Mémoires de la Société Dunkerquoise, 1853-1854, p
(1365), un lévrier accroupi, mantelé aux armes, heaume, cime d'une aigle supportée par deux g-ritTons, et Amé de Baux (I3ejl), une biche couchée, mantelée et heaumée. La mairie de Calais (xv" siècle) a comme type un sanglier d'un beau style mantelé (pi. XIX, n° 2) et GeofTroi de la Roche (1352), un lion également mantelé soutenu par quatre pattes de lion ^ .
Les graveurs de sceaux n'ont pas manqué de reproduire aussi ces animaux monstrueux que les tailleurs d'image du moyen âge ont prodigué dans leurs sculptures, le dragon, le griffon, le basihc, etc. Jean Blanchet, secrétaire du roi (1375), a un griffon accroupi, les ailes dressées et armoriées ; un anonyme du xiv^ siècle a adopté comme type un oiseau à tête humaine encapuchonnée; Raoul Laret (1240), un loup à tête humaine bondissant, et Pierre de Saint-Gervais (xiv* siècle) un chien à tête de femme, coiffé d'un bonnet. Je dois signaler particulièrement un centaure galopant et tirant de l'arc que l'on voit sur le sceau de Raoul de Combray (1200), beau morceau visiblement imité de l'antique ^.
Il est impossible de tenter des multiples objets gravés sur les sceaux, outre les précédents, une énumération qui serait toujours incomplète. Celui que l'on trouve le plus souvent c'est la fleur de lys ou ordinaire ou florencée, sur les folioles de laquelle sont
1. Demay. Inventaire de la colleclion ClairambauK, n"' 403, 724 1329, 6i08 et 7783. — Inventaire des sceaux d'Artois, n''1036. — Romak. Inventaire des sceaux des Pièces oriçfinales, n" 1876 et 7801.
2. Demay. Inventaire des sceaux de Normandie, n" 192. — Mémoires des Antiquaires du Centre, 1889. — LiicuAunK d'Amsy. Recueil de sceaux normands, pL XVIII, n" 28.
parfois perchés deux oiseaux. Puis viennent les étoiles à cinq, six ou huit rayons ; Hue d'Auvilliers (1274) a une étoile à cinq rayons chargés d'autant de besants *. Il est à remarquer que la fleur de lys est un symbole plutôt féminin et l'étoile un symbole plutôt masculin. Autres symboles banaux : un croissant sous une étoile ou entouré d'étoiles ; un feuillage stylisé sur lequel perchent quelquefois deux oiseaux affrontés , l'ag-neau pascal; le massacre de cerf; la croix fleurdelisée, ancrée, feuillue, ou debout sur un ou plusieurs coupeaux, la coquille, la rencontre de taureau, etc.
Catherine de Virzy (1270) a pour type sigillaire un dextrochère ; Rog-er de Mortagne (1275), un bras tenant une bannière ; Agnès de Goucy (1269), un bras tenant un arbre sur lequel deux oiseaux sont perchés ; Simon de Coudray (1232), un bras tenant une fleur de lys où perchent aussi deux oiseaux; Mauricede Montaigu (1195), une main levée et appaumée ; Raoul de Hazebrouck (1226), une main tenant deux clefs; Guillaume du Fay (1250), une main tenant une cuiller et accostée du soleil et de la lune; enfin Mathilde de Milly (1255), un poing ganté portant un oiseau de vol ~.
On trouve encore l'olifant enguiché (Adam de Boulonville, 1257); la harpe (Bérenger d'Arpajon, 1303); le hanap (Marguerite d'Hermonville, 1273); l'ancre (Garin Grespel, 1251); un sceptre fleurdelisé (Agnès de l'Eau, 1270); une clef en pal (Guillaume du Fay, 1250); deux clefs entourées de rinceaux sur le sceau magnifique de