I. MERCURE
PHYSIOLOGIE
Action locale. — Le mercure est irritant et produit sur la peau de l'érj^thème, de l'eczéma ou de l'impétigo. Ces accidents s'observent fréquemment à la suite de frictions à la pommade mercurielle.
Absorption. — Étant volatil, le mercure s'absorbe très bien par la peau, et, dans les cas pressés, les frictions mercurielles sont le moyen le plus rapide et le plus sûr d'obtenir les effets demandés.
Dans Vestomac, l'absorption est facile. Une partie du mercure peut se transformer en bichlorure, le reste s'absorbe en nature, à la manière des gouttelettes de graisse.
Ce qui n'est pas absorbé passe dans les matières fécales à l'état de sulfure de mercure.
Action sur le tube digestif. — Le mercure est bien toléré, et l'on peut en prendre pendant très longtemps à faible dose. Quelquefois il produit de la diarrhée; on l'unit dans ce cas à l'opium.
Robin, Schlesinger, Hayem, Martineau ont constaté que chez les syphilitiques, les anémiques et chez les animaux le mercure augmente le nombre des hématies.
Action sur le sang. — Arrivé dans -le sang, le mercure se transforme, d'après Voit, en bichlorure, en présence du chlorure de sodium ; le bichlorure se combine avec l'albumine et forme un albuminate de mercure soluble grâce à un excès de chlorure de sodium.