CHAPITRE QUATRIÈME
Comparaison dea dtATépents modeade traitement
en futaie.
On peut dire que le jardinage est le mode d'exploitation en futaie qui se rapproche le plus de l'action diaturelle. Il permet d'assurer le maintien constant des peuplements à l'état complet, et, d'une manière absolue, la régénération; il
STLV.
ÉLÉMENTS DE SVLVtCl'LTCnE.
ure également, mieux que totit autre, le mége des esaenceB. Il est souvent réclamé par I circonetanceB locales. Mais il donne des prots moindres en quantité, puisqu'on n'y fait : d'éclaircies, et leur qualité est couvent inféiire. Quand il est exagéré, il peut condnire à ruine des forêts. C'est qu'en effet la production at pas bien déterminée dans ce mode, et il n'y ucun ordre dans les exploitations.
Le tire et aire avait pour objet principal -dre absolu dans les exploitations. Appliqué E futaies, la longueur des révolutions raainlait l'existence de la forêt, mais il ne réussist que pour certaines essences et sous les climats IX ou tempérés. Les produite étaient encore érieurs en quantité et en qualité. La régénéion s'obtenait en essences quelconques et quelsfois incomplètement.
Le mode des éclaîrcies convient à toutes les ences et dirige l'action des forces naturelles is le sens des besoins de l'homme. Il permet btenir les produits les plus utiles, dans la plus inde proportion possible ; il permet aussi d'en poser, en temps opportun , dans une juste mee et dès qu'ils sont réalisables. Il a. pour objets entiels : la régénération naturelle, prompte et ;ulière, la proportion la plus convenable entre
LES TROIS UODES DE TRAITEUEKT EN TUTAIE. 13]
les essences et l'amélioration constante de la production . Avec ce mode on peut établir tout l'ordre possible et désirable.
II constitue donc du progrès considérable, mais il est délicat à manier et exige de l'art et des soins constants. Mal appliqué, il peut compromettre au plus liaut degré la régénération et la productioR. Par exemple, dans un jnélange sapin et hêtre, lorsqu'un jardinage modéré aurait assuré la régénération et le maintien du mélange, une coupe trop claire pour l'ensemencement, des nettoiements négligés, des éclaircies exagérées, compromettent l'existence du sapin, quelquefois même celle du peuplement, ou du moins en altèrent l'utilité et la somme de production. C'est ainsi encore que des coupes de régénération mal conduites peuvent forcer à des repeuplements artificiels sur de grandes étendues, avec des pertes de temps et d'argent considérables. Des éclaircies exagérées oo faites dans des idées systématiques peuvent entraver le développement régulier, sous prétexte de le favoriser, ou conduire à modifier & tort la proportion des essences, à faire disparaître une essence spontanée et à amener le chêne pur. Enfin, d'une manière générale, la régénération naturelle n'est facile à obtenir que dans les massifs arrivés à l'âge de maturité; et c'est toujours an grand danger de la chercher prématurément.
ÉLÉMENTS DE SYLVICULTURE.
Ces dangers ne sont pas inhérents à ce mode, car il n'est pas défectueux; mais ils proviennent de fautes commises dans son application. C'est qu'en effet le mode des éclaircies facilite trop l'action de l'homme; et si celui-ci n'a pas de saines connaissances culturales, s'il manque d'activité et surtout de prudence, il peut commettre des fautes qu'un siècle suffira à peine à réparer.
Le vrai forestier évitera les opérations radicales, à moins qu'elles ne soient clairement indiquées. C'est ainsi qu'il enlèvera la végétation basse pour faire la régénération, mais il la respectera partout ailleurs; c'est ainsi encore qu'il évitera ce qu'on a appelé des expurgades, c'est-àdire l'extraction radicale des bouleaux ou autres essences spontanées et utiles, & propos d'un nettoiement ou d'une éclaircie; dans une éclaircie, il conservera les tiges dominées qui peuvent encore se maintenir; enfin, dans une coupe d'en« semencement, si des faits précis n'indiquent pas clairement qu'elle doit être espacée, il la fera sombre. Jamais il n'agira au hasard. S'il doute du résultat à obtenir, il s'abstiendra et laissera faire la nature. Il se rappellera que, s'il peut quelquefois diriger l'action naturelle, il ne doit jamais lui substituer des systèmes de parti pris.