Ibid., n
(1228) est assis et tient un bâton de commandement, de même que les trois consuls de Saint-Flour (1308), les quatre de Peyrusse (12i3), les cinq de Brétenoux (1309), les six échevins de Saint-Omer, qui sont placés sous un baldaquin architectural représentant, sans doute, la maison commune (1247), et les sept consuls de Figeac (1309) ».
Le maire de Bruyères en Laonnais (1228) est debout en courte tunique, tenant un rameau d'olivier ; celui de Laon, à la même date, tient une épée haute dans son fourreau; les deux consuls d'Issoire (1308), sont debout face à face, tenant des baguettes et encapuchonnés ; les trois échevins de Fismes (1308) sont armés d'une épée, d'une lance et d'une pertuisane ; les douze échevins de Doullens (fin du xii^ s.) marchent de profil sur trois rangs, les premiers portant des haches droites, les autres des haches sur l'épaule, et la légende est : Hii sunt scabini; enfin les cinq consuls d'Embrun (12o0), debout de face, sont vêtus, les trois du milieu d'une tunique courte en leur qualité de bourgeois, celui de gauche dune longue robe comme chanoine de Notre-Dame, et celui de droite du costume chevaleresque en sa qualité de noble 2.
Le maire, un bâton ou une baguette à la main, est quelquefois entouré de têtes qui sont censées représenter le conseil de la cité. Les deux échevins de Saint-Omer (1213), assis de face sur un banc, sont entourés de neuf
1. Hermajsd et Deschamps de Pas. Hixtoire sigillaire de Saint-Omer, pi. I, n" 2. — DouËT d'Arcq. Collection de sceaux, n"' 5468, 5742, 5815 et 5849.
2. DouËT d'Arcq. Collection de sceaux, n"' 5750, 5462 et 5482, 5767, b'il. — Archives municipales d'Embrun.
TYPE PEDESTRE
têtes qui semblent voltiger dans les airs ^ ; celui de Troyes est entouré de douze têtes (1232), et celui de Dijon (xiv^ s.) de vingt têtes -.
Quelques-uns de ces sceaux municipaux offrent d'autres particularités qu'il n'est pas sans intérêt de signaler. Celui de Chaumont en Vexin (1211) représente le maire nu-tête, debout à côté d'une petite église ; celui d'Asnières (1252) tenant une baguette et une fleur de lys, est debout entre deux ânes dressés sur leurs pieds de derrière; enfin le sceau de la ville de Beaune (1218) est orné d'une figure symbolique de la cité sous la forme d'une dame debout tenant une épée haute ^.
D'autres sceaux municipaux représentent des personnages à mi-corps en costume chevaleresque. Celui de Gappy (1228) figure un homme d'armes en buste, armé de toutes pièces, une hache d'armes sur l'épaule et placé sur un pont dont les extrémités sont fortifiées de tours ^. Celui de Pont-à-Mousson (xiv^ s.) est peu différent; le chevalier, le bassinet relevé, tient une lance et un écu aux armes de Bar^. Sur celui de Noyon (1259) le chevalier n'est pas sur un pont, mais sur une tour crénelée, et brandit une épée et une bannière ''\
Plusieurs de ces sceaux municipaux sont de grande dimension, avec face et revers, d'une composition remarquable et d'un travail achevé.
1. Herma.m> kt Deschami's de Pas. Histoire sigillaire de Sainl-Omer, pi. I, n" 1.