CHAPITRE II
DES TISSUS ELEMENTAIRES.
1“ Tissu conjonctif.
C’est le tissu que l’on rencontre le plus abondamment distribué dans l’organisme. Il n’esL pas une région du corps où l’on ne puisse le trouver, bien que ses formes et son apparence varient à l’infini. C’est lui, en quelque sorte, qui forme la trame ou la gangue au milieu de laquelle sont plongés les divers organes.
Son étude est donc de la plus haute importance, beaucoup de productions pathologiques ayant leur point de départ dans ce tissu.
Envisagés d’une façon générale, les éléments qui le constituent sont :
1° Des fibrilles spéciales, dites fibrilles de tissu conjonctif (fig. 36);
2° Des fibres élastiques;
3° Des cellules particulières caractéristiques ; ce sont les éléments décrits par Robin sous le nom de « fibroplastiques » (fig. 36, ab) ou cellules conjonctives des autres auteurs;
4° Des vésicules adipeuses et des vaisseaux;
5° Des élémenLs lymphatiques, noyaux de fibre lamineuse de Robin (fig. 36, c);
6° Des vésicules adipeuses et des vaisseaux.
Enfin il est traversé par un grand nombre de filets
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nerveux qui ne s’y arrêtent pas et vont se rendre aux divers organes auxquels ils sont destinés.
Fig. 36. — Noyaux de fibre lamineuse et corps fibro-plastiques du tissu conjonctif sous-cutané de la grenouille (prépar. de M Desfosses). — a, 6, cellules conjonctives; c, globules blancs (Cadiat).
Voyons quels sont les procédés à employer pour vérifier ces divers points :
Autrefois quand on voulait examiner le tissu conjontif, on se contentait d’en saisir un fragment avec une pince ; on le déposait sur une lame dans une goutte d’eau et l’on recouvrait d’une lamelle, en ayant soin de comprimer légèrement.
Ce procédé brutal ne permettait de voir qu’un inextricable lacis de fibres entrecroisées en tous sens et par cela même indéchiffrables.
Cependant il suffit encore lorsqu’on veut simplement se rendre compte dans une préparation de la présence ou de l’absence de ce tissu.