VIII PRÉFACE
comporte aujourd’hui l’exercice de la profession médicale.
Pour arriver à ce résultat, nous avons adopté une méthode qui consiste à simplifier les choses au lieu de les compliquer, comme cela se produit journellement. Plus tard, celui qui a travaillé sous nos yeux sera toujours en mesure d’étendre aussi loin qu’il le voudra son champ d’investigation. Les éléments premiers, les plus importants, lui auront été rendus familiers.
L’expérience est faite. Nous avons trouvé le bon filon.
Nous le reprenons aujourd’hui, pour le suivre de nouveau, avec la conviction qu’il est loin d’être encore épuisé.
Ce livre n’a donc d’autre prétention eL d’autre but que d’éviter aux travailleurs les tâtonnements qui accompagnent forcément toute étude à son début, et de leur offrir, réunies en quelques pages, les notions éparses dans un grand nombre d’ouvrages, dont plusieurs ne peuvent être que difficilement consultés.
Contrairement aux idées généralement admises, la science micrographique n’est pas entourée de grandes difficultés, et loin d’être l’apanage d’un petit nombre d’élus, est, au contraire, accessible à tous.
Jusqu’à ces derniers temps, le nombre des travaux histologiques publiés en France était fort restreint. 11 tend à s’augmenter tous les jours ; il faut en chercher la cause dans la vulgarisation des procédés de technique et leur simplification.
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Nous avons, pour notre part, cherché à atténuer dans notre Manuel les obstacles de la route, d’une part, en ne donnant que les faits indispensables; d’autre part, en supposant que le lecteur ne possède aucune notion microscopique et par cela même en le guidant graduellement par la main, pour ainsi dire, depuis le fait le plus simple jusqu’aux manipulations les plus délicates.
Le médecin qui se livre aux études micrographiques doit pouvoir, à un moment donné, analyser une tumeur, un liquide organique ou une pièce pathologique quelconque. Il est donc de toute nécessité, pour lui, de connaître parfaitement l’histologie normale.
La deuxième partie de ce Manuel est entièrement consacrée à donner les procédés de technique les plus convenables et les plus simples pour atteindre ce but. Il est clair que, pour reconnaître les altérations morbides d’un tissu, il faut posséder de la façon la plus exacte sa structure à l’élat sain.
Le but de ce Manuel est ainsi bien nettement tracé : donner le plus succinctement possible et en laissant de côté les détails inutiles, le moyen à l’étudiant qui commence de trouver sa route dans les études microscopiques, jusqu’au moment où, suffisamment fort, il pourra voler, alors, de ses propres ailes et recourir à des traités plus complets pour perfectionner ses recherches.
Nous avons puisé largement dans quelques excel-
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lents ouvrages, et nous avons eu soin, toutes les fois que nous avons fait un emprunt de quelque importance, d’en laisser tout le mérite à l’auteur dont nous mentionnons le nom. C’est ainsi que nous ne saurions trop conseiller à ceux qui voudraient agrandir le cercle de leurs études, dans le sens qui nous occupe, de recourir au traité magistral de M. le professeur Ranvier, où ils trouveront tant de renseignements qu’on chercherait vainement ailleurs. Si nous avons fait son ouvrage, véritable monument élevé à. la science histologique, en France, desi larges emprunts, il voudra bien nous le pardonner, car en ne mentionnant pas ses découvertes et beaucoup de ses procédés, notre travail eût élé incomplet.
Grâce à l’obligeance de l’un de nos éditeurs, propriétaire des clichés de l’excellent Traité d’histologie de M. Cadiat, nous avons pu ajouter à cette édition un grand nombre de figures, qui permettront aux débutants de mieux comprendre nos descriptions, et surtout de se rendre plus facilement compte des détails qu’ils auront à vérifier.
Nous engageons les travailleurs qui voudraient approfondir les fins détails de l’histologie et surtout de l’embryogénie, à lire ce remarquable ouvrage.
Espéronsqu’à défaut d’autre mérite, notre Manuel aura au moins celui de propager le goût des recherches microscopiques et d’encourager une science où, pour notre part, nous avons trouvé de bien sincères et bien fréquentes satisfactions.
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Si les jeunes étudiants veulent nous suivre sur ce terrain, ils reconnaîtront plus tard qu’en les dirigeant dans la voie des études micrographiques, c’est-à-dire dans un des sentiers les moins fréquentés jusqu’à ce jour de la science expérimentale, la seule réelle et qui plus tard, incontestablement, permettra de résou dre les phénomènes et les origines biologiques, et d’en faire la preuve palpable, nous aurons contribué, dans la mesure de nos forces, à propager cet esprit de positivisme libéral et indépendant qui fait et fera toujours l'honneur de la Faculté de Paris.
Que notre modeste travail puisse aider à développer de telles idées dans la jeune génération, cesera la seule récompense que nous ambitionnions pour notre œuvre de vulgarisation.
Dr P. Latteux.
TECHNIÛDE MICROSCOPIQUE