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ment détaché, puis réimplanté par une sorte de greffe, présente vers ses surfaces de section des modifications comparables à celles qui accompagnent la cicatrisation dans toute autre opération de diérèse.

D'autres maladies sont préparées, puis provoquées par un trouble préalable de la nutrition générale qui n'est pas encore la maladie, qui n'est déjà plus la santé, mais qui peut être masqué par les apparences de la santé. Ce trouble nutritif tantôt héréditaire ou inné, tantôt acquis, est une disposition à la maladie ; et suivant que sa durée est plus ou moins grande, il constitue la diathèse ou l'opportunité morbide. Les maladies qui résulteront de cette influence pourront être produites par l'excès du désordre apporté à la nutrition ou par l'intervention accidentelle de quelque cause accessoire. L'obésité, le diabète, la gravelle, pour me borner à quelques exemples, sont des maladies engendrées par un semblable procédé pathogénique. Elles sont les résultantes variées d'une même diathèse ; elles représentent les termes divers auxquels peut aboutir un même trouble nutritif, caractérisé par l'insuffisante élaboration de la matière. L'une ou l'autre de ces maladies apparaîtra au cours de la diathèse suivant que tel ou tel principe immédiat se sous-

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traira plus particulièrement aux métamorphoses qui le font disparaître normalement par synthèse ou par dédoublement ou par combustion, la graisse pour l'obésité, le sucre pour le diabète, la matière protéique pour la gravelle.

Dans un troisième groupe pathogénique se rangent toutes ces maladies qui sont produites par l'infection. Il a fallu bien des luttes pour introduire cette notion dans la science. Elle s'y est définitivement établie. Par une induction légitime, on admet que ce qui est démontré positivement pour quelques maladies infectieuses est vrai pour les autres maladies infectieuses, qu'elles soient ou non contagieuses. Des organismes étrangers peuvent faire invasion dans l'économie humaine et la maladie peut résulter de la lutte entre les cellules animales et les agents infectieux.

D'autres fois, la cause morbifique extérieure ou interne ne produit la maladie que d'une façon indirecte, par la médiation du système nerveux. C'est ce que j'appelle les maladies par réaction nerveuse. Ce sujet, en raison de son importance, mérite peut-être quelques développements.

Les réactions nerveuses qui engendrent des maladies sont centrales ou périphériques. Beaucoup de modifications psychiques : la tristesse, la frayeur, l'angoisse, l'ambition, les soucis, la

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