V. — COCA
On emploie les feuilles de Verythroxylon coca, famille des Érylhroxylées. Cet arbrisseau est cultivé dans la Bolivie, le Pérou, le Brésil.
Le coca renferme un alcaloïde, la cocaïne^ C^^H--'^AzO^, qui cristaUise en prismes incolores, peu solubles dans l'eau, solubles dans l'alcool, très solublîs dans l'éther. La quantité de cocaïne contenue dans les feuilles est d'environ 0,2 p. 100.
FronmûUer a observé sur lui des vertiges, du dé-
lire, une grande prostration, des vomissements, Taccélération de la respiration et de la circulation.
PHYSIOLOGIE
Le coca a été introduit dans la thérapeutique à la suite des récits merveilleux des voyageurs dans l'Amérique du Sud. Ils rapportent que, grâce au coca, les Indiens supportent, sans nourriture, les plus grandes fatigues et exécutent les travaux les plus pénibles. Ces assertions avaient besoin d'être contrôlées par la méthode expérimentale. C'est ce qu'ont fait Gazeau et Montegazza.
Action sur le tube digestif. — Dans la bouche on perçoit une sensation d'astringence, accompagnée d'abord d'hypersécrétion salivaire, puis de sécheresse de la muqueuse. Survient enfin Tanesthésie de la langue et des parois buccales.
L'action sur ïestomac n'est connue que par le fait suivant. Gazeau s'étanl soumis à la diète ressentit les effets habituels de l'alimentation insuffisante : douleur épigastrique, malaise général; mais pendant la dièteaveccocacesphénomènes ne se produisirent pas.
On en conclut que le coca produit sur l'estomac le même effet anesthésique que sur la bouche.
Action sur la nutrition. — Les expériences de Gazeau montrent encore que le coca augmente l'urée, élève la température, accélère la circulation et la respiration. Montegazza a constaté le même fait sur la respiration et la circulation.
Par suite de la suractivité de la nutrition, le corps perd de son poids.
Action sur le système nerveux. — Gazeau et