DouiJT d'Ahcq. Collection de sceaux, n
Alardi^. On le trouve aussi nommé sciitum ou escu ; Sub scuto patris mei est meum secretum, lisons-nous en 1233 sur le sceau de Marguerite, dame d'Avaugour; Soi Vescu mun père sût mi secre, sur celui d'Isabelle, dame de Fougères (1253)2.
Je ne veux pas faire ici un cours d'héraldique 3; il me suffira de faire remarquer que, dès le début du xiii® siècle, les règles de cette science sont parfaitement arrêtées, et sont, autant qu'on en peut juger, celles qui demeurent encore en vigueur. A la même époque, les pièces et meubles de l'écu, qu'ils soient des pièces géométriques, des animaux, des végétaux, etc., sont exactement les mêmes que maintenant, ainsi que les diverses brisures destinées à faire distinguer les membres d'une même famille. L'art héraldique s'est immobilisé dès sa création.
Le type héraldique ou armoriai a régné sans interruption dans les sceaux de la deuxième moitié du xii^ siècle à 1790, mais la forme des écus et Tornementation des accessoires, timbre, cimier et supports a varié à l'infini. Voici la marche de ce type :
D'abord quelques symboles héraldiques apparaissent accessoirement dans le champ des sceaux équestres. Enguerran de Candavène, comte de Saint-Pol (1141-1150), est représenté sur son sceau, galopant et brandissant son épée ; dans le champ, sont gravées des gerbes d'avoine