II. CAFÉ
On appelle ainsi la graine de deux arbrisseaux du genre Cafler, famille des Rubiacées, le coffea arabica et le coffea mauritania. Ce dernier n'est pas employé vu son amertume et son action vomitive.
Le café renferme environ 1 p. 100 de caféine. Les autres substances constituantes sont : légumine, sucre, gomme, huile grasse, huile volatile, tannin, acide caféique, sels divers.
Le café peut s'employer vert ou torréfié.
Café vert. — Tout ce que l'on sait sur cette substance est dû à Rabuteau qui, sous l'influence d'infusions de café vert, a vu s'abaisser la quantité d'urée. L'infusion de café vert est désagréable.
Café torréfié. — La torréfaction du café lui fait perdre un peu de caféine, qui se volatihse et fait développer une essence aromatique à laquelle le cale torréfié doit son arôme : le caféone. Elle résulte de la décomposition du caféate de potasse et de caféine^
L'ébullitioii prolongée débarrasse de sa caféone l'infusion de café torréfié (Rabuteau).
Aubert et Hasse ont reconnu qu'une infusion de café torréfié, contenant une quantité de caféine déterminée, était plus toxique chez l'homme que la même quantité de caféine prise seule.
Chez les animaux l'infusion de café torréfié produit des convulsions, mais qui ne ressemblent en rien aux convulsions tétaniques de la caféine. Cette différence d'action est due très vraisemblablement à la caféone (Aubert et Hasse),
L'infusion ordinaire de 15 gr, de café produit de l'excitation cérébrale, rend plus faciles les opérations de l'intelligence, combat le sommeil, accélère la circulation, favorise la digestion.
Les expériences de Bocker, Voit, Eustratiadès, montrent que la quantité d'urée diminue.
Pour Rabuteau l'action anlisoporifique du café est due à la caféone et non à la caféine.
Les effets les plus sérieux du café sont dus à l'excitation cérébrale qu'il provoque; on l'utilise dans les maladies adynamiques, comateuses et notamment dans l'empoisonnement par Vopia?n, par Valcool, etc.
Il est utile dans les diarrhées, probablement par son tannin; dans les céphalalgies. Dans la phtisie il relève les forces, favorise la digestion, modère la nutrition. On lui doit la réduction de quelques hernies étranglées.
L'usage habituel du café est contre-indiqué chez les enfants, chez les personnes excitables ou chez qui il existe une disposition aux néwoses, hystérie, épilepsie.
TUlî. 2.") 9
Préparations. — Doses.
On devra donner d'assez fortes doses aux malades habitués à l'usage du café.
L'infusion ordinaire est de 15 gr.
On en donnera plusieurs dans la journée jusqu'à effet obtenu.