‹ Manuel de sigillographie françaiseChapitre 91 sur 205 · Bibl. nat. ms. lat. 17047, p · texte numérisé non relu

Bibl. nat. ms. lat. 17047, p

épiscopaux sont généralement beaucoup plus ornés au xii^ siècle qu'aux siècles suivants. On s'en rendra compte en comparant, par exemple, l'effig-ie de Pierre de Brîxej, évêque de Toul (1166 et 1171), avec celles de ses successeurs, dont les vêtements sont beaucoup plus simples que les siens'.

Les sceaux des abbés, abbesses, doyens de chapitres, prieurs, etc., sont beaucoup moins anciens que ceux des évêques ; on n'en trouve aucun avant le xn'' siècle, et même pendant toute la durée de ce siècle les sceaux des abbayes et de leurs abbés ne sont pas distincts. En 1 174 Guillaume, abbé de Saint-Denis, ordonne que désormais le sceau de l'abbé différera de celui de l'abbaye, de manière à ce que la communauté ne puisse être eng-agée par l'apposition du sceau de son abbé-.

Le type classique des abbés est un personnage debout, nu-tête, tenant une crosse et un livre ; quelques-uns sont représentés à mi-corps (Henri, abbé de Froidmont, 1207)3. Les abbesses sont de plus coiffées d'un voile. Les autres dignitaires ecclésiastiques tiennent presque toujours des deux mains un livre sur leur poitrine.

Michel, abbé de Saint-Florent de Saumur (1208), Thibaud, abbé de Sainte-Geneviève de Paris (1261), Jean, abbé de Saint-Aubert de Cambrai (1301) (pi. XXIIl, n° 1), sont debout, nu-tête, tenant la crosse et le

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