II. — ANTISUDORIFIQUES
Atropime. — Nous ne connaissons actuellement qu'un seul antisudorifique vraiment actif, c'est Vatropine, qui paralyse les terminaisons périphériques des nerfs sudoraux. Depuis que le professeur Vulpian l'a préconisée pour combattre les sueurs des phtisiques, un grand nombre de médecins en ont fait usage et tous ont reconnu la supériorité de cet agent. Il n'y a pas à insister davantage sur un fait aujourd'hui si connu.
Doses. — Granules de 1/2 milligramme, 1-3 granules. Contre Vhyperhydrose locale, les injections hypodermiques seraient sans doute préférables.
Un certain nombre de médicaments ont été employés de tout temps comme antisudorifiques, tous sont infidèles. Tels sont : les astringents divers : acétate de plomb, tannin, cachou, ratanhia, Vagaric hlanc (Boletus laricis), le phosphate de chaux, la caféine. Le sulfate de quinine se serait montré assez constant dans son effet, mais son mode d'action n'est pas connu.
Agaricike. — L'agaricine, principe actif de Vagaric
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blanc, réussit bien comme anlisadorifique. 11 faut la donner six heures avant le moment présumé de l'apparilion des sueurs.
Doses. — Débuter par 5 milligrammes et augmenter progressivement.
QUATRIÈME ORDRE
Nous abordons l'éLude de médicaments dont la physiologie est peu connue. L'observation clinique bien plus que la physiologie a marqué leur place en thérapeutique. C'est en effet leur utilité dans les affections catarrhales des voies respiratoires et génitourinaires qui les fait surtout considérer comme modiiicateurs de ces muqueuses. A celte donnée clinique il faut ajouter ce fait physiologique : que ces médicaments s'éliminent par les voies respiratoires et génitourinaires. Ce sont donc des agents topiques qui modifient par contact leurs surfaces d'élimination. Cette modification se traduit tantôt par une augmentation, tantôt par une diminution des sécrétions muqueuses, tantôt par la fluidification du mucus.
Les alcalins, les antimoniaux, Yipéca, déjà étudiés, sont souvent employés dans un but de modification des sécrétions bronchiques; nous n'y reviendrons pas.
Nous passerons en revue les balsamiques, la gommeammoniaque, les térébenthines et les sulfureux.