ÉTUDE DES TISSUS
objel, et après avoir recouvert d’une lamelle, on observera directement. Il faudra avoir soin de ne pas mettre de liquide en excès, parce qu’alors ces éléments seraient vus sur une trop grande épaisseur et se masqueraient mutuellement. On pourra également, s’ils sont trop nombreux, diluer le liquide avec du sérum iodé, ou, mieux, avec un liquide organique frais, tel par exemple que celui qu’on obtient après une ponction abdominale. Si l’on se propose d’étudier les propriétés d’une cellule flottant dans - un liquide, un globule blanc de batracien, je suppose, on aura soin de border la lamelle avec de la paraffine, de façon à empêcher l’évaporation.
B. Si nous avons affaire à des filaments, de petits tendons ou de petits muscles, certaines précautions seront indispensables pour leur examen. Il faudra les empêcher de se contracter. Pour cela, on les fixera par chacune de leurs extrémités sur la lame de verre, au moyen de paraffine ou de cire à cacheter, ce qui permettra ensuite de faire agir sur eux tel réactif que l’on désirera.
G. Dans le cas où l’on aurait à examiner la structure d’une membrane, on aura soin de Détendre, ainsi que nous l’avons déjà dit. Le procédé le plus simple consiste à la placer sur une lame de verre et à dessécher légèrement un des bords avec les doigts, de façon à le faire adhérer à la plaque. On tire ensuite dans le sens opposé, et on produit de même une adhérence. C’est ce que M. Ranvier appelle le procédé de la demi-dessiccation.
D. Tant que l’histologiste n’a pas affaire à des tissus plus compliqués, les manipulations, on le voit, ne
sont pas très difficiles; mais, s’il doit reconnaître la texture d’un tissu complexe, il devra recourir à d’autres méthodes.
Supposons, par exemple, qu’on veuille étudier une glande sudoripare. 11 est bien évident que pour prendre connaissance de sa structure, il faudra la débarrasser de la gangue environnante dans laquelle elle se trouve emprisonnée. Il sera nécessaire de recourir au procédé de dissociation par les aiguilles : Après avoir coupé une tranche, aussi mince que possible, de la peau, on s’assurera, avecun faible grossissement, qu’elle contient l’objet cherché; puis, la transportant sous le microscope muni d’un grossissement un peu plus fort (n° 1 de Nachel), on cherchera, avec des aiguilles qu’on appliquera à chaque extrémité, à débarrasser la glande du tissu conjonctif qui la maintient fixée. Cette petite opération semble fort difficile au début, parce que le microscope renverse les objets et qu’il faut manœuvrer dans le sens opposé à celui qu’on se propose, mais il suffit de quelques heures de tâtonnement pour acquérir la sûreté de main nécessaire, et, au moyen de tiraillements légers dans un sens ou dans l’autre, on ne tarde pas àisoler le petit corps, qu’on peut ensuite soumettre à tel ou tel réactif.
Quand l’objet cherché est suffisamment volumineux, on peut se dispenser de la dissection sous le microscope, et opérer de la façon suivante : Après avoir déposé la pièce â étudier sur une lame de verre, on dispose cette dernière sur un verre de montre qui permet à la lumière de passer au-dessous d’elle et rend beaucoup plus net le jeu des aiguilles. On peut également projeter sur elle, avec une loupe, un jet de lumière. Puis, usant des aiguilles, comme nous l’avons dit plus haut, on arrive, par de petits tâtonnements, à isoler le point désiré. On