‹ Manuel de sigillographie françaiseChapitre 90 sur 205 · Bibl. nat. ms. lat. 20913, n · texte numérisé non relu

Bibl. nat. ms. lat. 20913, n

1G6 MANUEL DE SIGILLOGRAPHIE FRAM;;AISE

Le grand sceau d'Humbert, ancien dauphin, patriarche d'Alexandrie (13o4), est l'exemple le plus complet de ce type. Le prélat est assis au centre du sceau sur un fond réticulé ; il est accosté d'écussons et des symboles des évangélistes ; sept baldaquins historiés, soutenus par de légères colonnettes, abritent la Vierge, quatre saints et deux chérubins (pi. XXII). La richesse ornementale de ce sceau n'a pas été dépassée ' .

Ce type, où le prélat tient la première place.se perpétue jusqu'au milieu du xv'' siècle, mais il se fait de plus en plus rare et finit par être absolument remplacé parle type hagiologique. En lioo Jean Bernard, archevêque de Tours, est encore représenté assis, mitre, bénissant et tenant une croix sous un baldaquin accosté de deux pinacles dans lesquels les bustes de saint Pierre et de saint Paul timbrent deux écus armoriés: c'est l'un des derniers exemples d'un évèque ainsi ligure -.

Sur la plupart des effigies épiscopales les vêtements liturgiques, chasuble, étole, manipule, amict et aube, se distinguent ; je ne parle pas de la ceinture qui, naturellement, est cachée. Les fanons de la mitre sont très souvent visibles, ainsi que le sudarinm. mouchoir suspendu à la crosse, et le pallium, orné de croisettes et retombant sur la poitrine. Très souvent le prélat est ganté ; on distingue même parfois l'anneau pastoral et la broderie des sandales. Des orfrois ou des broderies courent le long du collet de la chasuble, aux bords des manches et au bas des vêtements, et une agrafe ou fermail s'étale sur la poitrine. Il est à remarquer que les vêtements

Page 1