‹ Manuel de sigillographie françaiseChapitre 65 sur 205 · Bibl. na . mss. lat. 5i23, p · texte numérisé non relu

Bibl. na . mss. lat. 5i23, p

nage est assis accompagné de deux autres debout ; au-dessus de sa tête on lit le mot PPSIT' (prepositus), et à côté des autres le mot ECVINI. Ce sceau représente donc le prévôt et les échevins de Salins ^. Ceux de Périgueux (1223), de Senlis (1228), de Vaucouleurs (1308), représentent un guerrier armé de toutes pièces qui ne peut être également qu'un administrateur royal, les échevins n'ayant pas droit d'usurper le costume chevaleresque. Il en est de même, h plus forte raison, lorsque le chevalier debout au centre du sceau, c'est-à-dire à la place d'honneur, est accompagné de personnages sans armes, nu-tête et en costume civil ; ces derniers sont certainement des magistrats municipaux.

A Compiègne (xiii" s.), le chevalier est accompagné de chaque côté de trois échevins ; à Soissons (1228), il est accompagné de chaque côté de sept échevins (pi. XIV, n" 1) -. Ce type intéressant a été imité à Douai, à Noyon et dans plusieurs autres villes du nord de la France.

A Pézenas le sceau de la commune représente un personnage couronné, tenant un sceptre, assis sur un trône et accompagné de trois petits personnages debout (1303). C'est vraisemblablement le roi de France, comte de Toulouse, et les consuls de la ville '^.

Les maires, consuls, échevins sont souvent figurés debout ou assis, tenant des baguettes ou des bâtons de commandement et en costume civil. Le maire d'Athies

1. Gautiiihu (Jules). Inventaire des sceaux des juridictions souveraines et domaniales du comté de Bourgogne {Mémoires de l'Académie de Besançon, 188i, p. 205).

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