire de Semur-en- Brionnais (xiv'' s.) tient une épée et un écu aux armes de Bourgogne ; autour de lui, six têtes sont censées représenter les conseillers de la commune '. Celui de Saint- Josse-3ur-Mer (1230j tire son épée du fourreau ; celui de Saint-Riquier (1291) brandit une masse darmes. Le maire de Saint-Quentin (1308) est représenté à cheval, tenant un bâton noueux et accompagné de deux gardes du corps à pied armés de massues. Ceux de Wailly (1260) et de Chauny (1303) sont suivis par une troupe armée de lances, de pertuisanes, d'épées, de faux emmanchées et qui représente la garde bourgeoise '■'.
Quelques maires se contentent de chevaucher paisiblement, la tète couverte d'un capuchon et un faucon au poing, celui d'Oléron, par exemple, fjui se détache sur un ciiamp semé d étoiles. Le sceau le plus remarquable dans ce genre est celui de Dijon ; le maire, un capuchon rejeté sur les épaules, tient un faucon au poing et chevauche au pas ; il est au centre d'une bordure de vingt arcatures dont chacune renferme la tête de face