IV. — PEPTONES
Les peptones, ou albumiiioses, sont des matières albuminoïdes digérées et prêtes à êlre absorbées.
Elles diffèrent des matières albuminoïdes non digérées par les trois caractères suivants : elles ne précipitent pas par les acides et la chaleur, elles sont facilement dialysables, injectées dans les veines elles ne
s'éliminent pas par les urines. Ce dernier caractère montre bien que les pepLoneS sont directement assimilables.
Lors donc qu'on se trouve en présence d'an malade dont la digestion ne se fait pas et dont la nutrition soutfre, il paraît tout indiqué de le nourrir avec des aliments déjà digérés. En fait, l'emploi des pepptones rend de réels services.
Les peptones pharmaceutiques sont obtenues par l'action des ferments digestifs sur les substances albuminoïdes. Il y en a diverses sortes : les peptones de Defresne, obtenues par la pancréatine ; celles de Perret, par la papaïne; celles de Catillon avec la pepsine. Il résulte des recherches de Catillon que les solutions saturées de peptones correspondent à trois fois leur poids de viande. Une cuillerée à bouche, soit 20 gr. de la solution saturée de peptones équivaut donc à 60 gr. de viande.
D'après Catillon la solution saturée doit avoir une densité de 1,15 et contenir la moitié de son poids de peptones solides.
Il arrive quelquefois que les peptones sont mal supportées et qu'elles déterminent des vomissements, de la diarrhée. On peut alors les donner en lavement. La meilleure manière d'administrer les peptones est de les verser dans du bouillon ou du potage.
Les doses sont subordonnées à l'équivalence alimentaire de la solution.
11 est juste de rapprocher des peptones les poudres de ma?î6/e,quisous un petit volume sont très alimentaires.