RÈGLES D ASSIETTE
dont, les tiges plus hautes et moins solides ne sauraient se maintenir sans abri. Ce motif suffirait pour indiquer la direction à imprimer aux coupes de régénération. Mais il est également constant que Tensemencement se produira plus vite si les semences des portions supérieures s'ajoutent à celles des coupes inférieures.
Malgré ces avantages, on est souvent obligé de déroger à la quatrième - règle d'assiette ,- parce qu'elle peut être en opposition avec la deuxième. Il est évident qu'il ne servirait à rien d'avoir régénéré le bas des pentes si les semis devaient être détruits par la vidange des coupes situées au- ' dessus. -:- Il est non moins certain que si les bois exploitables occupent le haut des versants et les bois en croissance, le bas, on ne peut songer à exploiter ceux-ci les premiers.
La première chose à faire, et la plus importante en montagne, est donc d'étudier et de tracer un bon système de voies de vidange qui, àl'aide de lacets, découpent les versants en bandes parallèles et sur lesquelles les coupes pourront aboutir par un de leurs côtés. Si la pente devenait trop forte pour des chemins de voitures, on étudierait des chemins à traîneaux. 8i enfin ceux-ci eux-mêmes sont impossibles à cause d'obstacles matériels ou de pentes excessives, peut-être pourra-t-on employer des lançoirs.
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• Quoi qu'il en soit, quand on pourra appliquer la quatrième règle sans contrevenir formellement à la deuxième, il j aura tout avantage et on devra le faire. S'il n'est pas possible de les concilier, c'est la deuxième qui doit prévaloir comme étant la plus importante. Pour éviter les dangers que la quatrième règle devait prévenir, tout en allant de haut en bas, on laissera intactes les portions supérieures qui forment abri, et on les jardinera. Il n'est pas possible d'indiquer exactement l'importance de l'abri à conserver. La portion jardinée doit varier de largeur avec l'altitude et la configuration des montagnes. Quand il s'agit de montagnes plus élevées que la limite de la végétation forestière, ce sera une bande à[au moins deux cents mètres au-dessous de cette limite. Si les sommets sont eux-mêmes boisés, ce sera souvent tout le plateau, en y comprenant la partie supérieure des versants sur cent à cent cinquante mètres de largeur.
Ce n'est pas toujours sur les points les plus élevés que les vents ont le plus de violence. Ils sont également redoutables ' dans les étranglements formés par deux montagnes voisines, sur les cols. Là aussi il importe de conserver le peuplement toujours plein, et de faire du jardinage. C'est pour ne l'avoir pas fait, et pour avoir contrevenu à la
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troisième ou à la quatrième règle d'assiette qu'an a à déplorer des déboisements qui se sont étendus de proche en proche sur des surfaces considérables. Il est maintenant fort difficile de repeupler artificiellement ces vides ; dans tous les cas, c'est fort coûteux et on est souvent obligé de le faire avec des essences transitoires.
5° Il est certain qu'en dirigeant la coupe en longueur, perpendiculairement à la direction des vents dangereux, ces derniers en auront vite dépassé la largeur, l^i néanmoins il 7 a des dégâts sur un point, les arbres ne sont pas exposés à tomber les uns par les autres, comme lorsque le vent s'engouffre dans le sens de la longueur.